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dimanche 11 novembre 2018

"Vatel" de Roland Joffé





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En 1671, Francois Vatel est l'intendant fidèle et dévoué d'un prince de Condé fier mais vieillissant et ruiné qui cherche a regagner les faveurs du roi Louis XIV, et à se voir confier le commandement d'une campagne militaire contre les Hollandais. Pour l'occasion, Condé, qui ne se soumet jamais a personne sinon à son roi, remet la destinée de sa maison dans les mains de Vatel, lui intimant la lourde tâche de recevoir toute la cour de Versailles en son château de Chantilly. Les festivités durent trois jours et trois nuits, mais le troisième jour, la marée n'arrive pas...











vendredi 26 octobre 2018

Jacques Bénigne Bossuet (1627-1704) : L'autorité royale de droit divin.





Il est 5 heures Varese s'éveille 







Bossuet développe la théorie du droit divin. Il définit les quatre caractères de l'autorité royale de droit divin. Les deux premiers font du pouvoir un attribut surnaturel :
  • L'autorité est sacrée c'est-à-dire qu'elle échappe aux hommes.
  • L'autorité est paternelle. Les sujets sont d'éternels mineurs incapables de se gouverner eux-mêmes. (cf. droit naturel chez Aristote) Nous naissons tous sujets
  • L'autorité est absolue
  • L'autorité est soumise à la raison.








La politique tirée de l’Écriture sainte est publiée en 1709, à l’aube de ce « siècle des Lumières » qui voit triompher les très subversives leçons politiques du Prince de Machiavel paru presque deux cents ans plus tôt (1532). En effet, partout on moque la transcendance en politique, l’homme est considéré comme irrémédiablement méchant, et seul compte l’efficacité au détriment de la moralité : « […] celui qui veut en tout et partout se montrer homme de bien ne peut manquer de périr au milieu de tant de méchants. Il faut donc qu’un prince qui veut se maintenir apprenne à ne pas être toujours bon, et en user bien ou mal, selon la nécessité.* » Avec son éloquence, Bossuet prend le contre-pied de ces théories funestes et rappelle que le roi est l’auxiliaire de Dieu pour faire le bien, qu’il est tenu d’aimer son peuple comme un père et de l’élever en vertu. Aussi l’autorité royale doit-elle être sacrée, absolue, paternelle et soumise à la raison.





Bodin et Bossuet 

(fiche à photocopier)





samedi 22 septembre 2018

Valéry Larbaud : Carpe diem







Je remercie ma collègue 

Madame Vittoria Barbieri 

qui me rappelle ce magnifique poème 





Carpe diem...

   
Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise,
D’un gris doux, la terre est bleue et le ciel bas
Semble tout à la fois désespéré et tendre ;
Et vois la salle de la petite auberge
Si gaie et si bruyante en été, les dimanches,
Et où nous sommes seuls aujourd’hui, venus
De Naples, non pour voir Baïes et l’entrée des Enfers,
Mais pour nous souvenir mélancoliquement.

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise,
Mon amie, ô ma bonne amie, ma camarade !
Je crois qu’il est pareil au jour
Où Horace composa l’ode à Leuconoé.
C’était aussi l’hiver, alors, comme l’hiver
Qui maintenant brise sur les rochers adverses la mer
Tyrrhénienne, un jour où l’on voudrait
Écarter le souci et faire d’humbles besognes,
Être sage au milieu de la nature grave,
Et parler lentement en regardant la mer...

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise...
Te souviens-tu de Marienlyst ? (Oh, sur quel rivage,
Et en quelle saison sommes-nous ? je ne sais.)
On y va d’Elseneur, en été, sur des pelouses
Pâles ; il y a le tombeau d’Hamlet et un hôtel
Éclairé à l’électricité, avec tout le confort moderne.
C’était l’été du Nord, lumineux, doux voilé.
Souviens-toi : on voyait la côte suédoise, en face,
Bleue, comme ce profil lointain de l’Italie.
Oh ! aimes-tu ce jour autant que moi je l’aime ?

