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samedi 26 novembre 2016

Saint-Exupéry sa vie et son oeuvre












Antoine Jean-Baptiste Marie-Roger de SAINT-EXUPÉRY (1900-1944) : Troisième des cinq enfants d'une famille de l'aristocratie (son père portait le titre de vicomte), il vécut une enfance heureuse dans les propriétés familiales de Saint-Maurice-de-Rémens (Ain)






 et du château de La Môle (Var), bien qu'il perdît son père dès l'âge de quatre ans.




Le château de La Mole, un peu d'histoire(s)

Il fut très lié à sa mère, dont la sensibilité et la culture le marquèrent profondément et avec qui il entretint toute sa vie une volumineuse correspondance. Ce paradis de l’enfance lui fit attacher une valeur irremplaçable aux racines, à la demeure. Il y sentit son intérêt pour la mécanique et pour l'aviation : il reçut son baptême de l'air en 1912, à l'aérodrome d'Ambérieu, et cette passion ne le quitta plus.



1917 Antoine de Saint-Exupéry obtient son baccalauréat.
Antoine de Saint-Exupéry entre au Lycée Saint-Louis, pour préparer le concours d'entrée de l'Ecole Navale.

1921 Au printemps, Antoine effectue son service militaire à Strasbourg dans l'armée de l'air. Il est d'abord affecté à l'atelier de réparation; il rêve toujours de devenir pilote. Ayant réalisé des économies pour prendre des leçons, il effectue ses premiers vols en double commande. Puis après vingt heures d'entraînement il monte seul à bord d'un avion . Lors de l'un de ces vols en solitaire, il réussit à se poser de justesse, alors que l'appareil est en flammes. Ce grave incident permet de révéler son sang froid et sa maîtrise.
Après trois mois, il rejoint le 37ème Régiment d'Aviation de Chasse, à Casablanca au Maroc. C'est là qu'il obtient son brevet civil.

1926 En avril, il publie une de ses nouvelles, L'Aviateur, dans la revue Le Navire d'Argent.

1928 En tant que chef d'escale de Cap Juby Saint-Exupéry est chargé d'aller sauver les pilotes tombés en panne dans le désert ou encore aux mains des Maures. Il passe ses nuits à écrire Courrier Sud.

1929 Saint-Exupéry rentre en France et présente le manuscrit de Courrier Sud à l'éditeur Gaston Gallimard. Celui-ci accepte son manuscrit et lui propose un contrat d'édition pour d'autres romans.
Quelques mois plus tard , en compagnie de Mermoz et Guillaumet, Saint-Exupéry part pour l'Amérique du Sud afin d'y étudier la possibilité de créer de nouvelles lignes aériennes. En octobre, Saint Exupéry arrive à Buenos-Aires et est nommé Directeur de Aeropostal Argentina. Il crée la ligne qui relie l'Argentine à la Patagonie (Buenos-Aires à Punta Arenas).
Saint-Exupéry commence à écrire Vol de Nuit.
Publication de Courrier Sud.

1930 Le 7 avril, Saint-Exupéry est nommé chevalier de la Légion d'honneur au titre de l'aéronautique civile, pour les exploits qu'il a réalisés à Cap Juby

1931 En janvier, il rentre à Paris.
En mars, il épouse Consuelo Suncin.
En décembre, Vol de Nuit, préfacé par André Gide, obtient le prix Fémina. Ce roman aura un immense succès.

1934 En avril, il parvient à entrer chez Air-France : il est chargé de réaliser des voyages d'études et des conférences. Son salaire élevé lui permet d'en finir avec ses problèmes financiers.

1936 De retour à Paris, il publie le récit de son aventure dans L'Intransigeant, puis il enregistre, pour la radio, Atterrissage forcé dans le désert.


1938 En janvier, départ pour New-York.
Il tente un raid de New-York à la Terre-de-Feu, mais son avion s'écrase au Guatemala. Il reste 5 jours dans le coma, et souffre , entre autres, de sept fractures du crâne. La convalescence qui s'ensuit lui permet d'avancer dans la rédaction du manuscrit de Terre des Hommes

1940 Saint-Exupéry réalise plusieurs missions : vols de reconnaissance au-dessus de l'Allemagne et sur Arras qui lui vaudront une citation et la Croix de Guerre.

