jeudi 9 juin 2016

Jeanne Moreau "Le tourbillon de la vie" dans Jules et Jim de François Truffaut




J'ai bien aimé le petit mot

 de mes élèves de V D,

cela m'a rappelé,

 je ne saurais dire pourquoi,

 cette chanson

d'un vieux film de 

François Truffaut





Elle avait des bagues à chaque doigt,

Des tas de bracelets autour des poignets,

Et puis elle chantait avec une voix

Qui, sitôt, m'enjôla.


Elle avait des yeux, des yeux d'opale,

Qui me fascinaient, qui me fascinaient.

Y avait l'ovale de son visage pâle

De femme fatale qui m'fut fatale

De femme fatale qui m'fut fatale


On s'est connu, on s'est reconnu,

On s'est perdu de vue, on s'est perdu d'vue

On s'est retrouvé, on s'est réchauffé,

Puis on s'est séparé.


Chacun pour soi est reparti.

Dans l'tourbillon de la vie

Je l'ai revue un soir, aïe, aïe, aïe,

Ça fait déjà un fameux bail

Ça fait déjà un fameux bail


Au son des banjos je l'ai reconnue.

Ce curieux sourire qui m'avait tant plu.

Sa voix si fatale, son beau visage pâle

M'émurent plus que jamais.


Je me suis soûlé en l'écoutant.

L'alcool fait oublier le temps.

Je me suis réveillé en sentant

Des baisers sur mon front brûlant

Des baisers sur mon front brûlant


On s'est connu, on s'est reconnu.

On s'est perdu de vue, on s'est perdu de vue

On s'est retrouvé, on s'est séparé.

Puis on s'est réchauffé.


Chacun pour soi est reparti.

Dans l'tourbillon de la vie.

Je l'ai revue un soir ah ! là là

Elle est retombée dans mes bras.

Elle est retombée dans mes bras.


Quand on s'est connu,

Quand on s'est reconnu,

Pourquoi s’perdre de vue,

Se reperdre de vue ?


Quand on s'est retrouvé,

Quand on s'est réchauffé,

Pourquoi se séparer ?


Alors tous deux on est reparti

Dans le tourbillon de la vie

On a continué à tourner

Tous les deux enlacés

Tous les deux enlacés.

Tous les deux enlacés.










lundi 6 juin 2016

3 D ESABAC 2015-2016


Il ne me reste que quelques conseils 

pour mes élèves de 3 D ESABAC,




Aujourd'hui, 

c'est mon dernier cours avec eux 




Il faut se jeter à l'eau sans réserve




Il faut tout essayer  pour être heureux ...



Il faut aimer la poésie  ...




IL FAUT ...  IL FAUT ...

IL FAUT VIVRE ...

BONNE CHANCE !!!


Que la vie  soit un voyage continu ...


il y a plein de ports inconnus


qui vous attendent 







et plein de rencontres heureuses 





jeudi 2 juin 2016

Federico Podano commentaire dirigé: "On se fait une grande affaire" J.J. Rousseau Emile ou De l’Education




Oratorio (Castagnola)


BAC BLANC 

Prova di: LINGUA E LETTERATURA FRANCESE


Analisi di un testo
Dopo avere letto il testo rispondete alle domande e elaborate una riflessione personale sul tema proposto.

