lundi 11 juin 2018

Chiara Jacazzi, Prix de poésie "Ninni Roselli" Liceo classico Cairoli Varese








Mélancolie

Une feuille,
Un bruit,
Un sourire.
Derrière moi le désert,
Devant rien que l’océan.
Je suis seul,
Et pourtant t’es là avec moi.
Je suis muet,
Et pourtant j’entends crier.







L’île des sourires perdus

Nuages nuages
Seulement des nuages
Dans le ciel pointillé
Au dessus de la plage

Silencieux silencieux
Si silencieux
Le chat qui observe attentif
Le train-train des oiseaux

Fuyantes fuyantes
Bien trop fuyantes
Les vagues pressées
D’une brise fraîche et puissante

Ennui ennui
Mortelle ennui
Qui me confine dans un monde
De solitude et rêverie

Laisse-moi laisse-moi
Laisse-moi partir
Vers des pays lointains
Où je pourrai ainsi sourire





Scarpetta rossa

Sciabordio di sottofondo
Un fiore appena nato
L’alba di una notte
Il tramonto di un neonato

Lungo la battigia
Galleggia una scarpetta
Ondeggia, piano piano,
La piccola soletta

Si dondola annoiata
Al soffio della brezza
La riva si avvicina
La sabbia l’accarezza

Rossa come il fuoco
Consunta dal travaglio
Conchiglia incustodita
Finita lì per sbaglio

Relitto della onde
Fragile come una piuma
Scompare dalla vista
Riemerge dalla schiuma





vendredi 8 juin 2018

Madame Cinzia Di Tondo ... part, elles aussi, à la retraite




Madame Di Tondo excelle dans l'art d'offrir le grec et le latin comme une hostie pour une communion de paix où les lèvres des élèves  puisent la présence réelle et le pouvoir enchanteur de ces langues anciennes



Ce départ résonne en moi avec une foule d'images de stages à Angers, à Montpellier ou encore à Capri, attablés face aux faraglioni


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lors de la sortie de quelques jours pour la visite de la Costa Amalfitana avec les élèves de IVe  et Ve  ginnasio...






Ou encore à l'écoute des chansonniers français qu'elle faisait semblant de ne pas aimer   … 

je me souviens des chansons  de Juliette Gréco qui la touchaient toujours







Ces mots chargés de romance
Comme un matin qui sourit
C'est un amour qui commence
Dans le printemps de Paris

Paris, qui n'est à personne,
Est à toi si tu le veux
Mon ami, je te le donne
Ce cadeau, c'est pour nous deux

Ces mots chargés de romance
Comme un matin qui sourit
 C'est un amour qui commence
Dans le printemps de Paris

Veux-tu les rues de ma ville
Trainant autour des cafés
Où les jours passent tranquilles
Et les filles décoiffées ?

Ces mots chargés de romance
Comme un matin qui sourit
C'est un amour qui commence
Dans le printemps de Paris

Les amoureux se promènent
Ils se regardent, ravis
Mon ami, c'est toi que j'aime
Le bonheur, c'est pour la vie

Ces mots chargés de romance
Comme un matin qui sourit
C'est un amour qui commence
 Dans le printemps de Paris






Mais je sais qu'elle va avoir aussi l'Art d'être Grand-Mère ... 
et je sais que de temps en temps on pourra reprendre un café comme on avait fait lors de la naissance de l'ESABAC au bonheur  de l'Amitié et du temps qui passe,   mais qui rien n'efface



Jean Ferrat chante Aragon : Epilogue




Louis Aragon venu féliciter Jean Ferrat dans sa loge à Bobino (Décembre 1965)






La vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent
Les courants d'air claquent les portes et pourtant aucune chambre n'est fermée
Il s'y assied des inconnus pauvres et las qui sait pourquoi certains armés
Les herbes ont poussé dans les fossés si bien qu'on n'en peut plus baisser la herse

