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mercredi 21 novembre 2018

Marguerite Yourcenar : L'oeuvre au noir




Risultati immagini per yourcenar l'oeuvre au noir analyse

LICEO CLASSICO “E. CAIROLI” VARESE
SEZIONE ESABAC
BAC BLANC

Prova di  LINGUA E LETTERATURA FRANCESE

Svolga il candidato una delle seguenti prove a scelta tra:
a)      analisi di un testo
b)      saggio breve

           analisi di un testo

Dopo avere letto il testo rispondete alle domande elaborate una riflessione personale sul tema proposto.

Personnage historique fictif comme l’écrit Marguerite  Yourcenar Zénon parcourt l’Europe de la Renaissance déchirée par les guerres de religion et le fanatisme. Alchimiste et médecin, il incarne les valeurs fondatrices de l’humanisme. Nous sommes ici au début du roman : Zénon et Henri-Maximilien Ligre, son cousin, ont quitté Bruges où ils ont été élevés,  leurs routes se séparent.

 — J'ai seize ans, dit Henri-Maximilien. Dans quinze ans, on verra bien si je suis par hasard légal d'Alexandre. Dans trente ans, on saura si je vaux ou non feu César. Vais-je passer ma vie à auner (1) du drap dans un boutique de la rue aux Laines (2) ?   Il s'agit d'être homme.
— J'ai vingt ans, calcula Zénon. À tout mettre au mieux, j'ai devant moi cinquante ans d'étude avant que ce crâne se change en tête de mort. Prenez vos fumées (3)  et vos héros dans Plutarque (4), frère Henri. Il s'agit pour moi d'être plus qu'un homme.
 — Je vais du côté des Alpes. Dit Henri Maximilien.
— Moi, du côté des Pyrénées.
Ils se turent. La route plate, bordée de peupliers, étirait devant eux un fragment du libre univers.
L’aventurier de la puissance et l’aventurier du savoir marchaient côte à côte. 
— Voyez, continua Zénon. Par-delà ce village, d’autres villages, par-delà cette abbaye, d’autres abbayes, par-delà cette forteresse, d’autres forteresses. Et dans chacun de ces châteaux d’idées, de ces masures (5) d’opinions superposés aux masures de bois et aux châteaux de pierre, la vie emmure les fous et ouvre un pertuis (6) aux sages. Par-delà les Alpes, l’Italie. Par-delà les Pyrénées, l’Espagne. D’un côté, le pays de La Mirandole (7), de l’autre, celui d’Avicenne (8). Et, plus loin encore, la mer, et, par-delà la mer, sur d’autres rebords de l’immensité, l’Arabie, la Morée (9), l’Inde, les deux Amériques. Et partout, les vallées où se récoltent les simples (10), les rochers où se cachent les métaux dont chacun symbolise un moment du Grand Œuvre (11), les grimoires (12) déposés entre les dents des morts, les dieux dont chacun a sa promesse, les foules dont chaque homme se donne pour centre à l’univers. Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison ? Vous le voyez, frère Henri, je suis vraiment un pèlerin. La route est longue, mais je suis jeune.
 — Le monde est grand, dit Henri-Maximilien. — Le monde est grand, dit gravement Zénon. Plaise à Celui qui Est peut-être de dilater le cœur humain à la mesure de toute la vie.(13)

1)mesurer 2)rue de Bruges 3)rêves, illusions 4)auteur de la Vie des hommes illustres 5)  Édifice, maison en ruines; habitation misérable, délabrée 6)porte 7)philosophe humaniste italien 8)philosophe et médecin iranien 9)Autre nom du Péloponnèse, région de la Grèce 10)herbes médicinales 11)transmutation des métaux en or. 12)Livres à l’écriture mystérieuse


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13)Son épitaphe dan son "éternité" : « Plaise à Celui qui Est peut-être de dilater le cœur de l'homme à la mesure de toute la vie. » (tirée de L'Œuvre au noir)

Marguerite Yourcenar , L’Oeuvre au noir, Ed. Gallimard 1968



COMPRÉHENSION

1)Comment la romancière met-elle en valeur l’ opposition entre les deux personnages ?

