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dimanche 16 août 2015

Dominique A. " Va-t'en"









Ce n'est pas la peine
De rester plus longtemps
Va t-en si tu m'aimes
Tu partiras à temps
Avant que je ne redevienne
Quelqu'un d'horrible, de méchant
Que l'on traîne,
Comme un souvenir douloureux

Que tu me comprennes
Ou que tu ne saches plus vraiment
Va-t'en si tu m'aimes
Le reste n'est pas important
Si tout ce qui te gène
C'est de me voir si nonchalant
Console toi quand même
Je t'ai aime longtemps

Va-t-en va-t-en va-t-en va-t-en
Va-t-en va-t-en si tu m'aimes encore un peu
Va-t-en va-t-en va-t-en va-t-en
Va-t-en va-t-en de toutes façons c'est trop peu
C'est trop peu 


Je ne t'imagine plus près de moi
Quand je sors
Tu ne peux qu'être absent puisque
Mon amour est mort
Je ne vois pas pourquoi tu serais
Plus voyant que les autres gens maintenant
Tu n'es pas d'accord
Tous ces mots te gênent
Il fallait pourtant
Que je te préviennes

Tu ne veux pas croire
Que je puisse aller si loin
Que cette histoire
N'ait plus d'eau a son moulin
Qu'une eau toute noire
Dans laquelle on ne voit rien
Ne voit plus rien
Regarde bien et ne mens pas

Va-t-en va-t-en va-t-en va-t-en
Va-t-en va-t-en si tu m'aimes encore un peu
Va-t-en va-t-en va-t-en va-t-en
Va-t-en va-t-en de toutes façons c'est trop peu 






Padiglione Zero EXPO 2015



mercredi 5 août 2015

Dominique A "L'Horizon"... à Castagnola






«Nous n'irons pas plus loin», te dit le capitaine
Trop d'obstacles aujourd'hui pour gagner l'horizon
Des baleines épuisées gémissent sur la grève
Leur sang couvre des bouches comme autant d'hameçons

Comme autant de collines occultant l'horizon
De crêtes insensibles à l'adagio des plaines
« Je suis vraiment navré », te dit le capitaine
Et tu sens qu'il dit vrai et qu'il a le coeur bon.



Castagnola cz


Dès lors la bouche vermeille d'une femme au harpon
Qui entre dans tes murs et saigne les baleines
Te fait des mois durant dédaigner l'horizon
Et lorsque tu le croises snober le capitaine.

Quand tu rentres chez toi, tu te dis qu'il fait bon
Le mensonge est partout infiltré dans tes veines
Tant tu aimes goûter au sang de la baleine
Qui déborde des lèvres de la femme au harpon.



Castagnola cz


Mais un jour sur ta manche tire le capitaine
Les yeux exorbités, il te dit : « Repartons ».
Il est temps de sortir du sommeil des reines
Car nul ne vous attend autant que l'horizon.

C'est Lob Nor qui t'espère, l'Inlandsis qui t'appelle
La Sierra Nevada qui la nuit crie ton nom
Et c'est la Grande Bleue qui rehausse le ciel
Chacun d'eux te réclame et t'offre l'horizon




Castagnola cz


Mais celui-ci t'échappe, stoppé dans son élan
Par des sommets hargneux, des vallées encaissées,
Des villes au c?ur de pierre aux formes insensées
Vois, la barbe te pousse et ton pas se fait lent.

Et tu entends au loin les plaintes des baleines
Qui avant de finir sur la grève ont sans doute
Connu cet horizon dont seul le capitaine
Espère encore pour deux que tu croises la route.

Mais un jour au silence qui monte aux alentours
Comme tes yeux se décollent, tu sais qu'on t'a laissé
Seul avec ton vieux rêve dont l'ombre est un vautour
Qui dessous tes haillons sent la chair s'assécher

Et comme en de lents cercles, il va pour t'entreprendre
Le décor s'aplanit, les courbes se défont
Tout se dégage, oui, sans doute las de t'attendre
C'est lui qui vient à toi ; il est là : l'horizon.





Castagnola cz