On se fait une grande affaire de chercher les meilleures méthodes d’apprendre à lire ; on invente des bureaux, des cartes ; on fait de la chambre d’un enfant un atelier d’imprimerie. Locke veut qu’il apprenne à lire avec des dés. Ne voilà-t-il pas une invention bien trouvée ? Quelle pitié ! Un moyen plus sûr que tout cela, et celui qu’on oublie toujours, est le désir d’apprendre. Donnez à l’enfant ce désir, puis laissez là vos bureaux et vos dés, toute méthode lui sera bonne. 
 L’intérêt présent, voilà le grand mobile, le seul qui mène sûrement et loin. Émile reçoit quelquefois de son père, de sa mère, de ses parents, de ses amis, des billets d’invitation pour un dîner, pour une promenade, pour une partie sur l’eau, pour voir quelque fête publique. Ces billets sont courts, clairs, nets, bien écrits. Il faut trouver quelqu’un qui les lui lise ; ce quelqu’un ou ne se trouve pas toujours à point nommé, ou rend à l’enfant le peu de complaisance que l’enfant eut pour lui la veille. Ainsi l’occasion, le moment se passe. On lui lit enfin le billet, mais il n’est plus temps.
 Ah ! si l’on eût su lire soi-même ! On en reçoit d’autres : ils sont si courts ! le sujet en est si intéressant ! on voudrait essayer de les déchiffrer ; on trouve tantôt de l’aide et tantôt des refus. On s’évertue, on déchiffre enfin la moitié d’un billet : il s’agit d’aller demain manger de la crème... on ne sait où ni avec qui... Combien on fait d’efforts pour lire le reste !



J.J. Rousseau Emile ou De l’Education, Livre II, 1762




 COMPREHENSION
    
    Relevez dans ce passage une phrase ironique et expliquez quelle en est la cible.
On peut citer comme exemple la phrase « Ne voilà-t-il pas une invention bien trouvée ? » à la ligne 3. Avec cette question rhétorique dont la réponse est fortement négative (« Quelle pitié ! »), Rousseau s’adresse à Locke, qui croit avoir inventé une méthode géniale pour apprendre aux enfants à lire mais, selon l’auteur, a complètement raté son but.

Quelle valeur le pronom « on » a-t-il dans les trois paragraphes ? Justifiez les différents emplois qu’en fait Rousseau.
Dans cet extrait, Rousseau touche trois points de vue différents auxquels correspond le sujet « on » dans chacun des trois paragraphes. Dans le premier, « on » représente les maîtres qui se donnent beaucoup de peine pour trouver les meilleures conditions et méthodes afin que les enfants puissent apprendre à lire ; dans le deuxième, il indique tous les gens qui aident l’enfant à lire chaque fois qu’il n’y arrive pas ; au troisième paragraphe, enfin, « on » s’identifie avec l’enfant lui-même, qui cherche à déchiffrer tout seul les billets mais ne réussit pas.



INTERPRETATION

    Expliquez le rôle de la ponctuation dans le dernier paragraphe.
A la fin de l’extrait Rousseau cherche à imiter la façon dont les enfants parlent : voilà, donc, que les points exclamatifs suggèrent la surprise d’Emile, qui reçoit beaucoup de billets intéressants ; les deux points et les points-virgules fréquents coupent le discours en phrases courtes et simples ; les points de suspension montre l’incertitude et les difficultés d’un enfant qui ne sait pas lire ce qui est écrit dans ses cartes.

Par quelles expressions Rousseau marque-t-il sa distance vis-à-vis des méthodes habituelles d’apprentissage de la lecture ?
Cette distance est marquée par Rousseau surtout au début du texte, où il utilise plein d’expressions hyperboliques et ironiques : afin d’instruire un enfant « on se fait une grande affaire de chercher les meilleures méthodes », « on invente », on transforme sa chambre dans « un atelier d’imprimerie ». La liste est interrompue par l’exclamation « Quelle pitié ! » : tout cela est donc inutile, et en fait l’enfant a toujours besoin de l’aide des adultes s’il ne veut pas « déchiffrer » que la moitié d’un billet.

Reformulez la thèse de Rousseau. Quelle conséquence entraîne-t-elle dans la manière d’enseigner ?
Pour Rousseau, la seule chose qui compte dans l’apprentissage, c’est le vif intérêt de l’élève. C’est pour cette raison qu’on ne doit pas se concentrer sur la méthode, ni sur les espaces ou sur les instruments ; on doit, par contre, oublier tous ces aspects secondaires et s’engager à allumer le désir d’apprendre de l’enfant. A ce point, toute méthode ira bien pour lui et l’élève aura le seul moyen fondamental pour continuer à apprendre, c’est-à-dire la passion.