Le 9 juin, dernière mission de guerre.

1941 Saint-Exupéry réside à New-York puis en Californie. il y commence Pilote de Guerre .

1943 En février, il publie : Lettre à un Otage (qui était à la base une lettre adressée à Léon Werth).

Le 6 avril parait Le Petit Prince
Pilote de Guerre est interdit en France par les Allemands.

1944 Le 31 juillet, il s'envole pour une mission de reconnaissance sur Grenoble et Annecy: Il décolle à 8 H 45 et dispose de 6 heures d'autonomie d'essence.


A 14 h.45, il n'est toujours pas rentré ...



dimanche 2 octobre 2016

Antoine de saint-Exupéry "Le Petit Prince"


Je sais que mes chers élèves de V D 

sont en train d'apprendre par coeur 

un morceau de ce magnigique conte.

Dans l'attente de recommencer ...

ensemble ...

quelques suggestions de travail 

et un questionnaire à compléter 

dans  le cahier



Résultat de recherche d'images pour "le petit prince"



A LÉON WERTH

Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse: cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse: cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse: cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a bien besoin d’être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace:


A LÉON WERTH

QUAND IL ÉTAIT PETIT GARÇON

lepetitprince.com/genese/














QUESTIONNAIRE
1-      Recherchez les dates de naissance et de mort de Saint-Exupéry.
2-      Etait-il marié ? Avait-il des enfants ?
3-      Quels étaient les métiers de cet homme ?
4-      Comment et où est-il mort ?
5-      Citez ses quatre romans.
6-      Dans quel pays a été écrit Le Petit Prince ?
7-      En quelle année paraît-il dans ce pays ?
8-      Pourquoi ce livre a-t-il été écrit dans ce pays ?
9-      Qui est Léon Werth ?







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vendredi 16 janvier 2015

"NOTTE AL LICEO CLASSICO CAIROLI" 16 janvier 2015 : A. de Saint-Exupéry "Vol de nuit" (1931)







VOL DE NUIT (1931)

“Pour moi, voler ou écrire, c’est tout un”
 
L’histoire de  Vol de Nuit  se situe en amérique du Sud 
dans les années 1920, lors de la naissance de l’aviation commerciale.

    Rivière, qui dirige une équipe de l'Aéropostale en Amérique du Sud, cherche à démontrer que le courrier est acheminé plus rapidement par avion que par chemin.
Le récit raconte  l’histoire du pilote Fabien qui se perd lors d’un vol de nuit dans la tempête. Face à l'épouse de celui-ci, Rivière comprend que l'amour et le sens du devoir sont deux idéaux incompatibles.

      De ses années de vols, A. de Saint-Exupéry rapporte des valeurs essentielles :les sens de la fraternité, la notion de dépassement de soi   et l’importance des relations humaines.
     On peut remarquer que lorsque des discrets éléments  viennent individualiser les personnages , comme la maladie de Rivière,  (atteint  vraisemblablement  d’un cancer)  le drame personnel est immédiatement conçu comme un moyen de mieux comprendre le monde  et d’agir sur lui. 
       Son propre mal  lui enseignait  beaucoup de choses: Cela ouvre certaines fenêtres, pensait-il

    Tout comme le récit , bref et tendu vers sa fin, scandé en XXIII chapitre, la phrase du roman est marquée généralement par sa brièveté et profilée  pour la vitesse comme un fuselage  d’avion  (Lucien Giraudo)

      D’une écriture sobre  et classique, l’auteur nous  attire dans un monde de couleurs  et de  mouvement  à l’instar du peintre d’ Hélice  Robert Delaunay . “L’or du soirdes collines que survole  le pilote Fabien  fait place bientôt  à l’ombre et à la nuit  pareil à une fumée sombre”. A’ l’image du pilote saisi dans le mouvement circulaire des airs , le regard du spectateur est capté par l’effet giratoire  provoqué par la forme de l’hélice.




