mercredi 14 octobre 2015

FRANCE THEATRE : " 6RANO 3.0" - LE SAMEDI 7 NOVEMBRE 2015 - Les chansons : Battez-vous de Brigitte, Jeune de Louane , Clown de Soprano, Pas là de Vianney












Battez-vous de Brigitte 

Faites-vous la guerre pour me faire la cour* 
Maintenant battez-vous 
Soyez gangsters*, soyez voyous* 
Maintenant battez-vous 
Toi mon tout, mon loubard* 
Tu serais mon lascar* superstar 
J'ai tellement besoin d'amour 
De tes bras, de ta voix de velours* 
Sortez les dollars et les bijoux 
Mettez-vous à genoux 
Dans la Jaguar*, dans la gadoue* 
Mettez-vous à genoux 
Toi mon tout, mon loubard 
Tu serais mon lascar superstar 
J'ai tellement besoin d'amour 
De tes bras, de ta voix de velours 
J'ai tellement besoin d'amour 
Tu ferais de moi ta belle de jour 
Je rêve d'un king* de kidnapping* 
De quitter mon pauvre living* 
Je veux du swing* et du bling bling* 
Et que le meilleur gagne sur le ring* 
Toi mon tout, mon loubard 
Tu serais mon lascar superstar 
Moi j'ai si peur dans le noir* 
J'ai tellement besoin d'amour 
De tes bras, de ta voix de velours 
J'ai tellement besoin d'amour 
Tu ferais de moi ta belle de jour 
J'ai tellement besoin d'amour 
Hey, maintenant battez-vous 


* «Faire la cour » : essayer de séduire 
quelqu’un 
*« gangster » : bandit, malfaiteur 
* « voyou » : délinquant, qui ne respecte pas 
les lois 
* « loubard » : voyou 
* « lascar » : homme malin 
* « voix de velours » : le velours est une 
matière très douce, une voix de velours est 
donc très douce 
* « Jaguar » : marque de voiture 
* « gadoue » : boue, terre après la pluie 
* « king » : roi 
* « kidnapping » : enlèvement 
* « living » : salon, pièce commune dans 
un appartement 
* « swing » : type de jazz 
* « bling bling » : issu du langage hip 
hop , se réfère à tous les bijoux de 
certains rappeurs, ce terme s’est élargi 
pour désigner les bijoux et l’argent des 
personnes riches 
* « ring » : endroit où s’affrontent les 
boxeurs 
* « dans le noir » : dans l’obcurité





Jeune de Louane 

“Bon alors on fait quoi, t’as* des idées? 
- Tu connais un endroit sympa*? 
- Viens on va jusqu’à la plage, et on verra où ça* nous mène! J’ai envie 
de danser, de m’éclater*, tu vois. 
-... 
- Ben* alors, à quoi tu penses? 
 ...Louane!? 
- -  J'aimerais 
- En suivant le soleil 
Avoir le vertige 
Perdre le sommeil 
Je voudrais, au plus près des falaises* 
Sentir le danger 
Et que ça me plaise 
Encore 
Encore 
On devrait se lancer dans les rêves 
Au dernier moment 
Quand le jour se lève 
Comme on fait 
Au devant des tempêtes 
Sauver ce qui vient 
Que le temps s'arrête 
Encore 
Encore 
J'ai envie 
J'ai envie 
Que ça dure longtemps 
Que ça dure toujours 
Que ça dure longtemps 
Que ça dure toujours 
Tu voudrais 
Quand les nuits sont rapides

