lundi 23 mars 2015

BAC BLANC: Voltaire : "Prière à Dieu"








BAC BLANC 

Prova di: LINGUA E LETTERATURA FRANCESE

a)     analisi di un testo

Dopo avere letto il testo rispondete alle domande e elaborate una riflessione personale sul tema proposto.

" Prière à Dieu "

Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures  perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à tes yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supporte ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s’enorgueillir.
Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.

Voltaire, Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas, Chapitre XXIII, (1763)


COMPREHENSION

1)Étudiez le système énonciatif mis en place dans ce texte. Quels sont les trois destinataires successifs de cette longue apostrophe  ?

2)Quels éléments permettent d’apparenter cet extrait à une prière ?
 

INTERPRETATION 

1)Quelles images de l’homme  ce texte développe-t-il  dans le premier paragraphe ?

2)Relevez et commentez les termes et les expressions dévalorisantes.

2)Quelles valeurs Voltaire défend-il ? Quelles sont les cibles qu’il attaque ?


REFLEXION PERSONNELLE

En vous appuyant aussi sur vos lectures,   précisez le rôle du philosophe  au    XVIIIe siècle.

( 300 mots - 30 lignes )







samedi 21 mars 2015

Essai bref: "Aimer à la folie : Les fous d'amour ... ou les amours fous"







b) saggio breve

Dopo avere analizzato l’insieme dei documenti, formulate un saggio breve in riferimento al tema posto (circa 600 parole).


Aimer à la folie : Les fous d’amour… ou les amours fous



Documento 1 : XVI -Tant que mes yeux pourront larmes épandre

Tant que mes yeux pourront larmes épandre
À l'heur passé avec toi regretter:
Et qu'aux sanglots et soupirs résister
Pourra ma voix, et un peu faire entendre:

Tant que ma main pourra les cordes tendre
Du mignard Luth, pour tes grâces chanter:
Tant que l'esprit se voudra contenter
De ne vouloir rien fors que toi comprendre:

Je ne souhaite encore point mourir.
Mais quand mes yeux je sentirai tarir,
Ma voix cassée, et ma main impuissante,

Et mon esprit en ce mortel séjour
Ne pouvant plus montrer signe d'amante:
Prierai la mort noircir mon plus clair jour

Louise Labé,  Sonnets (1555)



Documento 2 : Le dernier poème

J'ai rêvé tellement fort de toi,
J'ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu'il ne me reste plus rien de toi,
Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres
D'être cent fois plus ombre que l'ombre
D'être l'ombre qui viendra et reviendra
dans ta vie ensoleillée.

Robert Desnos Domaine public, 1953



Documento 3 : Aimer à perdre la raison

Aimer à perdre la raison
Aimer à n’en savoir que dire
A n’avoir que toi d’horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la couleur du partir
Aimer à perdre la raison

Ah c’est toujours toi que l’on blesse
C’est toujours ton miroir brisé
Mon pauvre bonheur, ma faiblesse
Toi qu’on insulte et qu’on délaisse
Dans toute ta chair martyrisée
Ah c’est toujours toi que l’on blesse

La faim, la fatigue et le froid
Toutes les misères du monde
C’est par mon amour que j’y crois
En elle je porte ma croix
Et de leurs nuits ma nuit se fonde
La faim, la fatigue et le froid

Louis Aragon,  La croix pour l’ombre, in  Chants du Medjnoûn 



Documento 4 : Sono solo una fanciulla

Sono folle di te, amore
che vieni a rintracciare
nei miei trascorsi
questi giocattoli rotti delle mie parole.
Ti faccio dono di tutto
se vuoi,
tanto io sono solo una fanciulla
piena di poesia
e coperta di lacrime salate,
io voglio solo addormentarmi
sulla ripa del cielo stellato
e diventare un dolce vento
di canti d'amore per te.

