mercredi 11 mars 2015

GIOVANNI MARIA FRASCHINI, ALESSANDRO MAMBRETTI II D ESABAC : La guerre civile espagnole - art,histoire et littérature - Lydie Salvayre "Pas Pleurer"




GUERNICA



Pablo Picasso,1937,349x776cm,Museo National Centro de Arte Reina Sofia,Madrid



18 juillet 1936- 1 avril 1939
Conséquence des malaises sociaux, 
économiques,  culturels et politiques
Le "Frente Popular"
Nationalistes VS Républicains
380.000/451.000 morts
Victoire des Nationalistes
Dictature de Francisco Franco



Guernica est une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso, et un des tableaux les plus connus au monde.


Picasso réalisa cette huile sur toile de style cubiste entre le Ier mai et le 4 juin 1937 à Paris, en réponse à une commande du gouvernement républicain de Francisco Largo Caballero pour le pavillon espagnol de l'Exposition universelle de Paris de 1937.
Cette toile monumentale est une dénonciation engagée du bombardement de la ville de Guernica, qui venait de se produire, le 26 avril 1937, lors de la guerre d'Espagne, ordonné par les nationalistes espagnoles et exécuté par des troupes allemandes nazies et fascistes italiennes. Le tableau de Picasso, qui fut exposé dans de nombreux pays entre 1937 et 1939, a joué un rôle important dans l'intense propagande suscitée par ce bombardement et par la guerre d'Espagne ; il a acquis ainsi rapidement une grande renommée et une portée politique internationale, devenant un   symbole de la dénonciation de la violence franquiste et fasciste, avant de se convertir en symbole de l'horreur de la guerre en général.
Conservée pendant toute la dictature franquiste aux États-Unis, sur demande de Picasso, cette œuvre a été transférée en 1981 en Espagne, où elle est conservée depuis au Musée Reina Sofia à Madrid.
« La peinture n'est pas faite pour décorer les appartements, c'est un instrument de guerre  offensif et défensif contre l'ennemi. » — Picasso
Pendant la IIe Guerre Mondiale, Picasso, qui vivait rue des Grands-Augustins à Paris, reçut la visite d'Otto Abetz, l'ambassadeur nazi. Ce dernier lui aurait demandé devant une photo de la toile de Guernica (alors conservée à New York au MoMa) : « C'est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu :            « Non... vous »





Guerre d’Espagne


18 juillet 1936- 1 avril 1939
Conséquence des malaises sociaux, économiques, 
culturels et politiques
Le "Frente Popular"
Nationalistes VS Républicains
380.000/451.000 morts
Victoire des Nationalistes
Dictature de Francisco Franco



La guerre d’Espagne etait une guerre civile qui se passa du 18 juillet 1936 au 1er avril 1939. Ce conflit opposa les rèpublicains
 et les nationalistes: les rèpublicains etait orienté à gauche et à l'extrême-gauche, composès par troupes fidèles au governement republicain et mené parle Frente Popular; les nationalistes etait orienté à droite et à l'extrême-droite, auteurs du coup d’Etat 
contre la IIe République espagnole et mené par le général Francisco Franco.
La guerre fut la conséquence des malaises sociaux, économiques, culturels et politiques qui affligerent l'Espagne depuis plusieurs générations.
Ces malaises se manifestent après la proclamation de la II République en 1931 avec l'insurrection, durement reprimée, des Asturies et après la victoire électorale du Frente Popular en 1936 avec la résurgence des troubles civils et des violences.
Le Frente Popular etait une coalition electoral et un pacte signé
 en janvier 1936 par plusieurs organisations de gauche. Nait par rapport au Komintern (International Comuniste) qui preconise 
en 1935 un reponse à la croissance du fascisme, cette reponse
sera la formation du Frente Popular en Espagne.
Cette guerre se termina par la victoire des nationalistes qui établirent la dictature de Francisco Franco qui dura 36 ans, 
jusqu'à la mort de Franco en 1975.




