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dimanche 20 décembre 2015

Pralongià, Val Badia : Un nid sous le ciel bleu des Dolomites






PRALONGIA : 
À 2000 mètres d'altitude,
 le Paradis n'est pas si loin 




Lieu de repos et de pensée 





Routes menant  nowhere





même les bancs sont éternels  




buissons hivernaux  pleins de vie 




panneaux qui  swinguent

...

Non! Le Paradis n'est pas si loin !


vendredi 2 janvier 2015

Bonne et Inutile Année 2015 !!!!







Je me souviens que j'avais  feuilleté en janvier dernier

 Le Monde des Livres  

et j'avais été  tout de suite sidéré par cet article 

de Jean Birbaum

 introduisant  la parution en France de


Je ne connais, malheureusement ,  ni l’auteur (italien ! pourtant )
ni son livre, mais je trouve que le commentaire du journaliste adhère
parfaitement à la fonction que l’école devrait avoir  « dans cette
période de crise … »


« Quand triomphent l’utilitarisme et l’égoïsme le plus sinistre … il faut réaffirmer la valeur essentielle des activités qui résistent à la pure logique marchande. En ce début d’une année qui s’annonce rude, gardons en tête ce précieux adage : la littérature et les idées sont d’autant plus fécondes qu’elles passent pour futiles ; c’est leur gratuité même qui donne du prix à nos existences »




Bonne et inutile année 2015 !






Un de ses élèves demanda un jour à Euclide quel avantage il pourrait retirer de son enseignement. Le grand mathématicien fit alors venir un esclave et lui ordonna de donner une obole à cet étudiant. "Parce qu'il a besoin de tirer un profit de ce qu'il apprend...", lança le Maître, cinglant. Nuccio Ordine commente la scène dans un bref essai intitulé L'Utilité de l'inutile, à paraître aux Belles Lettres (158 p., 5,50 €, en librairie le 16 janvier). Ce spécialiste des études littéraires et de la Renaissance, qui enseigne en Italie mais aussi aux Etats-Unis et en France, propose là un texte idéal pour bien commencer l'année.
Sous-titré Manifeste, son livre est composé comme un florilège de citations qui valent bonnes résolutions pour 2013. Signés Pétrarque, Kant, Leopardi ou Calvino, ces aphorismes convergent tous vers une même conviction : les amis de la littérature et du savoir ont le droit de refuser toute obligation de rendement immédiat, toute finalité purement pratique ou "profitable" ; ils ont donc le devoir de demeurer fidèles à l'éthique d'une recherche désintéressée. "Si on ne comprend pas l'utilité de l'inutile, l'inutilité de l'utile, on ne comprend pas l'art", tranchait Ionesco. Cela vaut tout autant pour les sciences, rappelait jadis le pédagogue américain Abraham Flexner dans un texte publié en annexe dans le même volume et traduit pour la première fois en français : la plupart des découvertes fondamentales qui ont fait progresser l'humanité ont été l'oeuvre d'individus qui étaient animés par la simple envie de satisfaire leur curiosité, écrivait Flexner en 1939.
C'est dans les périodes de crise, ajoute pour sa part Nuccio Ordine, quand triomphent"l'utilitarisme et l'égoïsme le plus sinistre", qu'il faut réaffirmer la valeur essentielle des activités qui résistent à la pure logique marchande. En ce début d'une année qui s'annonce rude, gardons en tête ce précieux adage : la littérature et les idées sont d'autant plus fécondes qu'elles passent pour futiles ; c'est leur gratuité même qui donne du prix à nos existences. En 2013, faisons voeu d'inutilité !


Jean Birnbaum










dimanche 19 octobre 2014

André Gide : "Les Nouvelles Nourritures Terrestres"(1935) Plaidoyer pour un bonheur partagé





 Bien avant Gide, La Bruyère avait écrit

 « Il y a une espèce de honte d’être heureux à la vue
  de certaines misères » ,

 de même Baudelaire dans l’Art Romantique (1851)

« Si l’idée de la Vertu et de l’Amour universel n’est
 pas mêlée à tous nos plaisirs, tous nos plaisirs 
deviendront torture  et remords ».


Gide essaie de concilier les exigences du bonheur
 individuel et celles du bonheur d’autrui.