Quand j'étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges
Ah comme j'y ai cru comme j'y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux
Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux
Et ce qu'il en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
Vous n'aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes

Bien sûr bien sûr vous me direz que c'est toujours comme cela mais justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l'engrenage
Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
Est-ce qu'on peut avoir le droit au désespoir le droit de s'arrêter un moment

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Songez qu'on n'arrête jamais de se battre et qu'avoir vaincu n'est trois fois rien
Et que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable
Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d'épouvantables
Car il n'est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien

Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
Rappelez-vous que nous avons aussi connu cela que d'autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à l'Acropole et qu'on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l'histoire

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n'est pas moins beau quand il décline
Il faut savoir ailleurs l'entendre qui renaît comme l'écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l'ensemble des chants

Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu'une voix se taise
Sachez-le toujours le chœur profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu'au bout de lui-même Le chanteur a fait ce qu'il a pu
Qu'importe si chemin faisant vous allez m'abandonner comme une hypothèse

J'écrirai ces vers à bras grands ouverts qu'on sente mon cœur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre


Ferrat et Aragon


mardi 5 juin 2018

M. le Professeur Vittorio Pizzocri part à la retraite



Vittorio Pizzocri a eu droit aujourd’hui à une surprise-party avec standing-ovation prévue par les élèves de II D ESABAC,  avec la participation de tous ses cairolini  pour ses derniers jours au lycée




À combien de générations a-t-il appris les secrets  de la cellule ?






L’occasion a été l’exposition préparée par Madame Todisco
 sur Les Métamorphoses d'Ovide  en collaboration avec
 M. Pizzocri pour  les fiches scientifiques de la faune 
et de la flore dont il est question dans les mythes ovidiens  




Il part  à la retraite ...  à l’entendre il souhaitait depuis 
longtemps ce jour,  mais nous n’y croyons  pas 
Vittorio a été,  est et restera un professeur exemplaire énormément doué pour les sciences et d’une capacité communicative hors pair. 





L’attitude de l’ours au cœur tendre, l’œil en éveil faisant semblant d’être méchant, l’air revêche comme un hérisson et l'âme  tel que  les petits gâteaux  fourrés   de crème et de chantilly 



que l'on va siroter peu à peu et dont la saveur reste longtemps 
longtemps après les avoir goûter




Il croit partir .. mais son souffle est dans la moelle  des éprouvettes de son  labo 




difficile de le voir fuir les couloirs du lycée ... 






À la manière d'Ovide il  va se   métamorphoser.






lundi 4 juin 2018

Mamoudou Gassama, jeune malien sans papier : FAUT-IL ÊTRE UN HÉROS POUR ÊTRE TRAITÉ AVEC DIGNITÉ ?




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Je suis heureux de vivre dans un pays dans lequel les actes de bravoure comme celui de Mamoudou Gassama sont célébrés et récompensés.
Je suis heureux de lire toutes ces déclarations généreuses d’hommes et de femmes politiques découvrant soudainement que des êtres humains se cachent derrière leurs expressions habituelles comme « fuites d’eau », « abcès de fixation » ou « invasions migratoires ».

Je suis heureux, surtout, pour cet homme courageux qui va enfin, grâce à son acte exemplaire (au sens fort), mener l’existence digne que permet seule dans notre société l’obtention de ces fameux « papiers » sans lesquels rien, strictement rien n’est possible.

Mais je serais plus heureux encore de vivre dans une nation qui n’attendrait plus d’un migrant qu’il escalade un immeuble pour sauver un enfant au péril de sa vie avant de le traiter dignement.

Je serais plus heureux que notre République n’envoie plus sa police harceler les exilés réduits par nos renoncements à squatter nos trottoirs et qu’elle se décide enfin à les accueillir en conformité avec les principes qu’elle prétend porter.