    XVI Fabien "errait parmi les étoiles..."

     Il monta, en corrigeant mieux les remous, grâce aux repères qu'offraient les étoiles. Leur aimant pâle l'attirait. Il avait peiné si longtemps, à la poursuite d'une lumière, qu'il n'aurait plus lâché la plus confuse. Riche d'une lueur d'auberge, il aurait tourné jusqu'à la mort, autour de ce signe dont il avait faim. Et voici qu'il montait vers des champs de lumière.
      Il s'élevait peu à peu, en spirale, dans le puits qui s'était ouvert, et se refermait au-dessous de lui. Et les nuages perdaient, à mesure qu'il montait, leur boue d'ombre, ils passaient contre lui, comme des vagues de plus en plus pures et blanches. Fabien émergea.
      Sa surprise fut extrême: la clarté était telle qu'elle l'éblouissait. Il dut, quelques secondes, fermer les yeux. Il n'aurait jamais cru que les nuages, la nuit, pussent éblouir. Mais la pleine lune et toutes les constellations les changeaient en vagues rayonnantes.
       L'avion avait gagné d'un seul coup, à la seconde même où il émergeait, un calme qui semblait extraordinaire. Pas une houle ne l'inclinait. Comme une barque qui passe la digue, il entrait dans les eaux réservées. Il était pris dans une part de ciel inconnue et cachée comme la baie des îles bienheureuses. La tempête, au-dessous de lui, formait un autre monde de trois mille mètres d'épaisseur, parcouru de rafales, de trombes d'eau, d'éclairs, mais elle tournait vers les astres une face de cristal et de neige.

        Fabien pensait avoir gagné des limbes étranges, car tout devenait lumineux, ses mains, ses vêtements, ses ailes. Car la lumière ne descendait pas des astres, mais elle se dégageait, au-dessous de lui, autour de lui, de ces provisions blanches.
           Ces nuages, au-dessous de lui, renvoyaient toute la neige qu'ils recevaient de la lune. Ceux de droite et de gauche aussi, hauts comme des tours. Il circulait un lait de lumière, dans lequel baignait l'équipage. Fabien, se retournant, vit que le radio souriait.
        – Ça va mieux! criait-il.
        Mais la voix se perdait dans le bruit du vol, seuls communiquaient les sourires. «Je suis tout à fait fou, pensait Fabien, de sourire: nous sommes perdus.»
        Pourtant, mille bras obscurs l'avaient lâché. On avait dénoué ses liens, comme ceux d'un prisonnier qu'on laisse marcher seul, un temps, parmi les fleurs.
         «Trop beau», pensait Fabien. Il errait parmi des étoiles accumulées avec la densité d'un trésor, dans un monde où rien d'autre, absolument rien d'autre que lui, Fabien, et son camarade, n'était vivant. Pareils à ces voleurs des villes fabuleuses, murés dans la chambre aux trésors dont ils ne sauront plus sortir. Parmi des pierreries glacées, ils errent, infiniment riches, mais condamnés.






Salì, correggendo meglio che poteva i risucchi, grazie ai punti di riferimento che offrivan le stelle. La loro calamita pallida lo attirava. Aveva tanto e così lungamente sofferto alla ricerca d'una luce,  che, trovatala, non a-vrebbe più abbandonato la più confusa. Ricco d'un chiarore d'albergo, avrebbe  girato sino alla morte, attorno a quel segno di cui aveva fame. Edecco che saliva verso il campo di luce.