  • • Prix Goncourt Général 2014

  • • Deux protagonistes: George Bernanos et Montse

  • • George Bernanos: Les Grands Cimetières sous la lune (1938)

  • • Montse: mauvaise pauvre
PAS PLEURER:

       

Deux voix. Deux voix si différentes mais autour du même sujet:
la guerre civile espagnole.
D'une part, Bernanos, qui fait de sa vie une lutte continue contre les
nationaux, qui ont la bénédiction de l'Église.
De l'autre, Montse, mère de la narratrice et "mauvaise pauvre",qui,
à l'âge de soixante-quinze ans,va expliquer les jours enchantés de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 1936.

Voilà, donc, la terreur,la haine et la solitude de Bernanos, écrivain
des "Grands Cimetières sous la lune", qui raconte  jour par jour la
guerre,si différente de la voix de Montse,qui pense à cette  période
comme la plus belle période  de sa vie.

Lydie Salvayre,va expliquer la guerre civile, peut-ètre,  la plus terrible
du XXème siècle,avec une grande capacité de faire entrer le lecteur
dans l'histoire,de faire vraiment comprendre à tous  ce que  l'homme
 peut arriver à faire pendant une révolution.
Mais cela  ne veut pas dire que on peut pas écrire autour d'une guerre
 avec simplicité et d'une façon heureuse.
Tout est très bien souligné par les discours de Montse,qui,  de toute
 sa vie,aujourd'hui ne souvient que des années 36-37,pendant lesquelles
 elle connaît la liberté,l'amour,la grossesse et enfin la mort de son frère.

Il est donc bien important de souligner  le titre du roman "Pas pleurer" parce
que,en tous cas,l'homme ne doit pas penser seulement aux choses négatives de sa vie,car même dans les situations les plus terribles,on peut retrouver la liberté et le bonheur.


mardi 10 mars 2015

Émile Zola : Germinal : Ouverture et Clôture









Le film de Claude Berri (1993) 


Incipit : L'arrivée à Montsou


Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n’avait la sensation de l’immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d’avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d’une jetée, au milieu de l’embrun aveuglant des ténèbres.
L‘homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d’un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup, et il le serrait contre ses flancs, tantôt d’un coude, tantôt de l’autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d’est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d’ouvrier sans travail et sans gîte, l’espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche, à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D’abord, il hésita, pris de crainte; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.
Un chemin creux s’enfonçait. Tout disparut. L’homme avait à sa droite une palissade, quelque mur de grosses planches fermant une voie ferrée; tandis qu un talus d’herbe s’élevait à gauche, surmonté de pignons confus, d’une vision de village aux toitures basses et uniformes. Il fit environ deux cents pas. Brusquement; à un coude du chemin, les feux reparurent près de lui, sans qu’il comprit davantage comment ils brûlaient si haut dans le ciel mort, pareils à des lunes fumeuses. Mais, au ras du sol, un autre spectade venait de l’arrêter. C’était une masse lourde un tas écrasé de constructions, d’où se dressait la silhouette d’une cheminée d’usine; de rares lueurs sortaient des fenêtres encrassées, cinq ou six lanternes tristes étaient pendues dehors, à des charpentes dont les bois noircis alignaient vaguement des profils de tréteaux gigantesques; et, de cette apparition fantastique, noyée de nuit et de fumée, une seule voix montait, la respiration grosse et longue d’un échappement de vapeur, qu’on ne voyait point.



Excipit: Le départ d'Etienne


Mais Etienne, quittant le chemin de Vandame, débouchait sur le pavé. A droite, il apercevait Montsou qui dévalait et se perdait. En face, il avait les décombres du Voreux, le trou maudit que trois pompes épuisaient sans relâche. Puis, c'étaient les autres fosses à l'horizon, la Victoire, Saint-Thomas, Feutry-Cantel; tandis que, vers le nord, les tours élevées des hauts fourneaux et les batteries des fours à coke fumaient dans l'air transparent du matin. S'il voulait ne pas manquer le train de huit heures, il devait se hâter, car il avait encore six kilomètres à faire.