2)Que refuse chacun d’eux ?

INTERPRÉTATION

1)Relevez les notations de lieu des lignes 16 à 20 : que veut souligner l’auteur ?

2)De quelles valeurs de l’humanisme Zénon est-il porteur ? Qu’est-ce qui le pousse à partir ?

RÉFLEXION PERSONNELLE

Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison ?

Développez ce thème en vous appuyant aussi sur d’autres œuvres que vous avez lues.  (300 mots environ).


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Quatrième de couverture

En créant le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du XVIe siècle, Marguerite Yourcenar, l'auteur de Mémoires d'Hadrien, ne raconte pas seulement le destin tragique d'un homme extraordinaire. C'est toute une époque qui revit dans son infinie richesse, comme aussi dans âcre et brutale réalité ; un monde contrasté où s'affrontent le Moyen-Age et la Renaissance, et où pointent déjà les temps modernes, monde dont Zénon est issu, mais dont peu à peu cet homme libre se dégage et qui pour cette raison même finira par le broyer. L'Oeuvre au Noir a obtenu en 1968 le prix Femina à l'unanimité.









b) Saggio breve

Dopo avere analizzato l’insieme dei documenti, formulate un saggio breve in riferimento al tema posto (circa 600 parole)

Paysages : reflet du monde, reflet de l’âme ?

Document 1 

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine, « L'Automne », 
Méditations poétiques (1820)


Document 2 

Julien poursuivait son chemin gaiement au milieu des plus beaux aspects que puissent présenter les scènes de montagnes. Il fallait traverser la grande chaîne au nord de Vergy. Le sentier qu’il suivait, s’élevant peu à peu parmi de grands bois de hêtres, forme des zigzags infinis sur la pente de la haute montagne qui dessine au nord la vallée du Doubs. Bientôt les regards du voyageur, passant par-dessus les coteaux moins élevés qui contiennent le cours du Doubs vers le midi, s’étendirent jusqu’aux plaines fertiles de la Bourgogne et du Beaujolais. Quelque insensible que l’âme de ce jeune ambitieux fût à ce genre de beauté, il ne pouvait s’empêcher de s’arrêter de temps à autre, pour regarder un spectacle si vaste et si imposant.
Enfin il atteignit le sommet de la grande montagne, près duquel il fallait passer pour arriver, par cette route de traverse, à la vallée solitaire qu’habitait Fouqué, le jeune marchand de bois son ami. Julien n’était point pressé de le voir, ni aucun autre être humain. Caché comme un oiseau de proie, au milieu des roches nues qui couronnent la grande montagne, il pouvait apercevoir de bien loin tout homme qui se serait approché de lui. Il découvrit une petite grotte au milieu de la pente presque verticale d’un des rochers. Il prit sa course, et bientôt fut établi dans cette retraite. Ici, dit-il avec des yeux brillants de joie, les hommes ne sauraient me faire de mal.


Stendhal, Le Rouge et le Noir(1830)


Document 3

Pour une surprise, c'en fut une. À travers la brume, c'était tellement étonnant ce qu'on découvrait soudain que nous nous refusâmes d'abord à y croire et puis tout de même quand nous fûmes en plein devant les choses, tout galérien qu'on était1 on s'est mis à bien rigoler, en voyant ça, droit devant nous...
Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout.  On en avait déjà vu nous des villes bien sûr, et des belles encore, et des ports et des fameux mêmes.  Mais chez nous, n'est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s'allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l'Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante2 du tout, raide à faire peur.
On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur.  Mais on n'en pouvait rigoler nous du spectacle qu'à partir du cou, à cause du froid qui venait du large pendant ce temps-là à travers une grosse brume grise et rose et rapide et piquante à l'assaut de nos pantalons et des crevasses de cette muraille, les rues de la ville, où les nuages s'engouffraient aussi à la charge du vent. 

Malgré notre situation de galérien. 2La ville couchée évoque la femme couchée.

Céline, Le Voyage au bout de la nuit(1932)




Document 4  

Un bubbolio lontano...