En vérité, le bonheur qui prend élan sur la misère, 

je n’en  veux pas. Une richesse qui prive un autre,
 je n’en veux pas. Si mon vêtement dénude autrui, 
j’irai nu. Ah ! tu tiens table ouverte, Seigneur
 Christ ! et ce qui fait la beauté de ce festin
 de ton royaume, c’est que tous y sont conviés.
Il y a sur terre de telles immensités de misère, 
de détresse, de gêne et d’horreur, que l’homme 
heureux n’y peut songer sans prendre honte de 
son bonheur. Et pourtant ne peut rien pour 
le bonheur d’autrui celui qui ne sait être 
heureux lui-même. Je sens en moi l’impérieuse 
obligation d’être heureux. Mais tout bonheur
 me paraît haïssable qui ne s’obtient qu’aux
 dépens d’autrui et par des possessions dont 
on le prive. Un pas de plus et nous abordons 
la tragique question sociale. Tous les arguments
 de ma raison ne me retiendront pas sur la pente 
du communisme. Et ce qui me paraît une erreur, 
c’est d’exiger de celui qui possède la distribution 
de ses  biens ; mais quelle chimère que d’attendre,
 de celui qui  possède, un renoncement volontaire 
à des biens – auxquels  son âme reste attachée. 
Pour moi j’ai pris en aversion toute possession
 exclusive ; c’est de don qu’est fait mon bonheur,
 et la mort ne me retirera des mains pas grand’chose.
 Ce  dont  elle me privera le plus c’est des biens épars,
 naturels, échappant  à la prise et communs à tous ; 
d’eux surtout je me  suis soûlé. Quant au reste, je
 préfère le repas d’auberge à la  table la mieux servie,
 le jardin public au plus beau parc enclos de murs, 
le livre que je ne crains pas d’emmener en promenade
 à l’édition la plus rare, et, si je devais être seul 
à pouvoir contempler une œuvre d’art, plus elle
 serait belle  et plus l’emporterait sur la joie ma tristesse.
Mon bonheur est d’augmenter celui des autres. 
J’ai besoin  du bonheur de tous pour être heureux.


André Gide  Nouvelles Nourritures (1935) Ed. Gallimard


















mardi 8 juillet 2014

Le magasin des suicides: du roman de Jean Teulé au film











Le magasin des suicides






ALLOCINE














Avec la crise qui vous défrise

(Avec la crise qui vous défrise)

Quoi de plus doux qu'une mort exquise

(Une mort exquise)

Soyez lucides et pas timides

(Soyez lucides et pas timides)

Y a pas à dire

Vive le suicide!



Entrez, entrez

N'ayez pas peur

Nous sommes ouverts

Jusqu'à 20 heures

Tout est limpide

Rien n'est trompeur

Vous faire mourir

C'est notre bonheur!



Si ça vous coûte

Le premier pas

N'oubliez pas

Que nous sommes là

Pour vous aider

Sans tralala

A passer de vie à trépas!

(De vie à tépas)



Avec la crise qui vous défrise

(Avec la crise qui vous défrise)

Quoi de plus doux qu'une mort exquise

(Une mort exquise)

Soyez lucides et pas timides

(Soyez lucides et pas timides)

Y a pas à dire

Vive le suicide!



Soyez bienvenus

Au Paradis

Fin des soucis

C'est comme je vous l'dit

Tout est possible

Rien interdit

Rien mise à part

Qu'on n'fait pas crédit!



Pour partir y a tellement de façons

Grand choix mortel de 300 poisons

Sans oublier la pendaison

C'est sa passion !

Rien que d'y pensez j'ai le frisson

Le grand frisson!



Avec la crise qui vous défrise

(Avec la crise qui vous défrise)

Quoi de plus doux qu'une mort exquise

(Une mort exquise)

Soyez lucides et pas timides

(Soyez lucides et pas timides)

Y a pas à dire

Vive le suicide!



Tous nos produits sont de qualité

Nous garantissons le décès

Notre devise pour assurer

Soit trépassé soit remboursé!



On est utile à toute la ville

(Ils sont utiles à toute la ville)

Et quelque soit votre profil

(Notre profil)

Oubliez tout mourrez tranquilles

(Oublions tout mourrons tranquilles)

Adieu la vie ainsi soit t-il