vendredi 25 mai 2018

Montaigne, Les Essais, Livre III (1588) « un honnête homme c'est un homme mêlé »






Montaigne orne les poutres de sa bibliothèque de maximes, en latin ou en grec, d'auteurs anciens. Une seule est en français : « Que sais-je ? ». Sur la poutre la plus proche de son écritoire, l’adage latin de Térence : « Je suis homme et crois que rien d’humain ne m’est étranger. »




LICEO CLASSICO “E. CAIROLI” VARESE

SEZIONE ESABAC

BAC BLANC 

Prova di: LINGUA E LETTERATURA FRANCESE


Commentaire dirigé                      I  D


J'ai la complexion du corps libre, et le goût commun autant qu'homme du monde.
La diversité des façons d'une nation à autre ne me touche que par le plaisir de la variété. Chaque usage a sa raison. Soient des assiettes d'étain, de bois, de terre: bouilli ou rôti: beurre ou huile de noix ou d'olive: chaud ou froid, tout m'est un: et si un que vieillissant, j'accuse (1) cette généreuse faculté et aurais besoin que la délicatesse et le choix arrêtât l'indiscrétion(2) de mon appétit et parfois soulageât(3) mon estomac.
Quand j'ai été ailleurs qu'en France, et que, pour me faire courtoisie, on m'a demandé si je voulais être servi à la française, je m'en suis moqué et me suis toujours jeté aux tables les plus épaisses (4) d'étrangers.
J'ai honte de voir nos hommes (5) enivrés de cette sotte humeur de s'effaroucher(6) des formes contraires aux leurs: il leur semble être hors de leur élément quand ils sont hors de leur village.
Où qu'ils aillent, ils se tiennent à leurs façons et abominent(7) les étrangères. Retrouvent-ils un compatriote en Hongrie, ils festoient cette aventure: les voilà à se rallier et à se recoudre ensemble, à condamner tant de mœurs barbares qu'ils voient. Pourquoi non barbares, puisqu'elles ne sont françaises? Encore sont-ce les plus habiles qui les ont reconnues, pour en médire. La plupart ne prennent l'aller que pour le venir. Ils voyagent couverts et resserrés d'une prudence taciturne et incommunicable, se défendant de la contagion d'un air inconnu.
Ce que je dis de ceux-là me rappelle, dans un domaine semblable, ce que j'ai parfois observé chez quelques-uns de nos jeunes courtisans. Ils ne s’attachent qu'aux hommes de leur sorte, et nous regardent comme des gens de l'autre monde, avec dédain ou pitié. Otez-leur les entretiens sur les mystères de la cour, ils sont hors de leur domaine, aussi niais pour nous et malhabiles que nous pour eux. On dit vrai qu' « un honnête homme c'est un homme mêlé (8)».

Au rebours, je pérégrine très saoul de nos façons, non pour chercher des Gascons en Sicile (j'en ai assez laissé au logis): je cherche des Grecs plutôt, et des Persans: j'accointe ceux-là, je les considère: c'est là où je me prête et où je m'emploie. Et qui plus est, il me semble que je n'ai rencontré guère de manières qui ne vaillent les nôtres. Je couche de peu, car à peine ai-je perdu mes girouettes de vue. 


1)J'accentue 2)avidité, manque de retenue 3)apaiser, réconforter 4)pleines, où les étrangers sont les plus nombreux 5)Les Français 6)inquiéter, choquer 7)détester, abhorrer, avoir l'aversion pour 8) Un homme mêlé est un homme qui fait preuve d'une ouverture d'esprit, qui refuse toute sorte de préjugés et le conformisme intellectuel curieux de tout, ouvert

Montaigne Les Essais , Livre III (1588)


COMPREHENSION

1)   Retrouvez les 2 pronoms qui s’opposent dans ce passage et expliquez à qui ils font référence.

2)   Montaigne est présent dans son texte. Quelle image de lui-même donne-t-il ? Par quels traits se singularise-t-il ?


INTERPRETATION 

1)   Montaigne s’emporte contre les voyageurs qui se replient sur eux même. Quelles critiques fait-il ?


2)   La cour est un monde clos. Quels traits rapprochent les courtisans des voyageurs ?