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise...
Oh ! que n’ai-je passé ma vie à Elseneur !
Le petit port danois est tranquille, près de la gare,
Comme le port définitif des existences.
Vivre danoisement dans la douceur danoise
De cette ville où est un château avec des dômes en bronze
Vert-de-grisés ; vivre dans l’innocence, oui,
De n’importe quelle petite ville, quelque part,
Où tout le monde serait pensif et silencieux,
Et où l’on attendrait paisiblement la mort.

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise,
Et laisse-moi cacher mes yeux dans tes mains fraîches ;
J’ai besoin de douceur et de paix, ô ma sœur.
Sois mon jeune héros, ma Pallas protectrice,
Sois mon certain refuge et ma petite ville ;
Ce soir, mi Socorro, je suis une humble femme
Qui ne sait plus qu’être inquiète et être aimée.




Ne nous prenons pas au sérieux
 il n'y aura aucun survivant





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mercredi 4 octobre 2017

TRANSALP : Les premiers correspondants en classe dès demain !!!





Bienvenue 

à Beniamino Trapani

correspondant TRANSALP

de Chiara  Jacazzi

et

Elias Mezaber

correspondant de

Morgana Capasso


Lycée Tézenas du Montcel, Saint Étienne


Prof. Anne-Marie Vedeche 


















lundi 4 juillet 2016

Renata Gallina : ESSAI BREF "L’image de soi dans les Mémoires : À travers ses mémoires, l’écrivain / le narrateur veut présenter au lecteur sa véritable personnalité.








Qu’est-ce que c’est que vraiment une autobiographie ?
Et pourquoi les hommes ont besoin de raconter leur vie et partager leurs mémoires ?

D’abord il faut « se mettre à nu », devant des potentiels lecteurs mais surtout devant soi-même, et il faut analyser sa vie pour découvrir lentement la personne qu’on est devenu grâce (ou à cause de) aux événements pendant son existence : donc l’action de « se peintre » est la même dans le cas d’une autobiographie et d’un autoportrait parce que le sujet se pose face à un miroir (imaginaire et intérieur dans le  premier cas) et il décrit ce qu’il voit en s’observant.
C’est-à-dire que Gumpp utilise simplement un art différent pour rejoindre les mêmes objectifs que ceux qui écrivent une autobiographie.
Mais quels sont donc ses objectifs ? Quelles sont ses motivations ?
Montaigne explicite qu’il écrit ses « Essais » sans « aucune fin », mais seulement pour la « commodité particulière » de ses parents et de ses amis, afin qu’ils « nourrissent la connaissance » de lui-même après sa mort.
Au contraire Rousseau écrit ses « Confessions » pour « montrer […] un homme dans toute la vérité de la nature », pas pour racheter son passé ou se justifier, mais pour démontrer que, peut-être, une enfance meilleure aurait pu le rendre une personne différente : dans ce projet il est soutenu par la fonction cathartique de l’écriture et par le désir un peu narcissique de parler de soi.
De la même façon Vittorio Alfieri retrouve l’origine du « scrivere di se stesso » dans le « molto amor di se stesso » : en effet on n’a pas envie de décrire quelqu’un qu’on déteste.
Selon Alfieri cet amour narcissique est un « dono […] che la natura in maggiore o minor dose concede agli uomini tutti, ed in soverchia dose agli scrittori » : l’écrivain italien confesse qu’il écrit sa « Vita scritta da esso » pour ses lecteurs qui « avranno qualche curiosità di sapere qual io mi fossi”.
Donc dans leur Mémoires on peut trouver Rousseau « tel que » il fut (il arrive à dire que, au moment du Jugement Dernier, il ira devant l’Être éternel avec ses « Confessions » à la main). Montaigne affirme clairement : « Je suis moi-même la matière de mon livre » et « C’est moi qui je peins », Alfieri déclare qu’il va « vendere la vita » de soi-même.
Toutefois l’Empereur Hadrien, qui dans le roman de Marguerite Yourcenar s’adresse à son « cher Marc », ne se décrit pas dans toute la vérité, mais il « épargne des détails désagréables » et réfléchit, désormais vieux, sur son corps qui « finira pour dévorer son maître » et sur sa dignité de chef d’État, difficile à préserver pendant la maladie.