Rosseggia l'orizzonte,
Come affocato, a mare;
Nero di pece, a monte,
Stracci di nubi chiare:
Tra il nero un casolare:
Un'ala di gabbiano.

Giovanni Pascoli, “Temporale”, Myricae(1891)

Un roulement dans le lointain...

L'horizon qui rougeoie,
Tel un brasier, du côté de la mer;
D'un noir de poix, vers les montagnes,
Des lambeaux de nuages clairs:
Dans tout ce noir une chaumière:
Une aile éployée de mouette.

Giovanni Pascoli, “Temps d'orage”, Myricae (1891)

Traduction de Maurice Javion
(Anthologie bilingue de la poésie italienne, La Pléiade, Gallimard)




Document 5




Caspar David Friedrich,
Kunsthalle de Hambourg (1817)


Pour cet artiste  « l’art se présente comme médiateur entre la natureet l’homme », et  « le peintre ne doit pas peindre seulement ce qu’ilvoit en face de lui, mais aussi ce qu’il voit en lui ».

Noël approche ...
Qui sait si mes élèves  sauront profiter de  ce petit cadeau ?

mardi 29 août 2017

dimanche 24 août 2014

Marguerite Yourcenar "Penser et Vivre en Grec"





"Le véritable lieu de naissance
est celui où l'on a porté pour la première fois
un coup d'oeil intelligent sur soi-même:
mes premières patries ont été des livres"







Madame Elena Vicentini


a débuté ses cours de grec en I D ESABAC

avec une lecture que je me dois de publier 

et que mes élèves n'ont pas manqué d'apprécier.








Voici l'extrait tiré de Mémoires d'Hadrien , Gallimard 1974, pp 36-38




« Je serai jusqu'au bout reconnaissant à Scaurus de m'avoir mis jeune
à l'étude du grec. J'étais enfant encore lorsque j'essayai pour la première
fois de tracer du stylet ces caractères d'un alphabet inconnu:
mon grand dépaysement commençait, et mes grands voyages, et le sentiment
d'un choix aussi délibéré et aussi involontaire que l'amour. J'ai aimé cette
langue pour sa flexibilité de corps bien en forme, sa richesse de vocabulaire
 s'atteste à chaque mot le contact direct et varié des réalités, et parce que
presque tout ce que les hommes ont dit de mieux a été dit en grec. Il est, je
le sais, d'autres langues: elles sont pétrifiées, ou encore à naître. Des prêtres
égyptiens m'ont montré leurs antiques symboles, signes plutôt que mots,
efforts très anciens de classification du monde et des choses, parler sépulcral
d'une race morte. Durant la guerre juive, le rabbin Joshua m'a expliqué
littéralement  certains textes de cette langue de sectaires, si obsédés par leur
dieu qu'ils ont négligé l'humain. Je me suis familiarisé aux armées avec le
langage des auxiliaires celtes; je me souviens surtout de certains chants…
Mais les jargons barbares valent tout au plus pour les réserves qu'ils
constituent à la parole humaine, et pour tout ce qu'ils exprimeront sans
doute dans l'avenir. Le grec, au contraire, a déjà derrière lui ses trésors
d'expérience, celle de l'homme et celle de l'État. Des tyrans ioniens aux
démagogues d'Athènes, de la pure austérité d'un Agésilas aux excès d'un
Denys ou d'un Démétrius, de la trahison de Démarate à la fidélité de
Philopoemen, tout ce que chacun de nous peut tenter pour nuire à ses
semblables ou pour les servir a, au moins une fois, été fait par un Grec.
Il en va de même de nos choix personnels: du cynisme à l'idéalisme,
du scepticisme de Pyrrhon aux rêves sacrés de Pythagore, nos refus
 ou nos acquiescements ont eu lieu déjà; nos vices et nos vertus ont
des modèles grecs. Rien n'égale la beauté d'une inscription latine votive
ou funéraire: ces quelques mots gravés sur la pierre résument avec une
 majesté impersonnelle tout ce que le monde a besoin de savoir de nous.
C'est en latin que j'ai administré l'empire; mon épitaphe sera incisée en latin
sur les murs de mon mausolée au bord du Tibre, mais c'est en grec que
j'aurai pensé et vécu".





