L’indifferenza sembra perbene. Ma uccide proprio come
l’odio -
Guido Caldiron, 16.05.2019
Il
mondo in cui viviamo appare immerso nell’odio, eppure il suo romanzo sembra
dirci che la viltà e l’indifferenza a volte possono produrre esiti anche
peggiori.
In
realtà credo che viltà e indifferenza siano solo delle forme più «educate» di
odio, più presentabili in società ma che conducono irreparabilmente ai medesimi
risultati. Ho l’impressione che il vero motore del mondo sia l’egoismo, che ciascuno di noi è davvero
troppo preso da se stesso e le sue faccende per occuparsi di qualcosa o qualcun
altro. La figura dell’«altro» ci ispira
vuoi indifferenza vuoi odio, il che vuol dire in qualche modo le diverse
tonalità di qualcosa che si traduce nel rifiuto se non nel rigetto vero e
proprio.Nella storia umana questa
presenza è stata spesso vissuta come un arricchimento qualcuno che arrivava da
luoghi a noi fino ad allora sconosciuti e che portava con sé beni o conoscenze
che ci erano ignote -, ma oggi è
ridotta ad essere vissuta solo come un pericolo.E l’esito di tutto ciò è che stiamo costruendo per gli altri, ma
anche per noi stessi, un mondo inumano.
Dans l'attente de la vidéoconférence avec Philippe Claudel,
voici la première partie de ce brillant travail de Michele Cova , élève de la dernière anné du lycée classique filière ESABAC
L’histoire est racontée par un policier désormais à la retraite (dont le
nom reste inconnu jusqu’à la fin du roman), qui, sous le prétexte de retracer
une affaire d’homicide (l’assassinat d’une petite fille, surnommée par tout le
monde Belle de jour), réfléchit sur toute sa vie et révèle
l’insoupçonnable et immorale dépravation de ses compatriotes.
Le livre se déroule dans un petit village situé sur la route du front
pendant la Première Guerre Mondiale. Autour de l’analyse de ce meurtre, à cause
duquel tout le monde est inévitablement bouleversé, le narrateur dévoile les
intrigues qui lient presque tous les personnages impliqués dans l’évènement.
Et, enfin, lui-même ne réussit pas à se détacher complètement de ce drame
collectif et devient le seul capable d’interpréter ce mystère, en donnant son jugement personnel.
Le roman, parfaitement construit comme une mosaïque dont les pièces sont
disposées l’une après l’autre dans une tension progressive, est une véritable
enquête, dans laquelle chaque personnage apparait, en même temps, comme
coupable et victime. Cette ambigüité, qui semblerait n’avoir pas une explication univoque , représente, au
contraire, la solution finale du roman : rien n’est ni tout noir, ni tout
blanc, c’est le gris qui gagne(comme Philippe Claudel a écrit).
En 2005 Yves Angelo, avec la collaboration de Claudel, a réalisé un film
tiré du roman. Même si l’auteur a admis qu’il a décidé de s’écarter du texte
original afin de donner une différente interprétation des personnages (surtout
le juge Mierck et le Procureur), à mon avis la « refonte » de
l’histoire ne réussit pas à être exhaustive et profonde, mais, au contraire,
minimise les dynamiques. En particulier les thématiques de l’ambiguïté et de la
conception du mal (fondamentales dans le roman) ne sont pas suffisamment
développées et approfondies. Les musiques tristes et mélancoliques, les
couleurs sombres et lugubres « respectent » l’atmosphère suspendue et
indéfinie du livre, mais ne réussissent pas à créer la juste tension et le
suspense, parfaitement communiquées par Claudel.