*«T’as » : tu as 
*«Sympa » : agréable 
* « ça » : cela 
*«S’éclater » : synonyme de « s’amuser » dans le langage courant 
*«Ben» : forme populaire de « Eh bien ! » qui marque l’exclamation ou l’hésitation 
*« Falaises » : rochers 
* « vide » : trou, gouffre 
Avoir le frisson 
Et la peur du vide* 
À jamais on verra dans nos yeux 
Monter le désir 
Le souffle et le feu 
On est si 
Jeunes, jeunes, jeunes 
Comme un cri 
Jeunes, jeunes, jeunes, jeunes 
On est si 
Jeunes, jeunes, jeunes 
Comme je l'suis 
Jeunes, jeunes, jeunes, jeunes 
J'ai envie 
J'ai envie 
Que ça dure longtemps 
Que ça dure toujours 
Que ça dure longtemps 
Que ça dure toujours 
J'ai envie 
J'ai envie 
Que ça dure longtemps 
Que ça dure toujours






Clown de Soprano  
                  
Désolé ce soir je n'ai pas le sourire 
Je fais mine* d'être sur la piste malgré la routine 
J'ai le maquillage qui coule, mes larmes font de la lessive 
Sur mon visage de clown (mon visage de clown) 
Je sais bien que vous n'en avez rien à faire* 
De mes problèmes quotidiens, de mes poubelles, de mes colères 
Je suis là pour vous faire oublier, vous voulez qu'ça* bouge 
Ce soir je suis payé, je remets mon nez rouge 

Lalalalala lalala lala 
Lalalalala lalala lala 
(x2) 
Désolé les enfants si ce soir je n'suis pas drôle 
Mais ce costume coloré me rend ridicule et me 
colle 
J'me cache derrière ce sourire angélique depuis longtemps 
Je ne sais plus m'en défaire, mais qui suis-je vraiment ? 
J'ai perdu mon chemin, avez-vous vu ma détresse ? 
J'ai l'impression d'être un chien qui essaie de ronger sa laisse* 
Mais ce soir la salle est pleine, vous voulez que ça bouge 
Donc je nettoie ma peine, et remets mon nez rouge 
Refrain (x2) 
Suis-je seul à porter ce masque ? 
Suis-je seul à faire semblant ? 
Ce costume qu'on enfile* tous les jours 
Dis-moi est-il fait sur mesure* ? 
Ou nous va-t-il trop grand ? 
Refrain (x2) 
Désolé ce soir je n'ai pas le sourire 
J'ai le maquillage qui coule*, mes larmes font de la lessive 
Sur mon visage de clown (mon visage de clown) 

*« Je fais mine » : faire semblant, 
finter 
*« En avoir rien à faire » : ne pas 
s’en préoccuper 
* « ça » : cela 
* « Laisse » : corde pour tenir les 
animaux 
*« Enfiler » : mettre, se vêtir 
*« Sur mesure » : fait exactement à la 
taille de la personne 
*« Maquillage qui coule » : qui tombe





Pas là de Vianney 

Je suis une cruche*, 
percée de plus, 
J’ai la peau craquelée 
Depuis toi, desséché* 
Quand vient la lune 
et le vent frais, 
Par habitude, 
j’te cherche sur le canapé* 
Dieu qu’elle est loin 
la nuit de liesse* 
où j’ai trouvé ta main 
bien avant la tristesse 
Tu me traquais*, 
Tu m’avais vu, 
Tu m’as pris pour collier 
Et mon cou tu l’as tendu 
Mais t’es pas là, mais t’es où? 
Mais t’es où ? (pas là, pas là, pas 
là…) 
Des nuits d’ivoire* 
Sûr, ça je t’en dois, 
Si les tiennes sont noires 
Non, je ne t’en veux pas 
Ainsi va la vie 
Enfin, surtout la tienne, 
Je m’abrutis 
À jouer les fontaines 
Mais t’es pas là, Mais t’es où? 
Mais t’es où? (pas là, pas là pas 
là…) 
Je te remplace 
Comme je le peux 
Que tout s’efface 
J’en fais le voeu* 
Ce sera sans toi alors, 
Alors je n’ai plus qu’à être d’accord 
À vous les cruches, 
Les coeurs en miettes, 
Soyons la ruche*, 
D’un futur en fête