REFLEXION PERSONNELLE

Montaigne fait ici l'apologie de la diversité. En vous appuyant aussi  sur vos lectures,  vous discuterez cette affirmation  « un honnête homme, c'est un homme mêlé  »(8)  ( 15 lignes – 150 mots)








dimanche 20 mai 2018

Garçons de Cannes : Nous, Garçons de Cannes 2018



Je tiens à souligner que les critiques en italien tirer de  cinequanon sont l'oeuvre de tous les élèves participant au stage, guidés par les collègues Angela Todisco et Stefania Galli.
j'ai tout simplement  signalé  les noms des élèves qui les ont transposés en français 





Nous, Garçons de Cannes 2018

II D ESABAC, Liceo classico Cairoli Varese

Une atmosphère pétillante, charmante de vie et de frénésie: une ville animée par les visages et les images du cinéma, où des gens originaires de tout le monde se réunissent pour visionner des films, pour discuter de leurs passions, pour découvrir la beauté cachée derrière le grand écran. Ici, à Cannes, rien n’est sûr, rien n’est impossible : il peut pleuvoir ou faire incroyablement chaud, peut-être réussira-ton à rentrer dans la salle de projection,  mais peut-être aussi qu’il n’y aura plus de place. Tout est inattendu, tout est nouveauté, tout est euphorie (ainsi comme il nous annonce le titre d’un des films italiens au programme à  Un certain regard): goûter une crêpe sur le bord de la plage, prendre un drôle selfie devant l’immense tapis rouge qui couvre le grand escalier de la montée, chercher du regard les acteurs les plus connus  du cinéma, voilà notre manière de passer les dernières heures qui nous restent à vivre dans ce Temple du 7e Art. Nous, 27 filles et  garçons de la classe 2 D du lycée Cairoli, filière ESABAC, nous sommes  partis de Varese le 13 mai dans l’objectif d’imiter le travail des nombreux critiques cinématographiques qui remplissent les rues de cette ville plongée dans la beauté du sud de la France. On peut dire que l’on est très satisfaits de ce que l’on est arrivés à faire: on a rédigé des résumés (la plupart desquels visibles sur le site www.cinequanon.it ,  sur le blog memoiresdeprof.blogspot.it/ de M. Zerba, sur le compte Twitter du lycée twitter.com/liceoecairoli et sur Garçons de Cannes youtube), on a regardé des films venant de tout le monde, on a parlé pendant les  longues heures de queue et d’attente avec des gens qui communiquaient en langues différentes et qui nous ont fourni leurs points de vue et leurs impressions sur les projections, sur le Festival, sur leurs intérêts privés aussi! On aurait espéré  trouver un temps meilleur, mais on ne pouvait  pas tout avoir : ce stage d’ alternanza scuola/lavoro (1) à Cannes restera toujours quelque chose que personne parmi nous ne vivra jamais plus  de la même façon, et, peut-être, certains  souhaiterons  y retourner à l’avenir. En ce moment, il faut dire qu’on est tous fatigués et on aurait tous envie de dormir pour des jours entiers tellement cette activité a été intense et, dans certains instants, même énormément lourde au niveau physique,  mais aussi  mentalement. Nos profs Angela Todisco et Stefania Galli nous ont toujours aidés, poussés et suivis  dans nos activités et une soirée,  elles nous ont emmenés aussi sur  la Croisette voir l’ambiance magnifique du Festival : des milliers de lumières envahissant les rues, les cafés, les boutiques ; certains journalistes photographiaient les passants, tout le monde était endimanché! Parmi  les films que nous avons particulièrement aimé il faut citer « Les Chatouilles », concernant le développement des sentiments de la protagoniste, victime d’un  pédophile, et à la suite duquel des fleuves de larmes ont été  versées par le public. Un autre film très apprécié a été « En guerre », de Stéphane Brizé, très subtile et intéressant du point de vue social et  moral.
Malgré tous les imprévus, le mouvais temps, les longues heures d’attente, pourtant on a encore le sourire imprimé sur nos visages et on remercie avec joie le soleil qui nous dit au revoir, pendant qu’on quitte pour la dernière fois cette ville magique et inimitable!