REFLEXION PERSONNELLE

       « Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré » Marcel Proust.
       De l’apprentissage de la lecture à la valeur qu’elle a eue dans la formation de chaque lecteur : développez une réflexion personnelle sur ce thème, en faisant éventuellement référence à d’autres œuvres littéraires que vous avez lues. (300 mots environ).

       Parmi toutes les matières et les habiletés qu’on apprend dès le premier jour d’école primaire, la lecture est sans aucun doute l’une des plus importantes, puisqu’elle marque la naissance d’un point de contact avec le monde qui va forger notre vie et notre personnalité.

       Il est difficile de résumer les raisons infinies qui rendent la lecture un trésor si fondamental que le plupart de nous, peut-être, ne se rappelle pas ce temps de notre vie où l’on ne savait pas lire. Avec nos premières anthologies on a appris à comprendre des textes de plus en plus complexes : la première valeur que la lecture nous donne, c’est donc l’interprétation cohérente et profonde d’un message, ce qui nous permet d’arriver au cœur de ce qu’un auteur veut nous communiquer.
       Mais cela n’est que le début. Lire nous permet de rentrer dans des réalités nouvelles dont on ne connaissait même pas l’existence. Un livre est une « téléportation » et une machine du temps accessible à tous : peu à peu, il nous attire dans sa dimension, comme dans un réseau. On peut bien apprendre, par exemple, tout sur le Moyen-Âge à l’école, mais notre savoir ne sera pas vraiment actualisé sans avoir lu les aventures de Adso et Guglielmo dans Il nome delle rosa ; parler de l’empereur Hadrien sera bien plus intéressant si on connaît ses mémoires, écrits par Marguerite Yourcenar.
       Allongés sur notre lit ou assis à l’ombre d’un arbre, on fait donc des kilomètres, mais surtout on apprend à voir le monde d’une façon plus riche et complexe ; à changer notre point de vue ; à être toujours curieux et créatifs ; à vivre des expériences utiles, pourquoi pas, dans notre vie réelle aussi ; à rentrer en empathie avec ceux qui nous parlent et à mieux comprendre nous-mêmes ; à exprimer nos sentiments. On apprend, enfin, qu’on ne termine jamais d’apprendre.



       En conclusion, comme la lecture est un loisir aussi bien qu’une activité qui a un si grand impact sur notre vie, le temps qu’on dédie aux livres ne peut jamais être gâché.






samedi 28 mai 2016

Michele Ferrari : Exposition au Carrousel du Louvre


Si le hasard  vous a conduit à Paris 

vous aurez droit à une invitation 

pour sa dernière exposition 

de Bisuschio (Varese) ...  au Louvre 


























lundi 23 mai 2016

Les étoiles des Garçons de Cannes







Notre stage s’arrête  (malheureusement) là.

Un bilan  des films vus ces jours-ci s’impose.


Nous attribuons Notre Palme Spéciale  d’or

 à Neruda  du chilien  Pablo Larrain,

 apprécié lors du 2e jour de notre séjour à Cannes.


Nous souhaitons aussi décerner

 une mention particulière  à


 Harmonium de Fugada Kôji,


  Apprentice de Boo Junfeng,


Mean Dreams de Nathan Morlando


Et  Ma vie de Courgette de Claude Barras.

  

Voici nos  étoiles



 Garçons de Cannes  II D Esabac 



PALMARES







dimanche 22 mai 2016

Emma Schelstraete : 5 jours plongés dans le cinéma et le soleil cannois





Jeudi 19 mai, 21 h

Après 6 heures de voyage, nous voilà enfin arrivés à Varèse, des souvenirs plein la tête. Nous pensons encore à Cannes, que nous venons de quitter, le tapis rouge du Palais, le bord de mer, le soleil de la Côte d’Azur. Entrer dans ce monde qu’est le cinéma aura été pour nous une expérience magnifique. En effet, durant ces 5 jours, nous avons eu la chance de pouvoir nous rendre au Festival de Cannes, qui est sûrement l’un des plus prestigieux festivals de cinéma.