Je serais heureux et fier que nos autorités et notre classe politique n’entretiennent plus les peurs et s’interdisent toute métaphore déshumanisante quand il s’agit d’évoquer les questions migratoires.

Les symboles sont nécessaires. À condition qu’ils nous permettent d’éclairer les problèmes et non de les masquer derrière un écran de fumée.

Que l’élan de générosité autour de Mamoudou Gassama s’étende aux invisibles et aux sans-droits et sans-toits que nos politiques répressives produisent. Et là nous pourrons être heureux ensemble. Et fiers aussi.

 Raphaël Glucksmann















Hymne aux migrants 




samedi 2 juin 2018

Philippe Claudel: L'Archipel du Chien





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L’histoire qu’on va lire est aussi réelle que vous pouvez l’être. Elle se passe ici, comme elle aurait pu se dérouler là. Il serait trop aisé de penser qu’elle a eu lieu ailleurs. Les noms des êtres qui la peuplent ont peu d’importance. On pourrait les changer. Mettre à leur place les vôtres. Vous vous ressemblez tant, sortis du même inaltérable moule.




Je suis certain que vous vous poserez tôt ou tard une question légitime : ­a-t-il été témoin de ce qu’il nous raconte ? Je vous réponds : oui, j’en ai été le témoin. Comme vous l’avez été mais vous n’avez pas voulu voir. Vous ne voulez jamais voir. Je suis celui qui vous rappelle. Je suis le gêneur. Je suis celui à qui rien n’échappe. Je vois tout. Je sais tout. Ni homme ni femme. Je suis la voix, simplement. C’est de l’ombre que je vous dirai l’histoire. 





Philippe Claudel a l’art de manier les mots aussi bien que Garrone sa caméra  dans Dogman. Mais, on le sait,  l’écrivain est aussi un metteur en scène hors-pair lorsqu’il s’agit de raconter le malheur  comme témoigne son dernier film   Une enfance. La comparaison  surgit spontanée face à la misère humaine dont il est question dans ce polar ensorcelant :

« En cette fin de septembre, le ciel, ni bleu ni gris, mais couvert  d’un glacis fuligineux  transformait en une masse pâteuse et irrégulière le soleil, l’étalant comme un beurre rance en troublant ses contours …Et puis il y avait la puanteur…. Qui n’avait plus rien d’aimable ni d’incertain : c’était une odeur de charogne qui prenait ses quartiers sur l’île »,

L’île des monstres ou de la déshumanisation. Le roman montre une fois de plus le puissant  souffle de Claudel à  raconter la déchéance dans laquelle nous sommes plongés dans ce début du XXIe siècle,  comme il avait magistralement révélé  dans Les âmes grises  et dans  Le rapport Brodeck

Voilà pourquoi  le gris-sombre domine, du reste l’exergue léopardien l’anticipe « Sois Heureux s’il t’est permis de respirer après une douleur  et bienheureux si de toute douleur la mort te guérit.

Le roman s’ouvre sur un événement  que Lampedusa et toute la Sicile connaissent bien : trois cadavres de jeunes africains   sont  rejetés  sur un plage d’un île de L’Archipel du Chien.
 Un  début à la saveur apocalyptique :

Vous convoitez l’or et répandez la cendre,
Vous souillez la beauté, flétrissez l’innocence.
Partout vous laisser s’écouler de grands torrents de boue. La haine est votre nourriture, l’indifférence votre boussole…
Vous tournez le dos à vos frères et vous perdez votre âme

Ce qui résume parfaitement l’un des thèmes que la narration propose le viol d’une enfant et laisse  s’échapper une question

Comment les siècles futurs jugeront-ils  (notre) temps ?