1)Stage obligatoire pour tous les lycées italiens


Chiara Jacazzi 






C0MPRAME UN REVOLVER de Julio Hernández Cordón

On commence notre troisième jour  à Cannes avec le film ´Còmprame un revolver’ de Julio Hernández Cordón, sélectionné pour la section de la Quinzaine des réalisateurs.
 « Mexique. Temps indéterminé. » : ce sont les premiers mots qu’on voit sur l’écran et qui amènent  les spectateurs dans une contexte atemporel, un lieu où les femmes et les enfants sont enlevés, où les narcos contrôlent tout et où la criminalité est souveraine.
Le film est divisé en trois macro-séquences auxquelles correspondent trois différents lieux.
Dans un caravane, sur un terrain de baseball, Rogelio vit avec sa fille Huck, qui, ayant peur d’être enlevée comme sa mère et sa sœur, vit enchaînée et porte un masque pour cacher sa féminité. Huck passe ses journées avec trois amis, qui représentent la dur   réalité violente  qui les entoure; bien qu’ils soient des enfants, dans leur jeux ils recréent toute la brutalité qu’ils ont subie. Puisque il est obligé,  mais aussi  puisqu’ il veut protéger sa fille, Rogelio emmène Huck à la fête pour l’anniversaire du chef des narcos. On voit ce deuxième endroit à travers des plans en plongée, qui mènent les spectateurs à comprendre que la tension augmente. Le moment dans lequel les narcos découvrent que Huck est une fille marque le début de l’enfer. La situation précipite: la musique est remplacée par des cris et des coups de feu, à cause de l’arrivée de la police. Le silence marque la fin du massacre et, avec un plan en plongée, on voit Huck qui bouge dans le champ de bataille, recouvert de cadavres. Ces cadavres sont réduits à des silhouettes colorées, comme celles  qui sont dessinées sur la scène d’un crime quand on déplace les corps, et elles symbolisent la déshumanisation. Les événements mènent Huck ailleurs, vers une nouvelle vie. La fillette, abandonnée par son père emprisonné, a presque  la conscience d’un adulte: elle part sur une radeau au milieu du fleuve, parmi des mouettes et des buissons,  avec le chef des narcos, le seul survécu. Le paysage naturel est presque une oasis de paix après la sanglante bataille et semble refléter l’autonomie de la décision de Huck, bien que conseillée par ses amis, qui, en souvenir de leur grande amitié, reviennent et lui offrent leur aidé
Suivre des enfants ou continuer avec l’adulte aux cheveux longs, qui pourra être pour elle mère et père aussi? Mais, qu’est-ce que le monde des adultes, qui ne lui a offert  que du malheur, peut lui offrir? Il vaut mieux, peut-être, la solidarité de l’amitié, qui laisse aussi dans le spectateur une espoir de renaissance.


Martina Boni


NETEMO SAMETEMO  de   Ryusuke Hamaguchi

Ce film est l’adaptation cinématographique du roman de Tomoka Shibasaki: “Asako I et II”.Asako, une fille angoissé  et impulsive, décide de partir de  Osaka, sa ville natale, pour s’installer à Tokyo, du moment que Baku, le jeune homme duquel elle est amoureuse, l’a abandonnée. Deux ans plus tard, elle rencontre, par hasard,   Ryohei, un garçon  qui est physiquement identique à Baku, qu’elle n’a jamais oublié. Les deux jeunes tombent amoureux, mais leur relation est interrompue par la réapparition imprévue de Baku. Asako, tourmentée par la violente confrontation avec son passé, doit faire son  choix.
Deux  les villes et deux les hommes que Asako aime ou est aimée. En effet, le numéro deux revient constamment et est associé à la thématique du double. Le film, centré sur le dilemme de la protagoniste, est caractérisé par des couleurs froides et de nombreux cadrages sur le visage, parfois glacial, d’ Asako. La jeune fille , effrayée par la nécessité de choisir, se trouve toujours placée face à une décision  aléatoire : vaudrait-il mieux s’appuyer sur l’irrésistible passion d’un souvenir ou sur la réconfortante sreté d’un amour plus concret?
Le conventionnel triangle amoureux, duquel Baku et Ryohei sont les sommets, devient ici un segment, où les contraires convergent. En effet, les deux hommes sont physiquement identiques alors que leur personnalité est antithétique. Asako représente celle  qui se balance d’un côté et de l’autre, elle  est partagée entre Baku, beau et changeant, et Ryohei, gentil et protecteur.

La participation émotive, par laquelle le public est entraîné, rappelle un cadre d’images et de mélodies récurrentes, dans lesquelles les yeux passionnés et pénétrants d’Asako sont les vrais protagonistes. Le film présente la folie amoureuse à travers une extrême simplicité  dans  ses nuances dichotomique: d’une côté, l’amour  tourmenté et instable  de l’autre  ce sentiment sûr et durable. Ce sont ces deux penchants opposés qui poussent le public, lui aussi, à des attentes et à des  réactions différentes.

