mercredi 17 octobre 2018

Courbet : L'atelier du peintre









C’est le monde qui vient se faire peindre chez moi »
En 1854 ou 1855, Gustave Courbet peignit un grand tableau de 6 mètres sur 3 mètres, L’Atelier du peintre. Refusé à l’Exposition universelle, l’œuvre est apparue au grand jour dans une exposition personnelle de l’artiste. La majorité du public en fit une lecture relativement simple.

Au milieu de la toile, apparaissant dans une pose orgueilleuse, l’artiste se reculait du chevalet pour juger de son esquisse ; à quelque distance posait un modèle (était-ce une figure destinée à animer le paysage ; à côté de Courbet se tenait un petit paysan, admiratif ; une femme du monde, donnant le bras à son mari, visitait l’atelier ; des poètes, des musiciens, des amoureux devisaient ; à gauche du peintre se coudoyaient, aux yeux toujours d’un public profane mais déjà habitué aux typologies sociales (les PhysiologieLes Français peints par eux-mêmes connaissaient un grand succès), un mendiant, un juif, une femme du peuple, un croque-mort, un Hercule de foire, un braconnier… Tel était cet étonnant tableau, dont Courbet avait dit lui-même dans une lettre adressée à Champfleury : « Vous comprendrez comme vous pourrez. Les gens qui veulent juger auront de l’ouvrage, ils s’en tireront comme ils pourront. Pourquoi cette difficulté ? Elle tient essentiellement à deux choses : d’une part, le tableau prend une tout autre dimension dès lors que l’on y perçoit non point tant des types que des portraits ; d’autre part, L’Atelier a un sous-titre singulier – Allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique –, mêlant deux termes en apparence antinomiques : Allégorie / Réalité. »





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mardi 16 octobre 2018

Renaud & Axelle Red: Manhattan Kaboul


Il y a toujours quelque part un cygne blanc 


Une chanson contre les guerres qui 
Font de nous de la chair à canon
contre les  frontières 
et  tout type de discriminations 





Petit Portoricain, bien intégré quasiment New-Yorkais
Dans mon building tout de verre et d’acier
Je prends mon job, un rail de coke, un café


Petite fille Afghane, de l’autre côté de la terre
Jamais entendu parler de Manhattan
Mon quotidien c’est la misère et la guerre

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

Un 747, s’est explosé dans mes fenêtres
Mon ciel si bleu est devenu orage
Lorsque les bombes ont rasé mon village

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

So long, adieu mon rêve Américain
Moi, plus jamais esclave des chiens
Ils t'imposaient l’Islam des tyrans
Ceux-là n'ont-ils jamais lu le Coran?

Suis redevenu poussière
Je serai pas maître de l’univers
Ce pays que j’aimais tellement serait-il
Finalement colosse aux pieds d’argile?

Les dieux, les religions
Les guerres de civilisation
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations
Font toujours de nous de la chair à canon

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle


Chansons contre la guerre





vendredi 12 octobre 2018

jeran Ferrat : Oural Ouralou




Une très belle chanson de Jean Ferrat 

 dédiée à son chien 





C'est dans l'aube chère à Verlaine
Que tu courais notre domaine
Humant l'air des quatre saisons
Odeurs de thym et de bruyère
Sous tes pattes fraîches légères
S'élevaient comme une oraison
Berger des landes familières
Tu vivais digne et solitaire
Animal doué de raison
J'écris ce jour anniversaire
Où tu reposes sous la terre
À deux pas de notre maison

Hourrah oural ouralou
Oural ouralou
Hourrah oural ouralou
Oural ouralou




On voit souvent des souveraines
À la place des rois qui règnent
Rien qu'en posant leurs yeux dessus
Il faut se méfier du paraître
De nous deux qui était le maître
Nous ne l'avons jamais bien su
Tu vécus la vie parisienne
La nuit sur les quais de la Seine
Les music-halls et les tournées
Et cette vie qui fût la mienne
Il me semble que tu l'entraînes
À la semelle de tes souliers

Hourrah oural ouralou
Oural ouralou
Hourrah oural ouralou
Oural ouralou




Jour après jour il faut l'admettre
Voir ceux qu'on aime disparaître
C'est ce qui fait vieillir trop tôt
Au paradis des chiens peut-être
Ton long museau à la fenêtre
Tu nous accueilleras bientôt
Au triple galop caracole
Je vois tes pattes qui s'envolent
Chevauchant l'herbe et les nuées
Le vent siffle dans ton pelage
Vole vole mon loup sauvage
Comme au temps des vertes années

Hourrah oural ouralou
Oural ouralou
Hourrah oural ouralou
Oural ouralou.






mardi 9 octobre 2018

Analyse d'un document iconographique : Jan van Eyck. La Vierge du Chancelier Rolin (1435)



Analyse d'un document iconographique 

La Grande Librairie  (p.168-169)




La première moitié du XVe siècle marque une évolution profonde de l’art de peindre vers une représentation beaucoup plus réaliste. La maîtrise croissante des règles de la perspective linéaire et les possibilités techniques ouvertes par la peinture à l’huile conduisent peu à peu les peintres à abandonner l’idéalisation naïve du gothique. Cette évolution commence en Flandre avec les artistes qualifiés de primitifs flamands par les historiens de l’art.