Alda Merini



Documento 5 : Camille Claudel, Sakountala ou Çacountala ou L'Abandon ou Vertumne et Pomone (1886-1905)
                                          



Cette œuvre s’inspire « d'un souvenir littéraire, un drame du poète hindou Kalidasa, les retrouvailles de Sacountala (ou Sakountala) et de son époux au Nirvahna, après une séparation provoquée par un enchantement. » 






mercredi 18 mars 2015

OLIVER CUEVAS ANDRES ANIBAL .... de VALPARAISO, CHILI





MUSIQUE DE(S) AND(R)ES 










Andres

sympa, timide, intelligent,  l'air parfois étonné 

se promène depuis quelques temps 

dans notre  lycée...

 Il  est inscrit en I D ESABAC où il fréquente 

la plus grande partie de ses cours 


"Toi, tu es né ...

Pour la lumière


Pour des pays

Peuplés de rois" 



voilà pourquoi 

tu es avec nous pour


"Vivre en couleurs"



comme chez toi


















En français

On t'as fait un monde trop petit

Pour tes idées
Pour l'appétit
De tes grands yeux écarquillés
Sur l'infini

Tu es prisonnière de ta maison
De tes parents
De cet adulte qui te dit qu'il a raison
Et qui te ment

[Refrain]
Toi, tu es née pour la folie
Pour la lumière
Pour des pays
Peuplés de rois
Et tu te demandes dans ta nuit
De prisonnière
Pourquoi tu vis
Et où tu vas
Pourquoi tu vis
Et où tu vas

Tu n'as pas d'avion ni de bateau
Pour t'en aller
Les illusions qui restent
Sont comme un radeau
Qui va couler
Et pourtant tu veux de tout ton corps
De tout ton cœur
Briser enfin le noir et blanc de ton décor
Vivre en couleurs

[Refrain] x3


Hoy en mi ventana brilla el sol
Y el corazón
Se pone triste contemplando la ciudad
Porque te vas

Como cada noche desperté
Pensando en ti
Y en mi reloj todas las horas vi pasar
Porque te vas

Todas las promesas de mi amor se irán contigo
Me olvidarás
Me olvidarás

Junto a la estacion yo lloraré igual que un niño
Porque te vas
Porque te vas

Bajo la penumbra de un farol
Se dormirán
Todas las cosas que quedaron por decir
Se dormirán

Junto a las manillas de un reloj
Esperarán
Todas las horas que quedaron por vivir
Esperarán

Todas las promesas de mi amor se irán contigo
Me olvidarás
Me olvidarás

Junto a la estación yo lloraré igual que un niño
Porque te vas
Porque te vas
Porque te vas x2




I'd rather be a sparrow than a snail.
Yes I would,
If I could,
I surely would.

I'd rather be a hammer than a nail.
Yes I would,
If I only could,
I surely would.
CHORUS
Away, I'd rather sail away
Like a swan that's here and gone
A man gets tied up to the ground
He gives the world
Its saddest sound,
Its saddest sound.

I'd rather be a forest than a street.
Yes I would.
If I could,
I surely woud.

I'd rather feel the earth beneath my feet,
Yes I would.
If I only could,
I surely would.













The city of Valparaiso or Paradise Valley, is around a hundred and twenty kilometres from the capital of Santiago De Chile on the Pacific coast. The most important harbour city in South America has a long history and today boasts a modern, ever-expanding container harbour.

Valparaiso's strategic location brought it much power and prosperity. A narrow stretch of land along the bay became the city centre and today the Monumento De Los Heroes De Iquique is a reminder of the heroes of a sea battle during the Saltpetre War.

Lovingly known as Ascensores, since the middle of the nineteenth century escalators have rattled up and down the steep hills of the harbour city. The descending cabin pulls the ascending cabin by way of a steel cable that is drawn over a large wheel situated at the upper station.

Hundreds of colourful buildings extend over the hills and from above the bay it is like a vast amphitheatre that contains a busy harbour.

Indeed, in 2003 UNESCO designated Valparaiso as a World Heritage Site and it is undoubtedly Chile's pride and joy!






























mardi 17 mars 2015

EN ROUTE : De Charles Baudelaire "Le vin des amants" à Michel Corringe "La Route"







En Route 




Le vin des amants



AUJOURD'HUI l'espace est splendide!