L’homme peut en conclusion avoir beaucoup de raisons pour écrire ses mémoires.Par exemple pour combattre la peur de l’oubli et de la mort, parce qu’on connaît bien la fonction éternisante de l’écriture, qui rend immortels les auteurs et leurs personnages. Grâce à l’écriture on peut aussi mieux se découvrir et se connaître, et donc on peut utiliser l’autobiographie comme une sorte de psychanalyse.
Encore, écrire sur soi-même peut servir à se libérer des passions en les exprimant, c’est-à-dire à se défouler. De plus, quelquefois on veut raconter des expériences de vie, des voyages, des maladies, parce que notre exemple pourrait être utile à l'avenir pour d'autres gens.
À la fin, peut-être, le désir de « vider le sac » avec quelqu’un (qu'il soit réel ou imaginaire) est la raison la plus prépondérante qui pousse l’homme à se raconter.



Henri Tachan "Quand je serai vieux..."



Lorsque je serai vieux, au terme du voyage,
Mes yeux regarderont encore le paysage,
Et je serai, bien plus qu'avant, émerveillé,
Car j'aurai de nouveau mes grands yeux d'écolier...

Ah! Que vienne le temps de la pause-vieillesse,
Que je retrouve enfin un peu de ma jeunesse!
Ah! Que vienne le temps où je vais verveiner
De tilleuls en tisons près de la cheminée!

Lorsque je serai vieux, je pardonnerai tout:
L'apathie des moutons et la hargne des loups,
Et je me moquerai de ces chagrins d'amour
Qui me venaient, jadis, tous les sept ou huit jours...

Ah! Que vienne le temps de la pause-vieillesse,
Que des drames d'antan je me désintéresse!
Ah! Que vienne le temps où je vais verveiner
De tilleuls en tisons près de la cheminée!

Lorsque je serai vieux, je fixerai les pierres,
Je humerai le vent et la pluie et la terre,
Et je m'arrêterai pour saluer un arbre,
Le vernis d'une feuille ou les veines du marbre...

Ah! Que vienne le temps de la pause-vieillesse,
Que je contemple enfin ce que les autres laissent!
Ah! Que vienne le temps où je vais verveiner
De tilleuls en tisons près de la cheminée!

Lorsque je serai vieux, ma mie, tu seras vieille,
Et nous n'aurons, tous deux, plus de nez ni d'oreilles
Pour entendre leurs bruits, ni de dents pour nous mordre:
Il sera mort enfin, le temps de nos désordres...

Ah oui! Vienne le temps de la pause-tendresse,
Ma mie, ce joli temps, de la prime vieillesse...
Ah! Que vienne le temps où je vais verveiner,
Où ton cœur contre moi viendra dodeliner!
Ah! Que vienne le temps où je vais verveiner
De tilleuls en tisons près de la cheminée.




mardi 14 juin 2016

Alice Prestint, Emma Schelstaete: commentaire dirigé: "On se fait une grande affaire" J.J. Rousseau Emile ou De l’Education





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COMPREHENSION

 1)« Ne voilà-t-il pas une invention bien trouvée ? », Rousseau se moque de Locke mais aussi de tous les autres intellectuels qui se croient les seuls qualifiés à pouvoir enseigner, inventant des méthodes improbables pour apprendre à lire. En effet, pour Rousseau il est inutile de chercher des techniques invraisemblables, il suffit de donner le goût d’apprendre aux enfants.

2)Dans le premier paragraphe, le pronom « on » est surtout utilisé pour différencier l’opinion de Rousseau de l’opinion publique, représentée par le « on ». Ce dernier représente donc la pensée générale de l’époque.
Dans le deuxième paragraphe, le pronom « on » désigne la personne devant aider Emile à lire les différents billets. Enfin dans le troisième paragraphe, le pronom «  on » désigne Emile lui-même mais Rousseau l’emploie également pour désigner les autres enfants qui, comme Emile, ne réussissent pas à lire par eux-mêmes.