Tous les personnages sont présentés seulement à travers leur fonction le Maire, le Docteur, l’Instituteur, la Vieille (l’Institutrice), le Curé, le Commissaire (le Policier) ou des surnoms le Spadon, Amérique, sauf la fillette Mila  (prénom d’origine slave mais qui est aussi le nom d’une ville algérienne)

aux grands yeux verts , un peu trop grands, un peu trop ouverts, dans un visage mince et blanc, comme on en trouve dans certains portraits de Lucas Cranach ;   

une invitation  à réfléchir sur le mal présent partout et qui se développe presque  sans que l’on puisse s’en apercevoir

La plupart des hommes ne soupçonnent pas chez eux la part de sombre que pourtant tous possèdent

D’autres  thématiques,  toutes bien actuelles,  s’imposent :

la vérité piétinée comme montre le cynisme du Commissaire

« qui s’intéresse à la vérité, Monsieur l’instituteur ? Tout le monde s’en fiche de la vérité !Ce qu’il veulent c’est votre tête…Imaginez leur déception si on la leur retirait !Vous avez déjà essayé de reprendre un os à un chien qui est occupé à le ronger avec délice ?

La mafia, la pieuvre,  le trafic humanitaire des migrants et le volcan Brauun nom qui sonne barbare,  symbole de la destinée implacable.

Un roman de chez nous, à lire comme une parabole,  qui révèle l’avilissement   de nos jours.


L'Archipel du Chien a le très  grand mérite d'engager une réflexion sur une actualité affichée sur tous les médias,  mais trop souvent occultée à notre conscience individuelle et collective.








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mercredi 30 mai 2018

Bigflo & Oli - Dommage


Il aurait dû y aller 
...
Ah c'est dommage 
Ah c'est dommage ...








Louis prend son bus, comme tous les matins
Il croisa cette même fille, avec son doux parfum
Qu'elle vienne lui parler, il espère tous les jours
Ce qu'il ressent au fond d'lui, c'est ce qu'on appelle l'amour
Mais Louis, il est timide et elle, elle est si belle
Il ne veux pas y aller, il est collé au fond d'son siège
Une fois elle lui a souri quand elle est descendue
Et depuis ce jour là, il ne l'a jamais revue
Ah il aurait du y aller, il aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
Yasmine a une belle voix, elle sait qu'elle est douée
Dans la tempête de sa vie, la musique est sa bouée
Face à sa mélodie, le monde est à ses pieds
Mais son père lui répétait "trouve-toi un vrai métier"
Parfois elle s'imagine sous la lumière des projecteurs
Sur la scène à recevoir les compliments et les jets de fleurs
Mais Yasmine est rouillée, coincée dans la routine
Ça lui arrive de chanter quand elle travaille à l'usine
Ah elle aurait du y aller, elle aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
Elle aurait du y aller, elle aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
Diego est affalé au fond du canapé
Il engueule son p'tit frère quand il passe devant la télé (pousse-toi!)
Ses amis sont sortis, il ne les a pas suivi
Comme souvent seul, la lune viendra lui tenir compagnie
Diego est triste, il ne veut rien faire de sa nuit
Il déprime de ne pas trouver la femme de sa vie
Mais mon pauvre Diego, tu t'es tellement trompé
C'était à cette soirée que t'allais la rencontrer
Ah il aurait du y aller, il aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
Pauline elle est discrète, elle oublie qu'elle est belle
Elle a sur tout le corps des taches de la couleur du ciel
Son mari rentre bientôt, elle veut même pas y penser
Quand il lui prend le bras, c'est pas pour la faire danser
Elle repense à la mairie, cette décision qu’elle a prise
À cet après-midi où elle avait fait sa valise
Elle avait un avenir, un fils à élever
Après la dernière danse, elle s'est pas relevée
Ah elle aurait du y aller, elle aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah c'est dommage"
"Ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah c'est dommage"
Elle aurait du y aller, elle aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
Elle aurait du y aller, elle aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
Elle aurait du y aller, elle aurait du le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la dernière fois"
Vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets
Vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets
Vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets
Vaut mieux vivre avec des remords, c'est ça le secret





ce sera pour l'année prochaine !!!