Sans mors, sans éperons, sans bride,

Partons à cheval sur le vin

Pour un ciel féerique et divin!


Comme deux anges que torture

Une implacable calenture,

Dans le bleu cristal du matin

Suivons le mirage lointain!


Mollement balancés sur l'aile

Du tourbillon intelligent,

Dans un délire parallèle,


Ma sœur, côte à côte nageant,

Nous fuirons sans repos ni trêves

Vers le paradis de mes rêves!


Charles Baudelaire, Les fleurs du mal ,   XCVII










La route m'appelle et m'attire
À l'est, à l'ouest, au sud, au nord
Ce soir j'ai trouvé un lit
Demain je coucherai dehors
Beaucoup de routes ramènent vers vous
Mais la route m'entraîne toujours
Et j'ajoute des lieues et des lieues
Aux lieues qui me séparent de vous


 


Oh bien sûr j'ai souvent faim et froid
J'ai envie de m'arrêter parfois
Mais ma route m'entraîne toujours
Désir de concrétiser un symbole
De posséder l'unique beauté
Que l'on nomme "liberté" é liberté




Que m'importent droits et doctrines
Ma seule loi c'est la fatigue
Que m'importe le temps qui passe
Quand mon seul guide est le hasard
Quelquefois une longue halte
Pour satisfaire une compagne
Mais le vent qui crie et qui passe
M'invite à prendre le départ











dimanche 15 mars 2015

Graeme Allwright : La Ligne Holworth









Ce n'est qu'une chanson ... mais 

"Du moins ...  Il faut faire ce que l'on peut"

Antigone (Anouilh)








Graeme Allwright  : 

La ligne Holworth



Ted Holworth était un notable
Dont l'argent venait de la mer
Tous les paroissiens respectables
Admiraient sa piété de fer {2x}

Sans doute il ne confondait guère
Les affaires et les sentiments
Mais sa parole était sincère
C'est du moins ce que disaient les gens {2x}.


Il avait tout d'un homme honnête
Mais il faut vous dire la vérité
Il était noir sous l'étiquette
Et ses bateaux étaient damnés {2x}


Ils transportaient aux antipodes
Des  hommes attachés par le pied
Bagnards de sang et de maraude
Et criminels de majesté {2x}.


Ils avaient offensé la Reine
Ou bien massacre pour voler
Mais ils tiraient à la même chaîne
Que des innocents humiliés {2x}


Ceux-là s'en allaient vers l'enfer
Pour un crime abominé

Ils n'avaient pas voulu se taire
Par amour de la vérité {2x}.


La coque était puante et noire
Les gardiens comme des loups
Tant de misère, de désespoir
Avaient de quoi vous rendre fou {2x}.


Depuis les temps ont bien changé
La Ligne Holworth a fait peau neuve
Elle est très bien considérée
Sa réussite est un chef d'œoeuvre {2x}

Il n'y a plus de bagnards dans les cales
Mais les marins crient comme avant


Sous son pavillon triomphal

Elle transporte des émigrants




vendredi 13 mars 2015

Dossier : 5 vidéos pour réussir le français au bac (letudiant.fr)




 Mes Chers Élèves


de 3 D ESABAC  







commencent à percevoir avec le beau temps 


la fin de l'année scolaire et


le jour du bac ...


Voici quelques vidéos qu'ils devront

  
VOIR ET REVOIR !!!







Réviser le bac à la dernière minute 





Comment gagner des points


                                                                          



Que doit contenir votre copie?









Conseils pour Réussir l'épreuve de français  



   




Réussir l'oral de français














jeudi 12 mars 2015

George Brassens - L'Orage












Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putois
Allumait ses feux d'artifice
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices

" Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'un' maison de paratonnerres "

En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur on ne peut plus funeste

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage

A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus
Mais elle n'est pas revenue

Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu'il était dev'nu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbécil's où jamais il ne pleut
Où l'on ne sait rien du tonnerre

Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mill' de mon c?ur a laissé le dessin
D'un' petit' fleur qui lui ressemble