samedi 22 septembre 2018

Valéry Larbaud : Carpe diem







Je remercie ma collègue 

Madame Vittoria Barbieri 

qui me rappelle ce magnifique poème 





Carpe diem...

   
Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise,
D’un gris doux, la terre est bleue et le ciel bas
Semble tout à la fois désespéré et tendre ;
Et vois la salle de la petite auberge
Si gaie et si bruyante en été, les dimanches,
Et où nous sommes seuls aujourd’hui, venus
De Naples, non pour voir Baïes et l’entrée des Enfers,
Mais pour nous souvenir mélancoliquement.

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise,
Mon amie, ô ma bonne amie, ma camarade !
Je crois qu’il est pareil au jour
Où Horace composa l’ode à Leuconoé.
C’était aussi l’hiver, alors, comme l’hiver
Qui maintenant brise sur les rochers adverses la mer
Tyrrhénienne, un jour où l’on voudrait
Écarter le souci et faire d’humbles besognes,
Être sage au milieu de la nature grave,
Et parler lentement en regardant la mer...

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise...
Te souviens-tu de Marienlyst ? (Oh, sur quel rivage,
Et en quelle saison sommes-nous ? je ne sais.)
On y va d’Elseneur, en été, sur des pelouses
Pâles ; il y a le tombeau d’Hamlet et un hôtel
Éclairé à l’électricité, avec tout le confort moderne.
C’était l’été du Nord, lumineux, doux voilé.
Souviens-toi : on voyait la côte suédoise, en face,
Bleue, comme ce profil lointain de l’Italie.
Oh ! aimes-tu ce jour autant que moi je l’aime ?

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise...
Oh ! que n’ai-je passé ma vie à Elseneur !
Le petit port danois est tranquille, près de la gare,
Comme le port définitif des existences.
Vivre danoisement dans la douceur danoise
De cette ville où est un château avec des dômes en bronze
Vert-de-grisés ; vivre dans l’innocence, oui,
De n’importe quelle petite ville, quelque part,
Où tout le monde serait pensif et silencieux,
Et où l’on attendrait paisiblement la mort.

Cueille ce triste jour d’hiver sur la mer grise,
Et laisse-moi cacher mes yeux dans tes mains fraîches ;
J’ai besoin de douceur et de paix, ô ma sœur.
Sois mon jeune héros, ma Pallas protectrice,
Sois mon certain refuge et ma petite ville ;
Ce soir, mi Socorro, je suis une humble femme
Qui ne sait plus qu’être inquiète et être aimée.




Ne nous prenons pas au sérieux
 il n'y aura aucun survivant





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mardi 18 septembre 2018

Zazie : Oui











  

Non
Pas le temps
T'as pas l'argent
Pas la solution
Mais oui
Puisque c'est ta vie
Puisque c'est ton cœur
Qui te guidera




Oh non
Ne dis pas non
Que t'as plus l'âge
Et plus le courage

Mais oui
Puisque dans tes mains
Tu trouves la force
De serrer les miennes




Tant qu'on danse encore
Tant qu'on rêve encore

  
Que ça change un jour
Ça vaut la peine
Tant qu'on aime encore
Tant qu'on pleure encore
C'est qu'on croit toujours
Que ça vaut la peine


Mais non
C'est pas mon nom
Pas mon argent
Pas la solution
Mais oui
Tant que je n'oublie
Pas que c'est mon coeur
Qui me guidera





Pour te dire encore
Que je doute encore
Que ça change un jour
J'ai de la peine
Mais j'essaie toujours
On ne sait jamais
Si ça change un jour
Ça vaut la peine
Ça vaut la peine




Mais oui
Il n'y a qu'une voie
Et C'est dans nos cœurs
Qu'on la trouvera
Pour qu'on danse encore
Pour qu'on rêve encore
Que ça change un jour
Ça vaut la peine
Tant qu'on aime encore
Qu'on respire encore
Je crois toujours
Que ça vaut la peine





Alors danse encore
Rêve encore
Dis-toi toujours
Que ça vaut la peine

Tant qu'on aime encore
Qu'on sème encore
Mon amour
Ça vaut la peine




mercredi 12 septembre 2018

Rentrée au lycée classique "Cairoli" : I V D 2018 - 2019


Bonne Rentrée à Tous 








I V D 2018 - 2019

Beatrice, Vittoria, Elisa, Sofia, Maria, Gloria, Sveva, Susanna, Linda, Roberta Denisa, , Gaia, Isabeau, Sofia Alice,  Samuele, Davide Josef, Beatrice, Giulio, Martina, Matteo, Camilla, Giulia

On est là, on vous attend 

 BIENVENUE 

au Lycée Classique 


Ernesto Cairoli







SEPT CONSEILS POUR REUSSIR AU LYCEE


Quand on arrive au lycée, on a souvent de fausses angoisses; 

tu te rendras vite compte qu'elles sont sans fondement.


En revanche, la classe de IV ginnasio  présente de vrais 


problèmes pour l'élève qui vient de terza media.


Des séances de méthodologie menées par ton professeur 

principal viendront également renforcer tes compétences.


Voici dès à présent quelques conseils qui devraient t'aider 

dans ta nouvelle vie de lycéen(ne):

POUR RÉUSSIR DANS TES ETUDES, 

IL CONVIENT DE


1° Bien MANGER

    c'est-à-dire avoir une alimentation équilibrée

 

2° Bien DORMIR

    ...la nuit !



3° Bien TE CONNAITRE 

    Quelle est TA manière de "fonctionner" mentalement 


quand tu  fais un effort pour te concentrer, comprendre, 

apprendre, mémoriser ?

     Es-tu plutôt "visuel(le)" ou plutôt "auditif(ve)" ?



4° Bien ORGANISER ton temps et ton travail


5° Bien organiser tes NOTES DE COURS, 


ton CAHIER DE TEXTES, tes fiches de révision...


6° Bien suivre les CONSEILS méthodologiques 


que te donneront les professeurs. 

Ils sont propres à chaque matière.


Bien réfléchir à ce que tu veux faire plus tard : 



TE FIXER UN BUT.


     Quels sont tes atouts * ? Quels sont tes résultats?


 Quels sont tes progrès ?

     *Moyen, possibilité dont on dispose, qui permet de gagner, de réussir :

     car, bien sûr, tu vas progresser 


pendant toute cette année !

Un mot d'ordre donc pour  2018 - 2019 


NE JAMAIS TE DÉCOURAGER



                                            














mardi 11 septembre 2018

Robert Desnos : C'était un bon copain











C'était un bon copain

Il avait le cœur sur la main
Et la cervelle dans la lune

C'était un bon copain

Il avait l'estomac dans les talons 
Et les yeux dans nos yeux

C'était un triste copain

Il avait la tête à l'envers
Et le feu là où vous pensez



Mais non quoi il avait le feu au derrière.

C'était un drôle de copain

Quand il prenait les jambes à son cou
Il mettait son nez partout

C'était un charmant copain

Il avait une dent contre Etienne
A la tienne Etienne à la tienne mon vieux

C'était un amour de copain

Il n'avait pas la langue dans sa poche
Ni la main dans la poche du voisin

Il ne pleurait jamais dans mon gilet

C'était un copain

C'était un bon copain.

« Langage cuit » - Robert Desnos







Montpellier Saint Roch