Matilde Cavallo




LES  CHATOUILLES  de  Andréa Bescond et  Eric Metayer 

“A nos enfants”. C’est la conclusion du film, en compétition dans la section Un certain Regard, qui offre au public un regard sur ce qu’il y a derrière les yeux innocents des enfants, dans ce cas les yeux bleu ciel d’ Odette, la protagoniste. Les Chatouilles est une adaptation d’une pièce de théâtre jouée par Andréa Bescond, qui, avec Eric Metayer, dirige le film. Odette réussit enfin , après beaucoup d’années, à parler avec une psychologue des violences subies depuis qu’elle avait huit ans par Gilbert, ami de famille, dont le visage toujours souriant cache un insoupçonnable côté morbide : c’est lui qui « amuse » les enfants à travers les « chatouilles ». La dance a toujours été le seul refuge d’ Odette, le seul monde où elle réussit vraiment à s’exprimer : beaucoup de gestes, peu de mots, peu de technique, beaucoup d’émotions, admirées, mais incomprises même par l’un de ses maitres à danser. La musique et le rythme représentent aussi le fil conducteur sur lequel la protagoniste raconte son présent, faisant suite à son expérience passée. Entraînés par ce même rythme, dans la salle les cœurs sursautent, tout le monde soupire et se laisse échapper quelques phrases de désespoir.
Le film, caractérisé par un montage très soigné dans ses questions-réponses entre fantaisie-souvenir et réalité, ne se propose pas seulement comme une dénonciation de la violence, mais aussi comme une accusation explicite et subtile au comportement des adultes (surtout des parents) inconscients des appels à l’aide étouffés des enfants presque jamais compris et souvent mal interprétés.
Les Chatouilles gagne pleinement selon nous sa place au Festival de Cannes du moment qu’il est dramatiquement réaliste et socialement pertinent ; une histoire d’émotions qui mérite la visibilité que la Croisette lui offre.

Michele Cova



En guerre de Stéphane Brizé

Stéphane Brizé, après La loi du marché, revient au Festival de Cannes avec un nouveau film, En Guerre, titre qui, peut-être, veut faire référence au mouvement politique français « En marche ! »
La bataille se déroule chez l'usine Perrin à Agen et les soldats sont les 1100 ouvriers qui tentent de sauver leur propre travail, en faisant la grève et en commençant une proteste qui durera des mois. Leur adversaire, sans nom et sans visage, est le Marché, selon lequel « un actionnaire a plus de pouvoir que le Ministre du travail ».
Tous les sacrifices sont inutiles et la direction persévère dans la conviction que ne pas rembourser les retards de salaire est  la chose la plus avantageuse en termes de profit. La décision de terminer définitivement l'activité et de licencier tous est enfin prise. Le porte-parole des ouvriers est Laurent Amedeo (Vincent Lindon), prêt à se battre en qualité de représentant, en effet, comme la phrase de Berthold Brecht nous rappelle au début du film, « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».
Des discussions animées, où les cris remplacent la bande son, sont suivies par des scènes de manifestations dans lesquelles la tension dramatique est marquée par un crescendo de guitares électriques. Le « climax » de la tension est brusquement interrompu par des écrans noirs et par des silences qui veulent permettre au spectateur de reprendre haleine et s'interroger sur ce qui vient de se passer.
Le film se développe comme un documentaire grâce à de nombreuses scènes qui rappellent les reportages télévisés. Ces scènes présentent, toutefois, une vision faussée et sectaire, visant à mettre en relief seulement  les actes de violence des ouvriers : pour connaitre les réelles motivations, les sentiments des gens et tout ce qui se cèle derrière cette « guerre » : on ne peut  pas s’arrêter à ce que la télévision nous montre.
La participation directe à la proteste est accentuée aussi par des mouvements de la caméra, qui bouge tel qu’un ouvrier dans la foule. On est tellement engagé au point de vue émotif que l’on entend aussi de nombreux applaudissements, des remarques et des rires pendant la projection.

On a beaucoup apprécié ce film, capable de nous donner de vraies émotions et nombre de  réflexions sur un monde, celui du travail, que, peut-être, nous, en tant que lycéens,  nous ne connaissons pas encore assez bien.

Caterina Corti 





samedi 19 mai 2018

Annie Ernaux "Une femme" Ed. Gallimard, 1987



Il me semble maintenant que j'écris sur ma mère pour,

 à mon tour,  la mettre  au monde ... 


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Je dois avouer que le seul livre que j'avais  lu d'Annie Ernaux était  La place il y a vraiment lontemps ... je dirais lorqu'il était sorti.