« Cruche » : c’est un pot d’eau, mais on l’utilise dans le langage familier pour parler d’une fille idiote, 
bête. 
« Desséché » : complètement sec, sans eau. Ici cela signifie qu’il se sent mal 
« Canapé » : divan 
« Liesse » : joie, allégresse 
« Traquer » : poursuivre 
« Ivoire » : matière blanche dure, présente dans les défenses des animaux (des éléphants 
principalement), on l’utilise pour faire des bijoux, les touches de piano, les boules de billard.  C’est une 
substance très chère. 
« Vœu » : souhait 
« Ruche » : maison en bois où vivent les abeilles. Les abeilles sont les insectes qui récoltent le pollen et 
qui fabriquent le miel, elles sont très importantes pour la survie de l’écosystème, donc de l’être humain 









lundi 12 octobre 2015

Hubert Reeves Astrophysicien : “ L’avenir de la vie sur la terre”



Un beau cadeau pour la 

III D ESABAC  





Mercredi 21 Octobre  14h30 17h 

Sala del Grechetto Biblioteca Sormani 


Hubert Reeves Astrophysicien 

 “ L’avenir de la vie sur la terre” 

en collaboration avec la délégation 
générale du Québec 

 

 



 







 


dimanche 11 octobre 2015

Chanson de Roland : L'énigme "Turold" et les devoirs du chevalier













Serait l'auteur supposé de la Chanson de Roland.Ce vers est  
sujet à de multiples interprétations. Signifie-t-il que Turold en est l'auteur ? Est-il simplement le copiste du manuscrit ? Est-il l’auteur même de la rédaction d’Oxford ou d’une de celles qui l’ont précédée ? N’est-il qu’un simple récitant ? L'imprécision des expressions employées rend la réponse à peu près impossible, car tous les mots de cette phrase sont ambigus. Geste pourrait désigner le poème lui-même, et dans ce cas Turold en serait bien l'auteur ; mais elle se concilierait difficilement avec declinet, qui ne peut guère s’appliquer qu’à un jongleur ou récitateur. Cependant, le sens du verbe decliner reste très incertain dans ce vers : les traducteurs hésitent entre composer, réciter, achever ... 





Légende des chevaliers de la Table 


Les devoirs du chevalier

La fée Viviane explique à Lancelot les devoirs qu’impose la chevalerie.

Ecoutez-moi, Lancelot. Quand Envie et Convoitise commencèrent à grandir dans le monde, quand les plus forts écrasèrent les autres et qu’il n’y eut plus nulle part ni sûreté ni commerce possible, les femmes étant enlevées, les orphelins dépouillés, les voyageurs volés sur le chemin ou dans les bois, les marchands rançonnés sur les ponts, bref quand vint s’établir le régime de la violence, du brigandage et de la guerre, il fallut des hommes généreux pour maintenir et défendre le droit, secourir les veuves, les orphelins et tous les opprimés. Ce furent les chevaliers qui remplirent cet office, c’est-à-dire des hommes forts, loyaux, hardis et braves. On exigeait d’eux d’être aussi généreux courant au péril de leur vie partout où il y avait des oppresseurs à détruire et des torts à redresser. Ils devaient aussi protéger l’Eglise catholique comme des fils.








Les 10 commandements du chevalier

1. Tu croiras à tout ce que t’enseigne l’Eglise et observeras ses commandements.
2.     Tu protègeras l’Eglise.
3.    Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t’en constitueras défenseur.
4.     Tu aimeras le pays où tu es né.
5.     Tu ne reculeras pas devant l’ennemi.
6.    Tu feras aux infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
7.     Tu t’acquitteras exactement de tes devoirs féodaux.
8. Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée.
9.     Tu seras généreux et feras largesse à tous.
10.  Tu seras partout et toujours le champion de Droit et du Bien contre l’Injustice et le Mal.