Et, sous ses pieds, les coups profonds, les coups obstinés des rivelaines continuaient. Les camarades étaient tous là, il les entendait le suivre à chaque enjambée. N'était-ce pas la Maheude, sous cette pièce de betteraves, l'échine cassée, dont le souffle montait si rauque, accompagné par le ronflement du ventilateur ? A gauche, à droite, plus loin, il croyait en reconnaître d'autres, sous les blés, les haies vives, les jeunes arbres. Maintenant, en plein ciel, le soleil d'avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait. Du flanc nourricier jaillissait la vie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s'allongeaient, gerçaient la plaine, travaillées d'un besoin de chaleur et de lumière. Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s'épandait en un grand baiser. Encore, encore, de plus en plus distinctement, comme s'ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l'aster, par cette matinée de jeunesse, c'était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre.



Commentaire


1. Ce sont les deux derniers paragraphes du roman. Après l'échec apparent de la grève, la direction de la mine réclame le départ d'Etienne et les mineurs sont contraints de reprendre le travail avec un fort sentiment d'échec. Etienne, lui, s'en va persuadé qu'il va pouvoir travailler à Paris à l'organisation d'un syndicat puissant et fort et qu'au fond, la grève va porter ses fruits et qu'un jour les ouvriers pourront enfin connaître une vie décente.
2. Ce départ d'Etienne est à rapprocher, pour mieux en percevoir la symbolique, et pour ceux qui ont le livre, du premier chapitre, l'arrivée d'Etienne à la mine de Montsou . Autant son arrivée est marquée par le froid, l'obscurité, la solitude physique et morale, autant le départ est marqué par l'impression de solidarité et de chaleur sur un jour qui se lève rapidement, porteur de promesses.
3. On pourra noter un certain nombre d'effets : style indirect libre qui traduit l'étonnement d'Etienne, sa découverte, mais qui s'associe aussi aux effets de détermination spatiale ("sous ses pieds" ; "A gauche, à droite, plus loin" ; "sous les "). A propos de ces effets, on peut souligner aussi une gradation qui conduit à un élargissement de la description et de l'effet ( sous ces pieds  multiplication des lieux - à gauche, à droite, plus loin)





Le mois de germinal dans le calendrier et l'histoire révolutionnaires
Germinal est le septième mois du calendrier républicain allant du 21 ou 22 mars au 18 ou 19 avril, ainsi nommé parce qu'il est le mois de la germination .
Les autre mois du calendrier institué en France en 1793 sont : vendémiaire, brumaire, frimaire / nivôse, pluviôse, ventôse / germinal, floréal, prairial / messidor, thermidor, fructidor.
Le 12 germinal An III (1er avril 1795) il y eut un soulèvement, dû à la misère, des faubourgs parisiens contre la Convention thermidorienne. Les manifestants envahirent la Convention en réclamant "Du pain ! la constitution de l'an I ! La liberté pour les patriotes !".
L'action commence une nuit de mars et s'achève un matin d'avril. Le roman serait donc un long mois de germinal. Parmi les mois de printemps symbolisant le renouveau ou l'espoir, Zola a choisi celui de la germination.
Le titre connote une période révolutionnaire, une révolte populaire due à la misère.
La métaphore de la germination dans le roman de Zola
Il n'y a aucune occurrence du mot "germinal" dans le roman, par conséquent aucune phrase-clé qui donnerait le sens du titre.
Il faut donc chercher tous les mots de la racine "germer" puis des autres étapes de la culture.
Dans l'ordre du cycle naturel : labourer / semer ou ensemencer ou planter / germer ou bourgeonner / pousser / mûrir / fructifier / cueillir ou moissonner ou faucher.






lundi 9 mars 2015

dimanche 8 mars 2015

Michel Bühler : Une histoire simple










Je pense  à vous souvent ... souvent ...




Je pense à vous souvent: le père, dans sa moustache
Trônait en bout de table, et distribuait le pain.
Dans le champ du voisin, l'aîné gardait les vaches,
Ramenant une odeur d'écurie et de foin.
C'était avant les guerres, avant les deux dernières.
Aux repas, vous aviez toujours trop d'appétit.
Les cadets finissaient les habits des grands frères,
C'est votre Simple Histoire, et c'est toute une vie.