Extraits
« La frontière est si mince entre la bête et le chasseur » pag.25
« La folie, c’est un pays où n’entre pas qui veut. Tout se
mérite. » pag.50
« …en regardant par-delà la petite vitrine l’orient qui devenait
sombre comme un lait d’encre. » pag. 62
« Les salauds, les saints, j’en ai
jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les
hommes et leurs âmes, c’est pareil… t’es une âme grise, joliment grise, comme
nous tous… » Pag. 134
« On tue beaucoup dans une journée, sans même s'en rendre compte
vraiment, en pensée et en mots. Au regard de tous ces crimes abstraits, les
assassinats véritables sont bien peu nombreux, si l'on y réfléchit. Il n'y a
vraiment que dans les guerres que l'équilibre se fait entre nos désirs avariés
et le réel absolu. » pag.147
« A parler ainsi des moments lointains, on se donnait l’illusion que
tout n’était pas joué et qu’il nous restait une place à prendre dans la grande
mosaïque du hasard. » Pag. 150
« J’en arrive à ce matin sordide. A cet arrêt de toutes les pendules.
A cette chute infinie. A la mort des étoiles. » Pag.167
C’est curieux, la vie. Ça ne prévient pas. Tout s’y mélange sans qu’on
puisse y faire le tri et les moments de sang succèdent aux moments de grâce,
comme ça. On dirait que l’homme est un de ces petits cailloux posés sur les
routes, qui reste des jours entiers à la même place, et que le coup de pied
d’un trimardeur parfois bouscule et lance dans les airs, sans raison. Et
qu’est-ce que peut un caillou ? » Pag.169
« Les semaines ont filé, le printemps est revenu. Chaque jour j'allais
sur la tombe de Clémence, deux fois. Le matin, et juste avant le soir. Je lui
parlais. Je lui racontais les heures de ma vie, comme si elle était toujours à
côté de moi, sur le ton de la conversation du quotidien, celle dans laquelle
les mots d'amour n'ont pas besoin de grandes décorations et de beaux apprêts pour
resplendir comme des louis. » p..221
Je vous invite à relire
ce chef-d'oeuvre de la littérature mondiale, ce
livre qui est sans conteste l'un des témoignages les plus bouleversants sur
l'expérience indicible des camps d'extermination, en italien bien sûr ou dans cette nouvelle édition avec une préface de Philippe Claudel
"Sur sa tombe son
nom et ses dates de naissance et de mort, Primo Levi a tenu à ce que soit gravé
son numéro de déporté : 174517. On raconte que lorsqu'il était en mission en
Allemagne après-guerrre pour son travail de chimiste, il portait le plus
souvent des chemises à manches courtes qui laissant voir à ses interlocuteurs
le numéro tatoué. Comme une double identité qui recouvre une vie fendue en deux
à la hache, le nom et le numéro témoignent qu'il a été un homme, avant et après que d'autres ont voulu qu'il
ne le soit plus.
Aujourd'hui son livre est là.
Toujours.
Comme un caillou perpétuel et nécessaire
glissé dans le soulier de l'humanité"
traduction
de Martine Schruoffeneger
et des Annexes très intéressants
Préface
à Commandant à Auschwitz
Interview
de Primo Levi par Philip Roth
Le
trou noir d’Auschwitz
« Si la géographie des
bourreaux a permis l’extermination de millions d’êtres humains, il ne reste
d’elle que ruines et musées. À l’opposé, la géographie du texte de Si c’est un
homme ne cesse de vivre et de vivre encore, à mesure que des mains de lecteurs
se saisissent du livre, et le lisent, s’en saisiront dans le futur et le
liront, géographie donc ô combien vivante, innervée, nourrie, palpitante,
humaine.
Humaine parce que jamais
le texte ne parle d’autre chose, même en creux, que d’humanité. C’est
l’humanité qui s’enfuit. C’est l’humanité que l’on malmène. C’est l’humanité
que l’on broie comme un grain dans un mortier. C’est l’humanité que l’on nie.
C’est l’humanité que l’on tente d’effacer, mais c’est l’humanité qui demeure.
Elle demeure dans la voix de Primo Levi qui ne cède que rarement à la colère et
qui fait le choix d’une description posée des faits, des actes, des lieux, des
états et des sentiments.