Ce matin encore, nous étions en train de visionner notre dernier film, Ma’ Rosa, film philippin de Brillante Mendoza, concourant pour la Palme d’Or. Comme chaque jour, nous sommes arrivés une bonne heure à l’avance pour être surs de pouvoir assister à la séance.

Pendant ces quelques jours, nous avions la possibilité de voir de 1 à 3 films par jour, selon notre temps, mais aussi selon notre chance. A Cannes, il arrive assez souvent de ne pas réussir à rentrer dans les salles pour cause du nombre de personnes voulant assister à la séance. Parfois après la séance de l’après-midi, nous avions l’occasion de passer quelques heures sur les belles plages de Cannes et pour certains, même de se baigner.

De tous les films que j’ai vus durant ces 5 jours, celui qui m’a le plus marqué est sans aucun doute Apprentice, film singapourien de Boo Junfeng, qui est présenté dans la section Un Certain Regard.




Le jeune Aiman, ancien soldat, devient gardien dans une prison de haute sécurité. Il est attiré malgré lui par le quartier des condamnés à mort où il rencontre Rahim, le bourreau, qui lui propose de devenir son assistant. Petit à petit, le spectateur comprend que le père du protagoniste, coupable d’un meurtre terrifiant, a été exécuté des années auparavant par ce même bourreau. Rahim apprend les ficelles de son métier à Aiman qui se révèle être un exécutant très appliqué. A côté de son lourd métier, le jeune homme vit seul avec sa sœur et à part cette dernière, on ne connaît rien de sa famille.

Boo Jungeng a une façon particulière de traiter le sujet difficile de la peine de mort. Il ne verse pas dans la caricature du bourreau tortionnaire : Rahim explique à Aiman comment ne pas faire souffrir le condamné, comment l’aider à partir sereinement, on le trouverait presque bienveillant.
A la fin du film, Aiman est chargé de l’exécution d’un trafiquant de drogue, et là, il se retrouve face sa propre conscience. Doit-il accepter ce rôle de meurtrier, comme le bourreau qui a tué son père ?  