"Ithaque" de Konstantinos Kavafis, traduction de Marguerite Yourcenar




"Quand tu partiras pour Ithaque,
souhaite que le chemin soit long,
riche en péripéties et en expériences...

que nombreux soient les matins d'été,
où (avec quelles délices !)
tu pénètreras dans des ports vus pour la première fois"





Un magnifique poème de Kavafis dans l'espoir qu'il puisse

vous conduire dans le port de votre choix ...où retrouver

ce "plaisir mystérieux et  aristocratique"  et cultiver votre 

"désir de voyager" et de   vous "enrichir"



  








Quand tu partiras pour Ithaque, souhaite que le chemin soit long, riche en péripéties et en expériences. Ne crains ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni la colère de Neptune. Tu ne verras rien de pareil sur ta route si tes pensées restent hautes, si ton corps et ton âme ne se laissent effleurer que par des émotions sans bassesse. Tu ne rencontreras ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni le farouche Neptune, si tu ne les portes pas en toi-même, si ton cœur ne les dresse pas devant toi.

Souhaite que le chemin soit long, que nombreux soient les matins d'été, où (avec quelles délices !) tu pénètreras dans des ports vus pour la première fois. Fais escale à des comptoirs phéniciens, et acquiers de belles marchandises : nacre et corail, ambre et ébène, et mille sortes d'entêtants parfums. Acquiers le plus possible de ces entêtants parfums. Visite de nombreuses cités égyptiennes, et instruis-toi avidement auprès de leurs sages.

Garde sans cesse Ithaque présente à ton esprit. Ton but final est d'y parvenir, mais n'écourte pas ton voyage : mieux vaut qu'il dure de longues années, et que tu abordes enfin dans ton île aux jours de ta vieillesse, riche de tout ce que tu as gagné en chemin, sans attendre qu'Ithaque t'enrichisse.

Ithaque t'a donné le beau voyage : sans elle, tu ne te serais pas mis en route. Elle n'a plus rien d'autre à te donner. Même si tu la trouves pauvre, Ithaque ne t'a pas trompé. Sage comme tu l'es devenu à la suite de tant d'expériences, tu as enfin compris ce que signifient les Ithaques.

Traduction de Marguerite Yourcenar





   













Marguerite Yourcenar "Mémoires d'Hadrien" - Questionnaire de lecture avec des liens et des vidéos en préparation de l'ESABAC




Petite âme

Hadrien


Animula vagula blandula,

Hospes comesque corporis,

Quae nunc abibis in loca,

Pallidula, rigida, nudula,

Nec, ut soles, dabis iocos.


Marguerite Yourcenar nous livre sa traduction

 à la  fin du roman


 « Petite âme, âme tendre et flottante, compagne

 de mon corps, qui fut ton hôte, tu vas descendre

 dans ces lieux pâles, durs et nus, où tu devras 

renoncer aux jeux d’autrefois.».


Mémoires d’Hadrien
Questionnaire de lecture

  1. Quelle forme prend le début des Mémoires d’Hadrien ?
  2. Par quel récit commence les Mémoires d’Hadrien ? Sur quel thème ce récit initial  oriente-t-il  la réflexion d’Hadrien ?  
  3. A quel empereur Hadrien succède-t-il ?
  4. Qui sont Plotine ? Sabine et Hermogène ?
  5. Quelle est l’action d’Hadrien envers les esclaves ? envers les femmes ?
  6. Alors qu’il voyage en Asie Mineure, Hadrien rencontre un jeune homme dont la beauté le bouleverse.              Comment se nomme ce jeune homme ?
  7. Quelques temps plus tard, ce jeune homme se suicide. Comment? Pourquoi ?
  8. Comment Hadrien réagit-il à cet événement ? détaillez votre réponse.
  9. Comment expliquez-vous le titre du dernier chapitre Patientia (endurance, patience) ?
  10. Classez-vous les Mémoires d’Hadrien parmi les biographies ou parmi les autobiographies ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur vos souvenirs du texte.

Commentaire de Lionel Labosse





Magdalena Indries

Un empereur lettré. Les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar


  
 Dossier INA