Exempt de hargne, vide de
rage et d’esprit de vengeance, le récit accueille les ombres, les silhouettes,
les visages, les souffrances de ceux dont “la vie est courte mais le nombre
infini”. »
L’histoire qu’on va lire est aussi réelle que vous
pouvez l’être. Elle se passe ici, comme elle aurait pu se dérouler là. Il
serait trop aisé de penser qu’elle a eu lieu ailleurs. Les noms des êtres qui
la peuplent ont peu d’importance. On pourrait les changer. Mettre à leur place
les vôtres. Vous vous ressemblez tant, sortis du même inaltérable moule.
Je suis certain que vous vous poserez tôt ou tard une
question légitime : a-t-il été témoin de ce qu’il nous raconte ? Je vous
réponds : oui, j’en ai été le témoin. Comme vous l’avez été mais vous n’avez
pas voulu voir. Vous ne voulez jamais voir. Je suis celui qui vous rappelle. Je
suis le gêneur. Je suis celui à qui rien n’échappe. Je vois tout. Je sais tout.
Ni homme ni femme. Je suis la voix, simplement. C’est de l’ombre que je vous
dirai l’histoire.
Philippe
Claudel a l’art de manier les mots aussi bien que Garrone sa caméra dans Dogman. Mais, on le sait, l’écrivain est aussi un metteur en scène hors-pair
lorsqu’il s’agit de raconter le malheur comme témoigne son dernier film Une enfance. La comparaison surgit spontanée face à la misère humaine
dont il est question dans ce polar ensorcelant :
« En
cette fin de septembre, le ciel, ni bleu ni gris, mais couvert d’un glacis fuligineux transformait en une masse pâteuse et
irrégulière le soleil, l’étalant comme un beurre rance en troublant ses
contours …Et puis il y avait la puanteur…. Qui n’avait plus rien d’aimable ni
d’incertain : c’était une odeur de charogne qui prenait ses quartiers sur
l’île »,
L’île des monstres ou de la déshumanisation.
Le roman montre une fois de plus le puissant
souffle de Claudel à raconter la
déchéance dans laquelle nous sommes plongés dans ce début du XXIe siècle, comme il avait magistralement révélé dans Les
âmes grises et dans Le
rapport Brodeck
Voilà pourquoi le gris-sombre domine, du reste l’exergue
léopardien l’anticipe « Sois Heureux
s’il t’est permis de respirer après une douleur
et bienheureux si de toute douleur la mort te guérit.
Le roman s’ouvre sur un
événement que Lampedusa et toute la
Sicile connaissent bien : trois cadavres de jeunes africains sont rejetés sur un plage d’un île de L’Archipel du Chien.
Vous tournez le dos à vos frères et
vous perdez votre âme
Ce qui résume
parfaitement l’un des thèmes que la narration propose le viol d’une enfant et
laisse s’échapper une question
Comment
les siècles futurs jugeront-ils (notre) temps ?
Tous les personnages sont
présentés seulement à travers leur fonction le Maire, le Docteur,
l’Instituteur, la Vieille (l’Institutrice), le Curé, le Commissaire (le
Policier) ou des surnoms le Spadon, Amérique, sauf la fillette Mila (prénom d’origine slave mais qui est aussi lenom d’une ville algérienne)
aux grands yeux verts , un peu trop grands, un peu trop ouverts, dans un
visage mince et blanc, comme on en trouve dans certains portraits de Lucas
Cranach ;
une invitation à réfléchir sur le mal présent partout et qui
se développe presque sans que l’on puisse
s’en apercevoir
La
plupart des hommes ne soupçonnent pas chez eux la part de sombre que pourtant
tous possèdent
D’autres thématiques, toutes bien actuelles, s’imposent :
la vérité piétinée comme
montre le cynisme du Commissaire
« qui
s’intéresse à la vérité, Monsieur l’instituteur ? Tout le monde s’en fiche
de la vérité !Ce qu’il veulent c’est votre tête…Imaginez leur déception si
on la leur retirait !Vous avez déjà essayé de reprendre un os à un chien
qui est occupé à le ronger avec délice ?
La mafia, la pieuvre, le trafic
humanitaire des migrantset le
volcan Brau…un nom qui sonne barbare, symbole de la destinée implacable.