Emma Schelstraete II D ESABAC 


samedi 21 mai 2016

Cannes : Un’Isola e cinque storie al Palais







Un film francese, inserito nella programmazione ACID (Association du Cinema Independant pour sa Diffusion), con un titolo in italiano, Isola. La mente corre subito alla nostra isola che tutto il mondo ha imparato a conoscere, e non per le sue bellezze naturali. Ovviamente Lampedusa. E Pomme-Hurlante-Films-Isola-Fabianny-Deschamps-Acid-Cannes-2016invece ci troviamo su un’isola che è sì della provincia di Trapani, come indicano le targhe automobilistiche, ma che in realtà è al tempo stesso una delle tante isole del nostro Mar Mediterraneo, dalle alte bianche scogliere, immerse nella luce abbacinante. È qui che vive Dai, una giovane Cinese, arrivata sull’isola da pochi mesi, quanti sono serviti a far crescere quel bimbo, concepito altrove, che porta ancora nel suo pancione. In attesa che il mare le porti presto l’uomo che ama, vive, lei che ha perso tutto in un terremoto, nella grotta di una cava, in un ‘appartamento’ composta da cameretta, in cui le bambole raccolte nella spazzatura sono in attesa del nascituro, salotto, lavanderia e camera da letto, una gabbia per cani, forse regalo del giovane che lavora al canile, uno di quegli Italiani a cui Dai vende il suo corpo per 20 euro. «Per bebé e per mia casa» dice in un italiano che contempla la conoscenza di altre pochissime parole, come quel «Pagare» urlato al cliente che l’abbandona in lacrime e senza soldi, dopo aver consumato sesso. Dal suo antro Dai fuoriesce per recarsi nell’altra isola. Il centro in cui sono raccolti i naufraghi che quasi ogni giorno il mare porta a riva; il molo dove le forze dell’ordine italiane fanno sbarcare uomini abbandonati su barconi alla deriva e procedono alle prima identificazione. Ognuno di noi in sala si fa fotografo e scatta la foto segnaletica di uomini, donne, vecchi, bambini, dai colori e dai lineamenti del volto diversi, senza nome, con il solo numero sul braccialetto al polso a dare loro un’identità. Donne e uomini con una storia alle spalle che continua a vivere solo in loro, perché troppo spesso mancano orecchi disposti ad ascoltare le storie degli uomini, le loro vite. Come la storia della vita di Dai prima del suo sbarco sull’isola. Dove viveva? Chi erano i suoi familiari, i suoi amici? E il padre del bimbo che porta in grembo? E da cosa è fuggita?
La regista, Fabianny Deschamps, non ci informa. Non è necessario. Dai ha imparato a vivere ovunque e vive più vite contemporaneamente. Nel lucore dell’alba esce dal ventre della terra e la seguiamo mentre, dandoci le spalle, affronta le abbaglianti scogliere, avvolta in una lunga veste bianca, capelli neri sciolti al vento. Giunta sull’altra spiaggia dell’isola, la sua spiaggia, accompagnata dai suoni della natura, come una dea officia il suo rito, invocando il dio mare, perché le doni il suo marinaio, il suo amore. È una delle scene più emozionati dell’intero film, un momento sacro di unione tra lo spirito di Dai e l’anima del mare: la giovane donna flette il busto sino a sfiorare con le labbra la sabbia, intanto che le acque del mare arrivano a lei, per congiungersi in un immaginario bacio. Ed un giorno il mare esaudisce la preghiera e le dona non il suo uomo, ma un Berbero, Hichem. Per Dai è lui il padre del figlio che nascerà e insieme un giorno vivranno in una bellissima casa, grazie ai soldi che lei si sta procurando. Nel frattempo, perché non scappi anche il nuovo sposo, Dai rinchiude Hichem, come se fosse il suo cane, nella gabbia e lo assiste e lo cura amorevolmente. Purché sia colmato il suo vuoto affettivo, non importa se suo marito non capisca nulla di ciò che gli dice (l’uomo traduce Zhen, il nome dell’uomo che non è mai arrivato, in un suono, Djinn, che nella sua lingua significa “spirito maligno”), né le importa di comprendere ciò che lui invano, tra terrore e disperazione, cerca di dirle. Non le serve sapere chi Hichem sia, da dove venga, chi abbia lasciato quell’uomo che ora è il suo uomo, nella sua casa, sulla sua isola. Del resto, sull’isola, nel resto del mondo non c’è nessuno a cui importa di Dai, di Hichem e di quel bimbo, che forse non nascerà mai, se la terra tornerà ancora una volta a tremare sotto i suoi piedi.