Mais le Hazard avec un Grand H a voulu qu'un ami parti se promener en librairie ait retrouvé ce petit bouquin jaune attirant et en même temps intouchable, de peur de le tacher, tout en ayant les mains bien propres :

Une  vague de mystère prescient l'enveloppe. Pourquoi ne pas le toucher ? 
Aucun motif réel ! Il a bien droit de le feuilleter. Les gens à côté de lui lisent assis dans un fauteuil, examinent les couvertures coloriées,  consultent les  ouvrages sur les étagères... Les parfums enivrants des pages lui ouvre les narines. Le Désir enfin dépasse toute peur. Il gagne ému l'endroit où le petit ouvrage apparaît et tout doucement sort de son emplacement ce livret jaune citron : Une femme d'Annie Ernaux, une écrivaine française. Il dévore les premiers mots : "Ma mère est morte le lundi 7 avril à la maison de retraite de l'hôpital de Pontoise, où je l'avais placée il y a deux ans. L'infirmier a dit au téléphone « Votre mère s'est éteinte ce matin, après son petit déjeuner. » Il était environ dix heures."
Manifestement, cela le tracasse un peu, sa mère,  morte il y a quelques années,  est toujours bien présente en lui, le désir de lire l'excède, pourtant  il sait parfaitement qu'il va l'offrir. Il rentre et il retrouve son quotidien sur son divan proposant le supplément hebdomadaire des livres, il le feuillette et presque étourdi il tombe sur la présentation de ce récit, quelle chance ! il se dit qu' enfin il peut au moins mieux comprendre de quoi il s'agit. L'analyse du roman l'intrigue. C'est la journaliste Elena  Stancanelli qui le propose dans cette première traduction italienne (ED. L'orma) "Una donna - quanta spregiudicatezza e consapevolezza in un titolo così, dimesso e inoppugnabile ... - in meno di cento pagine stordisce per densità, qualità di scrittura, asciuttezza. E' soprattutto l'intelligenza di osservazione che surrettiziamente si insinua nella semplice  tessitura del ricordo, in quel  tenace e  consapevolmente fallace tentativo di cucire cose a cose, per inventare la verità. Il s'assied  attentif à ce qui se passe en lui. Il mondo di Annie Ernaux ... è quello da cui stiamo prendendo congedo... Un mondo letterale, mai virtuale, in cui elevarsi, scrive a proposito di sua madre,  significava soprattutto imparare ... e nulla era più bello del sapere. Et  tout à coup la  révélation  "les livres étaient les seuls objet qu'elle traitait avec attention. avant de les toucher  elle se lavait les mains"





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vendredi 18 mai 2018

Garçons de Cannes 6e jour : La rédaction au travail - Cat Stevens : Morning Has Broken



Merci de nous avoir plongés
dans cet air magique cannois !
... et 
Merci aussi à ceux qui vous l'ont permis !







Le menu ...



et la cantine !
























Et demain,  c'est un matin nouveau !





Cat Stevens : Morning Has Broken

Morning has broken, like the first morning.
Blackbird has spoken, like the first bird.
Praise for the singing, praise for the morning,
Praise for them springing fresh from the Word.

Sweet the rain's new fall, sunlight from heaven.
Like the first dewfall, on the first grass.
Praise for the sweetnes of the wet garden,
Sprung in completeness where His feet pass.

Mine is the sunlight, mine is the morning.
Born of the one light Eden saw play.
Praise with elation, praise every morning;
God's recreation of the new day.

Morning has broken, like the first morning.
Blackbird has spoken, like the first bird.
Praise for the singing, praise for the morning,
Praise for them springing fresh from the Word.

En français
L'aube a éclos comme la première aube
L'étourneau a parlé comme le premier oiseau
Loue le chant, loue l'aube
Loue-les, eux tout juste nés de la Parole

Douce est la nouvelle averse de pluie, illuminée par les cieux
Comme la première rosée tombant sur la première herbe
Loue la douceur du jardin humide
Né dans sa plénitude sous ses pas

Mienne est la lumière du soleil, mienne est l'aube
Nées de La Nuit que l’Éden a vu passer
Loue avec allégresse, loue chaque matin
La re-création quotidienne de Dieu

L'aube a éclos comme la première aube
L'étourneau a parlé comme le premier oiseau
Loue le chant, loue l'aube
Loue-les, eux tout juste nés de la Parole

Garçons de Cannes 5e jour : Interview d'Imen Dziri et Michele Cova aux amateurs cannois
































jeudi 17 mai 2018

Garçons de Cannes 5e jour : En guerre de Stéphane Brizé - Euphoria de Valeria Golino - Netemo sametemo de Ryūsuke Hamaguchi - Ce magnifique gâteau de Emma de Swaef et Marc James Roels








konbini : En guerre 
avec Vincent Lindon par Mehdi Omaïs


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Malgré de lourds sacrifices financiers de la part des salariés et un bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site. Accord bafoué, promesses non respectées, les 1100 salariés, emmenés par leur porte‑parole Laurent Amédéo, refusent cette décision brutale et vont tout tenter pour sauver leur emploi.