Voici  3 qualités essentielles qui doivent guider
 la vie et les actions du chevalier sont :











jeudi 8 octobre 2015

Mattias Enard "Boussole" Acte Sud (2015)



"Dans la vie il y a des blessures qui, come une lèpre,

 rongent l’âme dans la solitude"

(Sadegh Hedayat, p.9)



 C'est lors d'une  une nuit d’insomnie dans l’appartement 

viennois du musicologue Franz Ritter qui débute l'historie




"A défaut de dormir, il se laisse envahir ses rêves éveillés, et la


 reconstruction de ses souvenirs. Comme il a l’âme naturellement 

portée à la mélancolie comme sentiment du temps, mais une 

mélancolie féconde et allègre, pas une mélancolie dépressive et 

suicidaire, il se raconte les histoires de sa vie, revisite ses lieux, 

refait son chemin de Damas, Istanbul, Alep, Palmyre, Téhéran ...."


(Pierre Assouline)




D'une richesse inouie de références musicales et littéraires

un livre monument qui  s'ouvre et se termine  sur la même 


citation 

Je referme les yeux,    
mon cœur bat toujours ardemment.    
quand reverdiront les feuilles à la fenêtre ?    
quand tiendrai-je mon amour entre mes bras ? 
Le voyage en hiver.
Wilhelm müller & Franz schubert,  

qui pourrait bien nous venir de Tistan et Iseut

Le Goncourt 2015.. Qui peut le dire?
mais sans aucun doute un livre qui marquera les esprits 
dans cette tourmentée histoire entre 
Orient et Occidant qui est le  grand thème aussi de nos jours







Nous sommes deux fumeurs d’opium chacun dans son nuage, 
sans rien voir au-dehors, seuls, sans nous comprendre jamais 
nous fumons, visages agonisants dans un miroir, nous sommes 
une image glacée à laquelle le temps donne l’illusion du mou- 
vement, un cristal de neige glissant sur une pelote de givre dont 
personne ne perçoit la complexité des enchevêtrements, je suis 
cette goutte d’eau condensée sur la vitre de mon salon, une perle 
liquide qui roule et ne sait rien de la vapeur qui l’a engendrée, 
ni des atomes qui la composent encore mais qui, bientôt, ser- 
viront à d’autres molécules, à d’autres corps, aux nuages pesant 
lourd sur Vienne ce soir : qui sait dans quelle nuque ruissellera 
cette eau, contre quelle peau, sur quel trottoir, vers quelle rivière, 
et cette face indistincte sur le verre n’est mienne qu’un instant, 
une des millions de configurations possibles de l’illusion – tiens 
m. Gruber promène son chien malgré la bruine, il porte un 
chapeau vert et son éternel imperméable ; il se protège des écla- 
boussures des voitures en faisant de petits bonds ridicules sur 
le trottoir : le clébard croit qu’il veut jouer, alors il bondit vers 
son maître et se prend une bonne baffe au moment où il pose sa 
patte crasseuse sur l’imper de m. Gruber qui finit malgré tout 
par se rapprocher de la chaussée pour traverser, sa silhouette est 
allongée par les réverbères, flaque noircie au milieu des mers 
d’ombre des grands arbres, déchirées par les phares sur la Porzel- 
langasse, et herr Gruber hésite apparemment à s’enfoncer dans 
la nuit de l’alsergrund, comme moi à laisser ma contemplation 
des gouttes d’eau, du thermomètre et du rythme des tramways 
qui descendent vers schottentor.
l’existence est un reflet douloureux, un rêve d’opiomane, un 
poème de roumi chanté par shahram Nazeri, l’ostinato du zarb 
fait légèrement vibrer la vitre sous mes doigts comme la peau de 
la percussion, je devrais poursuivre ma lecture au lieu de regarder 
m. Gruber disparaître sous la pluie, au lieu de tendre l’oreille aux 
mélismes tournoyants du chanteur iranien, dont la puissance et 
le timbre pourraient faire rougir de honte bien des ténors de chez 
nous. Je devrais arrêter le disque, impossible de me concentrer ; j’ai beau relire ce tiré à part pour la dixième fois je n’en omprends pas le sens mystérieux, vingt pages, vingt pages horribles, glaçantes, qui me parviennent précisément aujourd’hui, aujourd’hui qu’un médecin compatissant a peut-être nommé ma maladie, a déclaré mon corps officiellement malade, presque soulagé d’avoir posé – baiser mortel – un diagnostic sur mes symptômes, un diagnos- tic qu’il convient de confirmer, tout en commençant un traite- ment, disait-il, et en suivre l’évolution, l’évolution, voilà, on en est là, contempler une goutte d’eau évoluer vers la disparition avant de se reformer dans le Grand tout. 





