INTERPRETATION

1) Le dernier paragraphe est écrit comme si nous étions dans la tête de l’enfant qui reçoit un billet mais qui n’arrive pas à le déchiffrer. En effet, les points d’exclamation nous montrent son excitation face à l’invitation, en revanche, les points de suspension nous partage sa déception et sa tristesse de ne pas réussir à comprendre le billet.

2)« On se fait une grande affaire de chercher les meilleures méthodes d’apprendre à lire », cette expression montre bien le désaccord de Rousseau face aux méthodes habituelles d’apprentissage de la lecture qui vise à trouver les inventions les plus improbables pour éduquer les enfants.
« On fait de la chambre d’un enfant un atelier d’imprimerie », Rousseau fait une hyperbole en exagérant la stupidité des méthodes d’apprentissage de son époque.Enfin, en écrivant « Quelle pitié ! », il explicite amplement son opinion sut la manière d’enseigner de son temps.

3)Rousseau est totalement en désaccord avec les méthodes d’enseignement de son temps qui utilisent des moyens peu convaincants comme des dés pour apprendre à lire. Selon l’auteur, ces méthodes sont des inventions inutiles, ainsi pour éduquer un enfant, il ne sert que le désir d’apprendre et après tout suivra. A la fin de son texte, Rousseau crédibilise sa thèse en expliquant les conséquences des méthodes habituelles : les enfants n’arrivent pas à lire par eux-mêmes mais ont besoin d’une aide extérieure.



REFLEXION PERSONNELLE

Déjà très jeunes, nos parents nous lisaient des petites histoires, puis, petit à petit, nous avons commencé à lire par nous-mêmes. D’abord des histoires pour enfants, selon nos préférences : roman à l’eau de rose, romans policier, romans fantastiques, etc. Puis en grandissant on a commencé à se diriger vers des livres à thèmes puis lourds, des histoires plus profondes.

Chacun se rappelle d’un livre qui l’a marqué particulièrement lors de son adolescence et qui l’a fait murir. En effet, comme le dit Proust, la lecture est un passage obligatoire dans la vie d’un enfant.
Le livre nous apprend à mieux se connaître, dans « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust, par exemple, le héros cherche désespérément le bonheur dans tout ce qui l’entoure et découvre finalement que son vrai bonheur est en lui.
Le livre nous apprend aussi à développer notre imagination comme dans le chef-d’œuvre de Jules Vernes « Voyage au centre de la Terre ».
Mais le livre nous permet également de connaître le monde qui nous entoure, ainsi le livre « Mille soleils splendides » de Khaled Hosseini, nous montre la vie à Kaboul, prise par les talibans, dans les yeux de deux jeunes filles afghanes qui subissent l’islamisme radical. Ce livre traite d’un sujet très dur et malheureusement réel et actuel mais nous, européens, avons besoin de le connaître.

Comme le prouvent ces ouvrages, le livre nous permet de s’échapper hors de notre réalité, parfois difficile. La lecture est une chance que chaque enfant mérite de recevoir lors de son apprentissage pour s’épanouir dans sa vie future.



Emma Schelstraete




COMPRÉHENSION


1) Ne voilà-t-il pas une invention bien trouvée?”. Cette proposition interrogative rhétorique, à partie de laquelle on s’attendrait à une réponse positive, mais soudain clarifiée par la proposition exclamative suivante (“Quelle pitié!”) domine, avec sa forte ironie, le début de l’extrait.
La cible de son ironie est John Locke et, avec lui, tous ceux qui se font “une grande affaire de chercher les meilleures méthodes d’apprendre à lire”, en imposant à l’enfant les méthodes les plus différentes et étranges, et en oubliant son intérêt, sa passion et sa volonté.