Saliva a poco a poco, a spirale, nel pozzo che s'era aperto e che si ri-chiudeva sotto di lui. E, a misura ch'egli saliva, le nuvole perdevano il lorofango d'ombra, passavano contro di lui, simili a onde sempre più bianche.Fabien emerse.
La sua sorpresa fu estrema: la luce era tale che abbagliava. Per qualchesecondo fu costretto a chiudere gli occhi. Non avrebbe mai creduto che, dinotte, le nubi potessero abbagliare. Ma la luna piena e tutte le costellazionile mutavano in onde raggianti.
L'aeroplano era improvvisamente sboccato, nello stesso attimo in cuiera emerso,  in una calma che pareva straordinaria. Non un'onda che lo fa-cesse inclinare. Come una barca  quando passa la diga, esso entrava in ac-que riservate. Era preso in una parte sconosciuta di cielo, nascosta come larada  delle isole felici. Sotto di lui, la tempesta formava un altro mondo ditremila metri di spessore, percorso da raffiche, da trombe d'acqua, da lam- pi; ma essa volgeva agli astri  una faccia di neve e di cristallo.
Fabien s'immaginava d'aver raggiunto uno strano limbo, perché tutto sifaceva luminoso; le sue mani, le sue vesti, le sue ali. La luce non scendevadagli astri, ma si sprigionava, sotto di lui, intorno a lui, da quei depositi bianchi.
Quelle nuvole sotto di lui, rimandavan tutta la neve che ricevevano dallaluna; anche quelle a destra e a sinistra, alte come torri.  Ovunque scorrevaun latte di luce, nel quale l'equipaggio si immergeva beato.  Fabien, volgendosi, vide che il radiotelegrafista sorrideva.
«Va meglio!» gridò.
Ma la sua voce si perdeva nel rumore del volo; soltanto i sorrisi comunicavano. "Sono assolutamente pazzo" pensava Fabien; "sorrido mentre siamo perduti." 
Nondimeno mille braccia oscure l'avevano abbandonato. I suoi lacci erano stati slegati,  come quelli d'un prigioniero lasciato libero di camminare, per un po', tra i fiori.
"Troppo bello" pensò Fabien. Errava tra le stelle accumulate con la den-sità d'un tesoro, in un mondo nel quale nulla, all'infuori di lui, Fabien, e delsuo compagno, era vivo. Essi sono simili a quei ladri delle città favolose, murati entro la cameradel tesoro dalla quale non potranno più uscire. Ed errano,  in mezzo a quellagelida gioielleria notturna, infinitamente ricchi, ma condannati.



Et si vous le souhaitez 

lisez-le en entier!











jeudi 28 août 2014

Antoine de Saint-Éxupéry "Vol de nuit" (1931) ... Dans un Sahara d'Étoiles










 "Trop beau ", pensait Fabien




  XVI


"Il monta, en corrigeant mieux les remous, grâce aux repères
qu'offraient  les étoiles. Leur aimant pâle l'attirait. Il avait peiné
 si longtemps, à la poursuite d'une lumière, qu'il n'aurait plus lâché
la plus confuse. Riche d'une lueur d'auberge, il aurait tourné jusqu'à
la mort, autour de ce signe dont il avait faim. Et voici qu'il montait
vers des champs de lumière.
Il s'élevait peu à peu, en spirale, dans le puits qui s'était ouvert, et
 se refermait au-dessous de lui. Et les nuages perdaient, à mesure
qu'il montait, leur boue d'ombre, ils passaient contre lui, comme
des vagues de plus en plus pures et blanches. Fabien émergea.
Sa surprise fut extrême: la clarté était telle qu'elle l'éblouissait.
Il dut, quelques secondes, fermer les yeux. Il n'aurait jamais cru
que les nuages, la nuit, pussent éblouir. Mais la pleine lune et
toutes les constellations les changeaient en vagues rayonnantes.
L'avion avait gagné d'un seul coup, à la seconde même où
il émergeait, un calme qui semblait extraordinaire. Pas une houle
ne l'inclinait. Comme une barque qui passe la digue, il entrait dans
 les eaux réservées. Il était pris dans une part de ciel inconnue et 
cachée comme la baie des îles bienheureuses. La tempête,
au-dessous de lui, formait un autre monde de trois mille mètres 
d'épaisseur, parcouru de rafales, de trombes d'eau, d'éclairs,
mais elle tournait vers les astres une face de cristal et de neige.
Fabien pensait avoir gagné des limbes étranges, car tout devenait
lumineux, ses mains, ses vêtements, ses ailes. Car la lumière ne
descendait pas des astres, mais elle se dégageait, au-dessous
 de lui, autour de lui, de ces provisions blanches.
Ces nuages, au-dessous de lui, renvoyaient toute la neige qu'ils
recevaient de la lune. Ceux de droite et de gauche aussi, hauts
comme des tours. Il circulait un lait de lumière, dans lequel
baignait l'équipage. Fabien, se retournant, vit que le radio souriait.
– Ça va mieux! criait-il.
Mais la voix se perdait dans le bruit du vol, seuls communiquaient
 les sourires. «Je suis tout à fait fou, pensait Fabien, de sourire:
 nous sommes perdus.»
Pourtant, mille bras obscurs l'avaient lâché. On avait dénoué ses
liens, comme ceux d'un prisonnier qu'on laisse marcher seul,
un temps, parmi les fleurs.
«Trop beau», pensait Fabien. Il errait parmi des étoiles
 accumulées avec la densité d'un trésor, dans un monde où
rien d'autre,  absolument rien d'autre que lui, Fabien, et son
camarade, n'était vivant. Pareils à ces voleurs des villes
fabuleuses, murés dans la chambre aux trésors dont ils ne
sauront plus sortir. Parmi des pierreries glacées, ils errent,
infiniment riches, mais condamnés."