Je pense à vous souvent: vous avez eu mon âge,
Lui, chapeau sur l'oreille, toi, en tablier blanc.
Sur le Rhin s'amassaient de sinistres nuages...
Vous étiez amoureux, et c'était le printemps.
Vos baisers s'envolaient des lilas aux cerises,
Le voyage de noce eut lieu dans le midi.
Un matin l'on apprit que Paris était prise,
C'est votre Simple Histoire, et c'est toute une vie.






Je pense à vous souvent: il rentrait de l'usine,
Avec le contremaître, il avait eu des mots.
Et les journées coulaient, les enfants, la cuisine,
Le tricot du soir, à côté de la radio.
Les fins de mois, bien sûr, n'étaient jamais faciles,
J'ai su plus tard que vous pleuriez parfois, la nuit.
Les deuils suivaient les noces et les vacances en ville,
C'est votre Simple Histoire, et c'est toute une vie.







Je pense à vous souvent. Lorsque l'été s'arrête
Tu fais des confitures pour les petits enfants.
La maison est si calme, c'est comme après la fête:
On sourit de fatigue et de contentement.
Dans le grenier secret, au fond d'une valise,
J'ai trouvé un jouet fait de ses mains à lui.
Devant tant de tendresse, c'est le temps qui s'épuise!
C'est votre Simple Histoire, et c'est toute une vie.









vendredi 6 mars 2015

HK & les Saltimbanks : Ta récompense - On lâche rien - Le troubadour








Ta récompense

 (Voyageurs d'aujourd'hui...)

Quelquefois dans la vie, y'a pas de choix, Mais jamais tu dis j'en ai marre de la vie,
toujours relier espoir pour faire quelque chose, c'est comme ça mon ami, c'est comme ça.

T'as pas choisis tes parents,
T'as pas choisis ta
 famille,
T'as pas choisis de vivre ici,
Dans le désert de l'oublie,
T'as pas choisis, ce continent,
Pour toi c'était pas gagné
Qu'un jour petit, deviendrais grand.

Mais tu l'as passé,le cap de l'enfance, t'as survécu, à mille et une souffrance,
T'es en surcis mais tu cours plus vite que les balles,
T'as décidé de t'en aller pour fuir la peine capitale.

T'as récompense elle est au bout du chemin,
T'en auras pas deux,
T'en auras pas dix,
T'en auras pas vingt.
T'as pas le choix, tu dois forcer ton destin,
Le vent de face vers ce continent lointain.

Vous êtes partis à 15, mais seuls les plus fort,
On survécus, vous n'étiez que 3 arrivés à bon port,
Certains dans un radeau,
D'autres à la nage,
D'autres comme toi dans un avion qui allais dans le train d'atterrissage.
Et là haut, dans le ciel,
A -50°,tout près de rejoindre l'éternel, j'aimerais savoir à quoi t'as bien pus penser,
Pour échapper à Mme la Mort, une fois de plus qui t'attendais.

T'as récompense elle est au bout du chemin,
T'en auras pas deux,
T'en auras pas dix,
T'en auras pas vingt.
T'as pas le choix, tu dois forcer ton destin,
Le vent de face vers ce continent lointain.

T'es arrivé, t'as échappé à l'enfer,
Ici c'est pas le paradis,mais bon,t'en à rien à faire,
Y'a plein de femmes, et d'hommes comme toi venus d'ailleurs,
Qui pense qu'on à tous le droit ici bas, à notre part de bonheur,
Mais votre présence fais pas plaisir à tout le monde,
Disent qu'ils peuvent pas accueillir toute la misère du monde,
Y'a pas manger pour tous alors faut partir,
Moi je me gave, mais toi va-t-en mourir.

T'as récompense elle est au bout du chemin,
T'en auras pas deux,
T'en auras pas dix,
T'en auras pas vingt.
T'as pas le choix, tu dois forcer ton destin,
Le vent de face vers ce continent lointain.

Et te voila désormais tel un criminel, Tu rases les murs pour échapper aux sentinelles,
Ils sont à ta recherche nuits et jours, Tu sais qu'ils ont déjà préparé ton billet retour.
Ta punition elle sera au bout du chemin, Retour a la case départ vers ton continent lointain,
Une fois la bas t'auras pas le choix,tu repartiras,
Mort pour mort, autant tenter ta chance, et tu la tentera.