Cinque cortometraggi per chiudere
L’ultimo spettacolo a cui abbiamo avuto l’onore di assistere è un programma di cinque cortometraggi che vediamo prima di partire nella Sala Buñuel, in cima al Palais. Questi brevi frammenti, provenienti da tre continenti, rappresentano uno stacco rispetto alla routine cinematografica dei giorni scorsi; a presentarli ci sono tutti e cinque i registi.
Alexandru BadeaSi succedono davanti ai nostri a occhi cinque brevi storie di tematica e ambientazione molto diverse fra loro. Aram, dell’iraniana F. Parnian, racconta dell’esperienza lavorativa di una giovane donna, licenziata dal suo capo forse a causa di una loro relazione appena suggerita; In the hills, scritto anch’esso da un regista iraniano, H. Ahmadi, si concentra sulla ricerca di intimità di un uomo solo, Shahram, impegnato in incontri sessuali con giovani coppie per la pura curiosità di penetrare per una notte nella loro vita privata; il terzo, A nyalintàs nesze (The Noise of Licking) dell’ungherese N. Andrasev, è un cartone animato al limite del surreale incentrato su due vicine di casa e sul gatto di una di loro; il quarto, La culpa, probablememte(The Guilt, Probably) del venezuelano M. Labarca, è ispirato ad alcuni momenti della vita del regista stesso e ci fa assistere, nel buio di un black-out notturno, ad un dialogo tra un uomo sposato (idealmente il padre del regista), la sua amante e la figlia di lei. Dal sapore autobiografico, infine, anche l’ultimo corto, Toate fluviile curg în mare (All Rivers Run to the Sea) del rumeno Alexandru Badea (vedi immagine), che racconta la difficoltà di Radu ad accettare la morte di sua madre.
Nel complesso, i cinque cortometraggi non ci hanno soddisfatto appieno: le storie partono tutte da spunti interessanti, ma appaiono prive di conclusione, come estrapolate da una storia più ampia; ciò ne rende difficile l’interpretazione. Riconosciamo, tuttavia, in particolare agli ultimi due corti una maggiore profondità tematica, una capacità espressiva ed un impatto emotivo sullo spettatore che ci hanno colpiti.



Garçons de Cannes  II D ESABAC


Gabriele Franchi I D ESABAC : L'affiche du Festival de Cannes 2016 : Le mépris





Une Excellente présentation  de la dernière affiche de Cannes 

au bon souvenir de Jean-Luc Godard, de Michel Piccoli,

  de Brigitte Bardot et ... de  Malaparte et  de Capri




Visivamente elegante, come sempre, la locandina destinata a presentare in questo 2016 l’annuale rassegna della Croisette vuole, analogamente a quelle degli ultimi anni, celebrare un passato glorioso, gli anni d’oro delle rassegne cinematografiche. E lo fa scegliendo un fotogramma di Le Mépris, “Il disprezzo”, coproduzione italo-francese del 1963, sesto lungometraggio e tra i capolavori assoluti di Jean-Luc Godard, forse il più geniale, sicuramente il più imitato, tra i registi della Nouvelle Vague.  La marmorea scalinata è quella della villa di Curzio Malaparte a Capri, spazio quasi metafisico, bagnato dal sole e immerso nel blu del Mediterraneo. Nel Disprezzo la villa, che vediamo stagliarsi verso la linea dell’orizzonte, è il set scelto per girare un adattamento dell’Odissea. A dirigerlo, novello Omero, è Fritz Lang. Paul Javal, interpretato da Michel Piccoli, è invece lo sceneggiatore, che vediamo condividere la propria, difficile, vita matrimoniale con la moglie Camille, una Brigitte Bardot di abbacinante bellezza.
 Il rapporto amoroso è invariabilmente drammatico, minato da gelosie e risentimento, frammentato  dalle lacrime e dai sussurri: “je te méprise”, dice Camille dopo l’ennesimo litigio. Camille cederà alla fine alle lusinghe di un volgare produttore cinematografico americano, Prokosch. E il destino sarà tragico.
Dietro il lussureggiante technicolor e la perfetta composizione coloristica, dietro a piani sequenza e a dialoghi coltissimi, Godard intende mostrare il cortocircuito tra cinema e realtà . Ed è rilevante in tal senso l’utilizzo nel ruolo di sé stesso di uno dei padri della settima arte, Fritz Lang, ormai cinico e disincantato sul futuro del suo film; e anche il gusto già postmoderno con cui si citano Viaggio in Italia e Dante, Qualcuno Verrà e Holderlin. E ancora, significativamente, il personaggio interpretato dalla Bardot porta il vero nome dell’attrice, Camille Javal. In una delle primissime inquadrature sentiamo la voice off del regista che, citando André Bazin, afferma che “il cinema sostituisce al nostro sguardo il mondo che desideriamo”, mentre la macchina da presa lentamente si gira verso lo spettatore: la storia, o la vita stessa, può incominciare.
L’opera omonima - “un volgare e grazioso romanzo da stazione” nelle parole di Godard - di Alberto Moravia, da cui è tratta la pellicola, diventa allora un mero pretesto per intessere una compiuta riflessione sulla realtà e la finzione. E sulla difficoltà relazionale e comunicativa dell’uomo come dell’artista, sottolineata dalla babele linguistica - francese, italiano, tedesco, inglese -  che nell’edizione italiana, sfregiata dai tagli e dal doppiaggio voluti dal produttore Carlo Ponti, si viene però a perdere. D’altronde, il desiderio di Ponti era quello di ottenere un film facilmente vendibile, che potesse essere apprezzato dal grande pubblico, se non altro per le grazie di B.B.; non certo una storia d’amore malinconica e dolorosa che si apre alle più disparate chiavi di lettura, in cui anche l’erotismo è freddamente intinto di tragedia.
Considerato ormai un classico, un testo base dell’arte cinematografica, Le Mépris rimane poderosamente moderno per forma e contenuti veicolati. La scelta per il manifesto della rassegna di Cannes di quest’anno è quindi perfettamente calibrata. L’opera di Godard sembra non limitarsi ad essere un’effigie del passato, ma si rivela capace ancora di mettere in discussione il ruolo che l’uomo attribuisce al cinema e - perché no? - a quell’arte plurimillenaria per cui si deve ringraziare lo stesso Omero: quella di raccontare storie.