Un roman de chez nous, à
lire comme une parabole, qui révèle l’avilissement de nos
jours.
L'Archipel
du Chien a le très grand
mérite d'engager une réflexion sur une actualité affichée sur tous les
médias, mais trop souvent occultée à
notre conscience individuelle et collective.
Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul.
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…
"Tous les soleils à
l'aube dorment encore un peu
Engourdis, nonchalants,
Ils se moquent bien du
feu du jour qui les attend,
Ils chassent les ombres
des hommes et des guerres,
Tous les soleils à l'aube
sont comme de grands enfants
Videoconferenza dell’Académicien
GONCOURT PHILIPPE CLAUDEL per gli alunni
ESABAC del liceo classico E. CAIROLI
Il 19 aprile dalle ore 9 alle ore 10.30 le classi del corso D ESABAC del
Liceo Classico Cairoli di Varese hanno avuto l’opportunità di parlare via Skype
con uno degli intellettuali francesi più conosciuti e stimati: Philippe
Claudel.
Claudel è infatti un affermato scrittore e sceneggiatore. Nel 2003 ha
raggiunto il successo internazionale con Le
anime grigie, tradotto in trenta paesi, per il quale ha vinto il Prix
Renaudot e il premio per il miglior libro dell'anno di Lire. Gli altri suoi titoli pubblicati in Italia dalla casa
editrice Ponte alle Grazie sono: La
nipote del signor Linh (2005), Io me
ne vado (2007), Il rapporto
(2008) - libro vincitore del Goncourt des Lycéens nel 2007 -, L'inchiesta (2012) e Profumi (2013).
Nel 2008 ha esordito come regista cinematografico con il film Ti amerò sempre, a cui hanno fatto
seguito nel 2011 Non ci posso credere,
con Neri Marcorè e Stefano Accorsi, Avant l’hiver nel 2013 et Une enfance del 2015.
In occasione dell’incontro con Philippe Claudel, gli studenti del corso D
(che alla fine del loro percorso avranno la possibilità di conseguire la doppia
maturità franco-italiana) hanno potuto rivolgere allo scrittore le domande più
disparate sui suoi libri, sui suoi film e sulla sua carriera personale. Il
risultato è stato una piacevole chiacchierata tra gli studenti e lo scrittore,
che con disponibilità e gentilezza ha soddisfatto le loro curiosità.
Riguardo al romanzo Les âmes grises,
da cui è stato tratto l'omonimo film, la classe ID ha chiesto in che modo
l'autore abbia deciso di trasporre il libro su pellicola. Claudel ha
inaspettatamente rivelato che l'idea del film non è venuta a lui, ma ad un suo
caro amico. «La trasposizione
cinematografica è qualcosa di molto diverso rispetto al romanzo» e l’autore
ha lavorato per la trasposizione cinematografica sul suo testo, come se fosse
stato scritto non da lui stesso, ma da un altro. La mancanza di alcune scene
nel film si può ricondurre al costo eccessivo che la realizzazione avrebbe
richiesto, ma soprattutto ad una scelta stilistica, perché nel libro è
possibile descrivere argomenti dolorosi, come un omicidio, senza impressionare
troppo il pubblico con immagini crude.
Ha seguito la domanda della classe VD sul romanzo Parfums. I ragazzi hanno chiesto quanto grande fosse l'importanza
dell'olfatto nell'elaborazione del libro, che è costituito da brevi storie,
ognuna della quali è associata ad un odore. Lo scrittore ha spiegato che questo
senso è uno dei più arcaici e che è sempre servito all'uomo per esplorare e
scoprire il mondo. Parfums è un
racconto autobiografico che raccoglie le sensazioni più forti presenti nella
memoria dell'autore: quelle olfattive sono accompagnate spesso da quelle
uditive.
La classe IID ha chiesto allo scrittore quali fossero i libri per lui fonte
d'ispirazione. Oltre a noti scrittori francesi, come Guy de Maupassant, Claudel
è stato influenzato anche da autori italiani, quali Emilio Lussu (Uomini contro), Mario Rigoni Stern,
Primo Levi e Leonardo Sciascia. Di quest'ultimo ha apprezzato soprattutto la
capacità di creare romanzi gialli senza ricalcare fatti della realtà.