Coucher de soleil à Monate 

La Renaissance marque un tournant dans l’histoire de l’Europe en multipliant les échanges entre pays européens comme l’Italie, la France, l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal. On entre dans l’époque moderne et l’on peut clairement identifier des éléments de rupture avec le Moyen Âge. C’est donc une période charnière pour notre Histoire. L’humanisme est le mouvement littéraire et culturel qui se développe pendant cette période. Des écrivains se retrouvent autour d’intérêts communs et marquent par leurs œuvres un tournant fondamental dans l’évolution de la langue et de la littérature française et européenne.

academie-en-ligne : 
Qu’est-ce que l’humanisme ?










vendredi 5 octobre 2018

Kendji : Pour oublier










Enfant des villes ou enfant des foins
On se fait tous une île
Pour aller bien
À l’horizon pas de boulot
C’est pas qu’on est con non 
c’est qu’on est trop
Alors on traque un peu de joie
Pour porter le sac quand ça va pas
Et demain l’horloge s’arrêtera
Comme dirait George, ça va de soi

On ira faire la fête
On ira faire les rois
Pour se vider la tête
Tout oublier tu vois
On ira faire la fête
On ira faire les rois
Pour se vider la tête

Pour oublier, pour oublier, pour oublier,
 pour oublier

Le temps qu’on passe à pleurer s’amoncelle 
dans nos valises
C’est du temps qui casse le dos, qui nous le brise
Oublier l’horloge qui tourne et nous tue
Comme dirait George, bien entendu

On ira faire la fête
On ira faire les rois
Pour se vider la tête
Tout oublier tu vois
On ira faire la fête
On ira faire les rois
Pour se vider la tête

Pour oublier, pour oublier, pour oublier, 
pour oublier

Y a plus ni futur ni passé, y a plus ni futur ni passé,
 y a plus ni futur ni passé
Danser, danser

Y a plus ni futur ni passé, y a plus ni futur ni passé, 
y a plus ni futur ni passé
Danser, danser
La la la la la la la la la la
La la la la la la la la la la
La la la la la la la la la la
La la la la la la la la la la

On ira faire la fête
On ira faire les rois
Pour se vider la tête
Tout oublier tu vois
On ira faire la fête
On ira faire les rois
Pour se vider la tête
Oh

Pour oublier, pour oublier, oui, pour oublier, 
pour oublier
Y a plus ni futur ni passé, y a plus ni futur ni passé, 
y a plus ni futur ni passé
Danser, danser
Y a plus ni futur ni passé, y a plus ni futur ni passé,
 y a plus ni futur ni passé
Danser, danser
La la la la la la la la la la
La la la la la la la la la la
La la la la la la la la la la
La la la la la la la la la la






dimanche 30 septembre 2018

CEDRIC HERROU : UN HOMME HONORABLE





Il y a des politiciens tout petits  petits  petits 

de part et d'autre 

et puis heureusement 


IL Y A DES  HOMMES ADMIRABLES 

CEDRIC HERROU


LIBRE

vient de sortir en salle (28 septembre)


SYNOPSIS

La Roya, vallée du sud de la France frontalière avec l'Italie. Cédric Herrou, agriculteur, y cultive ses oliviers. Le jour où il croise la route des réfugiés, il décide, avec d’autres habitants de la vallée, de les accueillir. De leur offrir un refuge et de les aider à déposer leur demande d'asile.
Mais en agissant ainsi, il est considéré hors la loi... Michel Toesca, ami de longue date de Cédric et habitant aussi de la Roya, l’a suivi durant trois ans. Témoin concerné et sensibilisé, caméra en main, il a participé et filmé au jour le jour cette résistance citoyenne. Ce film est l'histoire du combat de Cédric et de tant d’autres.






Applaudi au Festival de Cannes, le 17 mai, alors qu’il montait les marches en compagnie de migrants, enfariné par des militants d’extrême droite, le 17 septembre, au cinéma Le Navire, à Valence, au cours d’une avant-première du film. Ainsi va le destin contrasté de l’agriculteur Cédric Herrou, dont l’action est au cœur de Libre, documentaire signé Michel Toesca. Du moins l’intéressé n’a-t-il rien perdu de sa pugnacité ni de son humour, déclarant à nos confrères de France Bleu à la suite de l’incident : « Ce n’est pas avec de la farine que l’on va régler le problème. D’ailleurs, j’ai vu que les paquets venaient d’Argentine. Ils pourraient faire travailler les paysans français. Comme dirait ma mère, c’est pas bien de jouer avec de la nourriture ! »











On n'est pas couché