Antoine de Saint-Exupéry Vol de nuit (1931)

 Ed folioplus  classiques p.71-72


  
Vol de nuit” (1931) : Rivière, qui dirige une équipe de l'Aéropostale en Amérique du Sud, cherche à démontrer que le courrier est acheminé plus rapidement par avion que par chemin de fer : «C’est pour nous une question de vie ou de mort, puisque nous perdons, chaque nuit, l’avance gagnée, pendant le jour, sur les chemins de fer et les navires.» Fabien, l'un des hommes de l'équipe, est porté disparu à la suite d'un vol périlleux. Face à l'épouse de celui-ci, Rivière comprend que l'amour et le sens du devoir sont deux idéaux incompatibles. À la fin du roman, il reste décidé à continuer les vols de nuit : «La défaite qu'a subie Rivière est peut-être un engagement qui rapproche de la vraie victoire. L'événement compte seul.» (chap. XXIII).





alalettre.com













Aéroport
Du bout du monde.
Fin de tournée.
Avion retard.
Long, ce départ.
J'suis excédée.
Dans salle d'attente,
Mal sur sa chaise,
Drôle de p'tite fille,
Très sautillante, très énervée.
Drôle de pilote
Et drôle de tête.
On va tomber.
Drôle d'ambiance,
Drôle de jeune homme,
Drôle de chapeau,
Drôle de lunettes,
Drôle d'humeur,
Drôle d'avion,
Envol.

Vol de nuit via-Paris,
Envol.
Vol de nuit, sur ciel gris,
Je vole.
Vol de nuit
Du bout du monde
Au monde.
Tu vois, je pense à toi.
Drôle de voix,
Drôle de présence
A mes côtés,
Drôle de regard,
Drôle de charme,
Drôle de sourire
A demi,
Drôle d'émoi,
Drôle de mouvance,
Vertige.

Vol de nuit, vol d'Amour.
En vol,
Plaisir fou
De passion.
On vole, sur vol de nuit.

Voler la vie.
Plonger.
Avion géant
Sur l'océan.
Beauté.
Voleurs de vie,
Voleurs de nous.
Sur les nuages,
Voleurs d'images
Voleurs de tout.
Voler le ciel
Et d'étoiles, voler.
Voler la nuit
Et l'aube pâle.
On voulait tout.
On a tout pris,
Tout partagé,
Soleils de pluies
Sur les montagnes
Enneigées.
On voulait tout.
On a tout pris,
Toute une vie
En une nuit
Sur vol de nuit.

Beau, beau,
Tout cet Amour, tout cet Amour,
Tout cet Amour là.
Beau
A vivre,
Vivre.
Tout, tout,
On s'est tout donné,
Donné tout.
On a vécu
Toute une vie, toute une vie
En une nuit,
Sur vol de nuit,
Vol de nuit, vol de nuit,
Vol de nuit...