«Raccontare storie: è a questo che
serve la scrittura. Attraverso le parole si riescono a mostrare cose che non si
vedranno mai». Così ha risposto Claudel a conclusione dell’incontro. Grazie
alle nuove tecnologie gli studenti hanno avuto la preziosa opportunità di
dialogare con un grande scrittore.
Beatrice Falcone, Ines Serpe I D ESABAC
Giovanni Fraschini, Elisa Malnati, Valentina VitaleIII D ESABAC
Monsieur Linh est un réfugié qui vient probablement du Vietnam (dans le
livre le pays d’origine n’est jamais révélé). Son pays a été dévasté et son
fils a été tué, avec sa femme, à cause des bombes. Sa petite fille de six
semaines, qu’il a trouvé pas loin des corps de ses parents, devient sa seule
motivation pour continuer à vivre. Avec cette petite fille, Monsieur Linh
réussit à arriver en France en bateau (probablement à Marseille).
Il a vécu toute sa vie dans son petit village et pour cette raison il est
vraiment confus et anxieux dans la nouvelle ville.
Mais un évènement en particulier, changera cette prospective : par
chance ou par destin, il s’assied dans un parc sur un banc à côté d’un homme
français de son âge. L’homme aime fréquenter le parc parce que juste en
face d'où ils sont assis, sa femme tenait un manège, mais elle est morte il y a
2 mois. Les deux hommes, dévastés par leur perte, vivent plus dans le passé que
dans le présent, mais ils trouvent une connexion même s’ils ne parlent
pas la même langue. Pourtant, ils se comprennent et communiquent par la
seule force de leurs émotions et de leurs expériences.
Cette amitié inattendue devient le point principal du livre. Elle est axée
sur la bonté d’esprit, sur la mémoire des relations, sur les liens avec les
lieux du cœur. Si la solitude et la perte d'un être cher séparent les hommes,
ce sont ces deux sentiments qui réuniront Monsieur Linh et Monsieur Bark dès
leur première rencontre fortuite. Leur amitié devient si puissante qu’elle
sera capable de surmonter un étonnant mensonge qui va choquer le lecteur juste
à la fin avec une révélation qui change la perspective du récit.
Le lecteur peut apprécier le sens de mystère de l’histoire qui manque
volontairement d’informations précises sur les lieux et le temps.
L’histoire marque la pensée. Peut-être parce que Monsieur Linh est un
personnage simple, brisé par les guerres et les deuils : il arrive juste au
cœur des lecteurs.
C’est un récit mais pas un mot n’est gaspillé. L’écriture essentiel
et poétique de Philippe Claudel suit l’histoire des personnages pour raconter
leur dignité et leur humanité. Il utilise des mots efficaces et tenaces
pour faire gagner l’espoir au-delà de la douleur et de l’absurdité de la vie.
L’auteur accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre
les thèmes universels de l’amitié, de la compassion, de la solitude, de la
folie et de la migration.
Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.
Cette histoire de deux vieux hommes venant de mondes différents fait chaud
au cœur autant qu'il nous bouleverse : c’est une lecture rapide qui va toucher
notre cœur et notre âme.
C'est une belle histoire qui se lit aussi facilement qu'elle est difficile
à oublier.
En conclusion, la phrase de Delphine Peras résume l’esprit du roman :
“L’abandon, la mémoire, le regard sur l’autre habitent ce troublant roman. Des
thèmes que Philippe Claudel explore ici avec une intensité poignante.”
Prix Renaudot 2003 pour Les Âmes grises Prix Goncourt des lycéens 2007 pour Le rapport Brodeck Maître de Conférences à l'Université de Lorraine Professeur d'écriture scénaristique à l'Institut Européen du Cinéma et de l'Audiovisuel Académicien Goncourt
je vous invite à regarder quelques vidéos parmi ses nombreuses interviews