(« Des migrants africains à Djibouti cherchent une connexion pour 
tenter de  capter un signal un signal moins coûteux de Somalie »


Comment le lire ? 


 ... et bien en écoutant de la musique classique,

dans le roman il y a nombre de musiciens cités 

Shubert, Gluck, qui fai l'objet d'un mémoire


"L'orient dans les opéra viennois de Gluck"

Beethoven ...


Moi, j'ai choisi 


Les Kindertotenlieder 


tirés des 


poèmes  Kindertotenlieder
  


(Chants pour des enfants morts)

de  Friedrich Rückert  




Gustav  Mahler




"La vie est une symphonie de Malher, 

elle ne revient jamais en arrière"

(p. 50)


ou bien une chanson de Barbara




Si je t'écris ce soir de Vienne
J'aimerais bien que tu comprennes
Que j'ai choisi l'absence
Comme dernière chance
Notre ciel devenait si lourd
Si je t'écris ce soir de Vienne
Oh que c'est beau l'automne à Vienne
C'est que sans réfléchir
J'ai préféré partir
Et je suis à Vienne sans toi
Je marche, je rêve dans Vienne
Sur trois temps de valse lointaine
Il semble que les ombres
Tournent et se confondent
Qu'ils étaient beaux les soirs de Vienne
Ta lettre a dû croiser la mienne
Non je ne veux pas que tu viennes
Je suis seule et puis j'aime
Etre libre
O que j'aime
Cet exil à Vienne sans toi

Une vieille dame autrichienne
Comme il n'en existe qu'à Vienne
Me loge et dans ma chambre
Tombent de pourpre et d'ambre
De lourdes tentures de soies
C'est beau à travers les persiennes
Je vois l'église Saint-Etienne
Et quand le soir se pose
C'est bleu, c'est gris, c'est mauve
Et la nuit par-dessus les toits
Que c'est beau Vienne
Que c'est beau Vienne

Cela va faire une semaine
Déjà que je suis seul à Vienne
C'est curieux le hasard
J'ai croisé l'autre soir
Nos amis de Lountatchimo
Cela va faire une semaine

Ils étaient de passage à Vienne
Ils n'ont rien demandé
Mais se sont étonnés
De me voir à Vienne sans toi

Moi, moi
Je me promène
Je suis bien
Je suis bien
La la la la la... Je suis bien... si bien

Et puis de semaine en semaine
Voila que je vis seule à Vienne
Tes lettres se font rares
Peut-être qu'autre part
Tu as trouvé l'oubli de moi
Je lis j'écris mais quand même
Oh ce qu'il est long l'automne à Vienne
Dans ce lit à deux places
Où la nuit je me glace
Tout à coup j'ai le mal de toi
Que c'est long Vienne
Que c'est loin Vienne

Si je t'écris ce soir de Vienne
Chéri c'est qu'il faut que tu viennes
J'étais partie
Pardonne-moi
Notre ciel devenait si lourd
Et toi de Paris jusqu'à Vienne
Au bout d'une invisible chaîne
Tu guettais je pense
Jouant l'indifférence
Et tu m'as gardée malgré moi

Il est minuit ce soir à Vienne
Mon amour il faut que tu viennes
Tu vois je m'abandonne
Il est si beau l'automne
Et j'aimerais le vivre avec toi
Que c'est beau Vienne
Avec toi Vienne.