T'as récompense elle est au bout du chemin,
T'en auras pas deux,
T'en auras pas dix,
T'en auras pas vingt.
T'as pas le choix, tu dois forcer ton destin,
Le vent de face vers ce continent lointain





On lâche rien

Du fond de ma cité HLM
Jusque dans ta campagne profonde
Notre réalité est la même
et partout la révolte gronde
Dans ce monde on avait pas notre place
On avait pas la gueule de l'emploi
On est pas né dans un palace
On avait pas la CB à papa

SDF, chômeur, ouvriers
Paysans, immigré, sans papiers
Ils ont voulut nous diviser
Faut dire qu'ils y sont arrivés
Tant que c'était chacun pour sa gueule
leur système pouvait prospérer
Mais fallait bien qu'un jour on se réveil
et qu'les têtes s'remettent  à tomber

Refrain :
On lache rien, on lache rien
on lache rien, ON lache riiiiiien
On lache rien (wallou)
On lache rien (wallou)
On lache rien, on lache rien

Ils nous parlaient d'égalité
et comme des cons on les a crus
Démocratie fait moi marrer
Si c'était le cas on l'aurait su
Que pèse notre bulletin de vote
face à la loi du marché,
C'est con mes chers compatriotes mais on s'est bien fait baiser
Que baise les droits de l'homme face à la vente d'un airbus
Au fond y a qu'une règle en somme
se vendre plus pour vendre plus
La république se prostitue sur le trottoir des dictateurs
Leurs belles paroles on y croit plus,
Nos dirigeants sont des menteurs

REFRAIN

C'est tellement con, tellement banal
de parler de 'paix, de 'fraternité
quand des SDF crève sur la dalle
et qu'on mène la chasse aux sans-papiers
Qu'on jette des miettes aux prolétaires
Juste histoire de les calmer,
qu'ils s'en prennent pas aux patrons millionnaires
trop précieux pour notre société
C'est fou comme ils sont protégés tous nos riches et nos puissants
Y a pas à dire ça peut aider
d'être l'ami du Président
Chers camarades, chers électeurs,
chers citoyens consommateurs
le réveil à sonné il est l'heure
D'remettre à zéro les compteurs

Tant qu'y a de 'la lutte, Y a de l'espoir
Tant qu'y a de l'a vie, Y a du combat
Tant qu'on se bat c'est qu'on est debout
Tant qu'on est debout on lâchera pas
La rage de vaincre coule dans nos veines
maintenant tu sais pourquoi on s'bat
notre idéal bien plus qu'un rêve
Un autre monde , on a pas le choix

REFRAIN







Le troubadour

Refrain1
Je n'suis qu'un troubadour
J'amuse mon monde mais le monde va mal
Et la Terre tourne tourne tourne tourne tourne pas rond mais je n'peux rien y faire
Rien d'plus qu'un troubadour
J'amuse mon monde mais le monde va mal
Mes chansons tournent tournent tournent autour du pot de ce monde à refaire

Le monde va mal je m'en amuse
Insolent impertinent
Quand nos dictateurs abusent
J'écris une chanson ça fait rire les gens

Le monde va mal mais que puis-je y faire
Avec mes coups de gueule mes calembours
Ni politicien ni militaitre
Je n'suis qu'un troubadour.

Refrain2
De toute façon ce monde n'est pas le mien
J'écris des chansons pour fuir cette Terre
Au lieu de vivre aujourd'hui je préfère
Chanter en attendant demain bis

Refrain1

Si je me mets à chanter l'amour
On me dit comment tu oses
Souffler les pétales d'une rose
Alors qu'il y a dans le monde tous ces morts?
Si je me mets à chanter la guerre
Aux armes citoyens
Tenant des solgans révolutionnaires
On sait comment ça s'termine à la fin

Refrain 2
Refrain 1
Refrain 2 avec à la fin: chanter pour un autre demainx2
Refrain 1+ dernière phrase bis
Et la Terre tourne tourne tourne et la Terre tourne tourne tourne pas rond
Mes chansons tournent tournent tournent autour du pot de ce monde à refaire bis bis bis