Affichage des articles dont le libellé est ROBINE MARC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ROBINE MARC. Afficher tous les articles

mardi 19 septembre 2017

Marc Robine "Le destin"




La nuit à Montpellier 




La nuit, la ville autour de nous
Des bruits, des rumeurs, des 
remous
La vie qui roule et se dénoue
C'est ici que le drame se joue

Bonnes gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez
Un vieil homme joue sa musique lasse
Et chantonne d'une voix mal assurée
Bonne gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez

La nuit, des bruits dans le lointain
On gémit parfois, dans un recoin
Un cri : peut-être un assassin
Qui s'enfuit, sa lame dans son poing

Bonnes gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez
Un vieil homme joue sa musique lasse
Et chantonne d'une voix mal assurée
Bonne gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez

Musicien aveugle qui se traîne
Vieux refrain d'une fête foraine
Un chien hurle à la lune pleine
Et rejoint l'appel des sirènes

Bonnes gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez
Un vieil homme joue sa musique lasse
Et chantonne d'une voix mal assurée
Bonne gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez

Bonnes gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez
Un vieil homme joue sa musique lasse
Et chantonne d'une voix mal assurée
Bonne gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez

Bonnes gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, pendant que vous dormez
Un vieil homme joue sa musique lasse
Et chantonne d'une voix mal assurée
Bonne gens ! C'est le Destin qui passe
Dans vos rues, et puis qui disparaît.

















dimanche 7 juin 2015

Marc Robine : Alerte




Il y en a qui font  semblant de ne pas voir 

 ... 

Il suffit de regarder l'attitude 

de nos amis soi-disants Européens 

face aux Migrants

...

Mais Attention !!!

C'est Vous peut-être ...

qu'on viendra chercher demain!!!






Quand ils sont venus prendre, les Juifs,
Je n'ai rien dit car je ne suis point juif
Quand ils sont venus prendre, les Noirs,
J'étais de ceux qui ne voulaient rien voir
Quand ils sont venus prendre, les Beurs,
Je n'ai rien fait, je n'étais pas des leurs

{Refrain:}
Mais le jour où ils viendront me prendre
Restera-t-il quelqu'un pour me défendre ?
Oh, le jour où ils viendront me prendre
Restera-t-il quelqu'un pour me défendre ?

Quand ils sont venus prendre, les Rouges,
Je n'ai rien dit, je me méfiais des Rouges
Quand ils sont venus prendre, les femmes,
J'étais de ceux qui n'avaient pas de femme
Quand ils sont venus prendre, les gays,
Je n'ai rien fait, je n'étais pas concerné

{au Refrain}

Quand ils ont commencé à prendre nos villes
Je n'ai rien dit, j'étais d'une autre ville
Quand ils ont défilé dans nos rues
J'étais de ceux qui n'avaient toujours rien vu
Quand ils sont venus prendre mon voisin
C'était trop tard, je n'y pouvais plus rien

{x4:}
Aujourd'hui qu'ils sont là pour me prendre
Il n'y a plus personne pour me défendre !





samedi 2 mai 2015

Marc Robine "La fleur rouge "Poème de René Guy Cadou, Gilles Servat



"Ah! que le temps vienne
Où les cœurs s'éprennent."


Rimbaud




Poème de René Guy Cadou.




A la place du ciel
Je mettrai son visage
Les oiseaux ne seront
Même pas étonnés

Et le jour se levant
Très haut dans ses prunelles
On dira: "le printemps
Est plus tôt cette année?"

Beaux yeux, belle saison
Viviers de lampes claires
Jardins qui reculez
Sans cesse l'horizon

On fait déjà les foins
Le long de ses paupières
Les animaux peureux
Viennent à la maison

Je n'ai jamais reçu
Tant d'amis à ma table
Il en vient chaque jour
De nouvelles étables

L'un apporte sa faim
Un autre la douleur
Nous partageons le peu
Qui reste tous en choeur

Qu'un enfant attardé
Passe la porte ouverte
Et devinant la joie
Demande à me parler

Pour le mener vers moi
Deux mains se sont offertes
Si bien qu'il a déjà
Plus qu'il ne désirait

La chambre est encombrée
De rivières sauvages
Dans le foyer s'envole
Une épaisse forêt

Et la route qui tient
En laisse les villages
Traîne sa meute d'or
Jusque sous les volets

Tous mes fruits merveilleux
Tintent sur mon épaule
Son sang est sur ma bouche
Une flûte enchantée

Je lui donne le nom
De ma première enfance
De la première fleur
Et du premier été