Garçons de Cannes






Une situation difficile donne à deux frères éloignés l'occasion de se connaître davantage. Matteo est un jeune entrepreneur prospère, ouvert d'esprit, charmant et dynamique. Son frère Ettore vit toujours dans la petite ville de province où ils sont nés et enseigne au collège local. C'est un homme prudent et honnête. Tous les deux vont découvrir qu'un lien très étroit les rapproche.


Garçons de Cannes



premiere : Netemo sametemo




Asako est une femme de 21 ans, vivant à Osaka. Elle tombe amoureuse de Baku, un esprit libre. Un jour, il disparaît. Deux ans plus tard, Asako rencontre à Tokyo Ryohei. Il ressemble à son ancien petit-ami, mais avec une personnalité complètement différente. Elle tombe amoureuse de lui.

cineseries

Garçons de Cannes








Yamen Manai : La marche de l'incertitude ED Elyzard poche


C'est Madame Ileana Guzman,  attachée de coopérantion à l' I.F / Amabassade de France à Milan, qui m'a permis de découvrir ce jeune  écrivain tunisien.

L'histoire de Marie et Christian respecte la règle de l'éternel retour ou bien de l'éternel recommencement, tout va se dérouler à l'instar d'un conte de fée à partir d'un lieu mythique Sidi Bou Saïd qui est sans doute le plus bel endroit sur terre parce que c'est la source   de toute naissance humaine, culturelle et spirituelle.

La narration, agréable, est  riche en rebondissements qui démêlent  les  liens secrets qui se tissent entre les personnages à travers leur destinée. C'est la loi du Hazard et de la Nécessité, que chaque homme garde en soi en tant qu'être humain : "L'amour"  ... un regard qui naît avant les mots, qui se fiche de l'histoire et qui se moque des contraintes".


Un beau conte qui débute avec des travaux sur les certitudes des mathématiques, conduisant au prix Nobel Christian, pour n'aboutir qu' à cette Marche de l'Incertitude qui nous éloigne et nous soude continuellement.




Comment le hasard a-t-il choisi l’univers rigoureux des mathématiques pour réunir ceux qu’il a séparés onze ans auparavant à cause d’un œuf ? Comment un ouvrier sourd a-t-il fait pour aider une mère à retrouver son enfant qu’elle pensait perdu à jamais ? Et qu’est venu faire ce chat de Sidi Bou dans tout ça ?




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Yamen Manai


Marie Rimbaud a 15 ans, elle est amoureuse d'un garçon de son collège qui ne lève pas la tête des livres, elle devient anorexique. « Elle fanait comme une fleur qui perdait chaque jour un nouveau pétale. » (page 11). Sa mère l'emmène consulter un marabout africain qui leur vend un œuf spécial. Mais l'œuf est mangé en omelette par le beau-père de Marie et la mère, désespérée, envoie sa fille dans un internat. Pour conjurer sa peur du surnaturel, de l'irrationnel, l'adolescente se lance à fond dans l'étude des mathématiques au point d'obtenir plusieurs diplômes et de grandes fonctions.
Christian, orphelin adopté par un colonel à la retraite, a fait des études scientifiques. S'il réussit dans ses recherches sur l'antimatière, il sera nobélisable, mais en attendant il a besoin d'aide. Son professeur lui donne le numéro d'une « brillante mathématicienne » qui pourra résoudre son équation.




mercredi 16 mai 2018

Garçons de Cannes 4e jour - "Còmprame un revolver" de Julio Hernandez





Enfin  le soleil ... 
les profs aussi bronzent ..




mais ...  pas toujours !
























"Cómprame un revólver" de Julio Hernández Cordón © DR
Dans une contrée désertique du Mexique, des bandes de narcotrafiquants règnent en maîtres dans une atmosphère apocalyptique où un père tente de protéger sa jeune fille.




La bande d'enfants de "Comprame un revolver"