2) Dans le texte proposé, il y a une grande utilisation du pronom personnel “on”, qui est présent 13 fois.
Mais la valeur de ce pronom n’est pas la même dans les trois paragraphes:
- dans le premier paragraphe, il fait référence aux cible de l’ironie de Rousseau, c’est-à-dire à ceux qui se préoccupent trop des méthodes d’éducation;
- dans le deuxième paragraphe, “on” fait référence à ceux que les enfants recherchent afin qu'ils leur lisent les billets qu’ils ont reçu;
- dans le dernier paragraphe, le pronom “on” fait référence aux enfants, afin que le lecteur puisse s’identifier avec eux.


INTERPRETATION

1)Avec une structure syntaxique de totale parataxe, les propositions du dernier paragraphe, petites de longueur et coordonnées par asyndète, se succèdent très rapidement, avec un rythme serré.
Cette utilisation de la ponctuation exprime très bien l’idée de l’urgence des enfants de pouvoir lire les billets, et souligne leurs efforts, leur obstination et leur désir de réussir à le faire. Tous ces éléments sont encore plus mis en relief par l’utilisation du point d’exclamation.


2)Rousseau marque sa distance vis-à-vis des méthodes habituelles d’apprentissage de la lecture avec l’utilisation d’abord de l’ironie, afin de ridiculiser ces méthodes complexes, dans l’expression: “Ne voilà-t-il pas une invention bien trouvée?”.
Puis, Rousseau utilise des imperatifs (“Donnez...”; “puis laissez...”), pour s’opposer aux souteneurs de ces méthodes, en leur proposant des alternatives plus efficaces.
Enfin, il expose sa propre thèse avec l’expression lapidaire: “L’intérêt présent, voilà le grand mobile...”.


3)La thèse de Rousseau pourrait être synthétisée avec la phrase: “L’intérêt présent, voilà le grand mobile, le seul qui mène sûrement et loin.”.
Selon Rousseau, donc, la plus grande impulsion à apprendre est la force de la passion, de la volonté et de la curiosité intellectuelle. Toutes les méthodes complexes que les hommes cherchent à trouver sont totalement inutiles si dans l’enfant il n’y a pas le désir d’apprendre. Et ce désir devrait être cultivé, accru, exercé. Dans l’enseignement, on ne devrait pas imposer à l’enfant des méthodes et des règles rigides. Au contraire, il faut stimuler sa curiosité et son intérêt, et l’enfant devrait être laissé libre et il ne devrait pas être contraint.


RÉFLEXION PERSONNELLE


Le rôle de la lecture est fondamental dans la formation de l’individu. En lisant, on découvre des réalités différentes, on peut comprendre mieux les autres et à la même fois soi-même.
En effet, la parole a une grande fonction didactique et civilisatrice. L’importance de la lecture était déjà claire au temps des Romans: surtout Cicéron était convaincu du rôle civilisateur de la parole et des livres, au point qu'il a voulu écrire une oeuvre didactique (“De Officiis”) pour son fils.
Et c’est encore une fois Cicéron qui a dit: “Une chambre sans livres est comme un corps sans âme.”.
En effet, quand on lit, une partie du livre entre à l’intérieur de notre esprit, et se mêle avec notre âme.
La lecture nous permet de nous enrichir culturellement, de devenir des hommes meilleurs, d’accroitre nos connaissances.
Elle nous fait vivre de millions de vies, comme disait Umberto Eco: avec un livre, on peut voyager dans le temps et dans l’espace, on peut rencontrer des personnages historiques, on peut vivre des aventures magnifiques.
En plus, un livre est comme un ami qui ne nous abandonne jamais, qui reste toujours avec nous: il nous fait sentir moins seuls, il nous fait sourire, pleurer, craindre, aimer. Et même quand on finit un livre, il restera toujours dans notre coeur: ses personnages, ses réflexions, ses mots vivrons toujours à l’intérieur de nous.

Le pouvoir de la lecture est si fort, si efficace qu’on pourrait affirmer simplement que lire est vivre.

Alice Prestint