Gabriele Franchi    I D ESABAC

vendredi 20 mai 2016

Cannes: Leçon de Cinéma de William Friedkin



Une Leçon aussi juteuse 

qu'un sorbet à la fraise 




Ci presentiamo al Palais per Leçon de Cinema, senza sapere con certezza cosa aspettarci. Entriamo e ci troviamo circondati da una massa brulicante di persone: chi elegantissimo, chi stupito dall’immensità della struttura e chi, come noi, non ha un outfit che potrebbe definirsi propriamente tenue correcte (come richiede l’invitation). Saggia scelta è quella di prendere l’ascensore, che ci permette di “saltare” una parte di coda. Seduti nella sala Buñuel, aspettiamo che le luci si spengano e cominci una proiezione, ma all’improvviso compaiono sul palco due distinti 20160518_170557signori, accolti da una standing ovation. Solo più tardi capiamo che si tratta niente di meno che William Friedkin, e che ad omaggiarlo in sala siede il grande Bertrand Tavernier. In realtà non avevamo nemmeno idea di chi fosse questo americano “easy to talk to”, dalla battuta facile e un altissimo livello di umiltà. Scopriamo presto che si tratta di una delle figure più influenti del cinema holliwoodiano, se non che il regista del famosissimo L’esorcista. Pur non conoscendo la maggior parte dei film su cui si è discusso, abbiamo comunque cercato di comprendere quanto più possibile di questo interessante personaggio. L’intervista è stata sostanzialmente dedicata alla realizzazione dei film (con la visione di alcune clips significative) e allo sviluppo della carriera del regista di Il braccio violento della legge, vincitore di ben cinque oscar. Le parti più interessanti, a nostro parere, sono state quelle in cui Friedkin ha parlato in modo più generale di come sceglie gli attori, in che modo si relaziona con il personaggio che interpretano, senza dimenticare le varie componenti che hanno reso speciale ognuno dei suoi capolavori. Ci ha particolarmente affascinato la sua opinione sul fanatismo religioso e sulla fede, scaturite dal commento all’Esorcista. Sicuramente non ci aspettavamo che fosse stato chiamato direttamente dal Vaticano per filmare una vera pratica di esorcismo: siamo rimasti letteralmente a bocca aperta! Questo grande artista ci ha colpito non soltanto dal punto di vista cinematografico, ma anche da quello umano: con ironia e umiltà ci ha parlato della sua vita privata e anche dei suoi fallimenti, che non lo hanno mai scoraggiato, ma, al contrario, lo hanno fatto crescere e migliorare.

 Cannes, II D ESABAC 




William Friedkin, 
légende du nouvel Holliwood