mercredi 4 mars 2015
Journée Française ESABAC 2010 : L'Assommoir d' Emile Zola suivi du site AUDIOCITE, pour lire et écouter le roman, et du film Gervaise de René Clément
L'assommoir, un roman naturaliste
Résumé du Roman
L'Assommoir raconte la grandeur puis la décadence de Gervaise Macquart, blanchisseuse dans le quartier de la Goutte-d'Or à Paris. Gervaise et son amant Auguste Lantier viennent à Paris avec Claude et Etienne, leurs deux fils. Chapelier de métier, Lantier est paresseux et infidèle. Il quitte Gervaise pour Adèle, la laissant seule avec ses fils. Au lavoir, Virginie, la sœur d’Adèle, provoque Gervaise. Une bagarre éclate entre les deux femmes. Gervaise l’emporte sur son adversaire.
Coupeau, un ouvrier zingueur lui fait la cour à L’Assommoir, le cabaret du Père Colombe.
Ils décident de vivre ensemble et s'installent dans le même immeuble que la sœur de Coupeau, mariée à Lorilleux, un artisan cupide et égoïste .
Gervaise et Coupeau se marient à la mairie, puis à l’église. Grâce au travail et aux économies, le ménage connaît bonheur et prospérité et a une petite fille, Nana.
Goujet, un forgeron solide et sûr, qui vit avec sa mère à côté des Coupeau, devient l’ami de Gervaise.
Un jour, Coupeau tombe d’un toit et se casse une jambe. Le couple doit puiser dans les économies. Goujet prête de l’argent à Gervaise pour lui permettre de s’établir blanchisseuse. Le commerce fonctionne plutôt bien, et Gervaise engage deux ouvrières. Elle gagne correctement sa vie mais ne parvient pas cependant à rembourser Goujet.
Gervaise retrouve Virginie qui lui donne des nouvelles de Lantier. Coupeau, lui, n'a pas repris le travail et fréquente de plus en plus les cabarets avec ses amis Mes-Bottes, Bibi-La-Grillade et Bec-Salé. Gervaise organise un grand repas , dont le mets principal est une oie rôtie. C’est lors de ce repas que Lantier resurgit. Il devient l’ami du couple.
Lantier vit dans la boutique et refait la cour à Gervaise. Coupeau sombre dans la paresse, et Gervaise, elle aussi , travaille de moins en moins. Elle perd ainsi de l’argent et ternit sa réputation. Le couple est obligé de déménager. Pendant ce temps Nana grandit.
Coupeau devient alcoolique , tout comme Gervaise. Nana, devenue fleuriste se laisse entretenir par un vieil homme riche.
Coupeau, de plus en plus miné par l'alcool, est interné à Sainte-Anne. Il meurt fou peu de temps après, laissant Gervaise seule. Avec l’hiver arrive la faim, Gervaise, complètement démunie, doit se prostituer pour survivre. Elle poursuit sa déchéance sociale et meurt dans l’indifférence la plus totale. Elle est enterrée par le croque-mort Bazouge.
Thibaut Doulan
mardi 3 mars 2015
Beatrice Rizzi, II D ESABAC :Essai Bref: “Cigales et foumis de toutes les époques: de cigale à fourmi ou de fourmi à cigale”
Essai Bref: “Cigales et foumis de toutes les
époques:
de cigale à fourmi ou de fourmi à cigale”
« Sapientia :
un peu de sagesse et le plus de saveur possible », Charles de Montesquieu.
Est-ce qu’on peut
dire que la fourmi est plus sage que la cigale ou le contraire ? Est-ce
qu’on devrait être plus comme la cigale ou plus comme la fourmi ?
Pour Esope et
pour J. De La Fontaine, la sagesse serait travailler tout le temps en prévision
de changements futurs, comme la fourmi qui l’exprime avec une morale dans le 1er
récit : « Quiconque en période d’abondance ne pourvoit pas au
lendemain connaît un dénuement extrême » et avec une provocation dans le 2ème
« Vous chantiez ? Dansez maintenant ».
Cependant,
l’extrait 3 présente une opposition : la cigale provoque la fourmi en
disant « Vous stockiez ? Soldiez maintentant ». Pour Segan la
sagesse est la capacité de faire alterner les moments de joie et de travail.
Mais est-ce qu’on
peut dire que la sagesse est accuser les autres et ne pas les aider ?
On peut trouver une
réponse dans les vers de Rodari : « Io sto dalla parte della
cicala, che il più bel canto non vende, regala ».
La vraie sagesse
est savoir donner en cadeau les résultats de son propre travail : le chant
de la cigale paraît inutile, mais en réalité il soulage la souffrance de la
fourmi. Faire un cadeau à quelqu’un qui nous accuse est le travail le plus
difficile. On peut donc dire que la sagesse est peut-être savoir donner de
l’amour sans prétendre une rétribution.
Le document le
plus significatif pour cet essai « de cigale à fourmi ou de fourmi à
cigale » pourrait bien être le tableau de Rogniat. La fourmi semble aller
chercher la cigale avant son arrivée, pendant qu’elle est en train de chercher
de l’aide. L’une a besoin de l’autre : la fourmi a besoin de l’amour de la
cigale, la cigale du travail de la fourmi.
Il ne faudrait
pas, peut-être, changer « de cigale à fourmi ou de fourmi à cigale », mais il
faudrait posséder dans sa propre âme un peu de cigale et un peu de fourmi.
Voilà la
Sapientia : un peu de sagesse (le dur travail de la fourmi) et le plus de
saveur possible (l’amour et le chant de la cigale).
BAC BLANC : Analyse : "Le chêne et le roseau" - Essai bref: "Cigales et fourmis de toutes les époques : De cigale à fourmi ou de fourmi à cigale."
BAC
BLANC
Prova di: LINGUA E LETTERATURA FRANCESE
Svolga il candidato una delle
seguenti prove a scelta tra:
a)
analisi di un testo
b)
saggio breve
a)
analisi di un testo
Dopo avere letto il testo rispondete alle
domande e elaborate una riflessione personale sul tema proposto.
Le chêne et le roseau
Le Chêne un jour dit au roseau :
Vous avez bien sujet (1)d'accuser la Nature ;
Un Roitelet (2) pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d'aventure (3)
Fait rider la face de l'eau, 5
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est aquilon (4) ; tout me semble zéphir . 10
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent 15
Sur les humides bords des Royaumes du vent. (5)
La Nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l'Arbuste, (6)
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables. 20
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie 25
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine 30
Vous avez bien sujet (1)d'accuser la Nature ;
Un Roitelet (2) pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent qui d'aventure (3)
Fait rider la face de l'eau, 5
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,
Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est aquilon (4) ; tout me semble zéphir . 10
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent 15
Sur les humides bords des Royaumes du vent. (5)
La Nature envers vous me semble bien injuste.
Votre compassion, lui répondit l'Arbuste, (6)
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables. 20
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,
Du bout de l'horizon accourt avec furie 25
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine 30
Celui de qui la tête au ciel était voisine,(7)
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.(8)
Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts.(8)
La Fontaine Fables (Fable 22 du livre 1)
COMPREHENSION
- Séparez le texte en trois parties en
notant les numéros de vers et indiquez ce qui différencie chacune d’elles.
- Identifiez les différents éléments qui composent la réplique du
Roseau : est-il frustré, content, intimidé, arrogant… ?
INTERPRETATION
- Le Chêne et le Roseau ne voient pas la
nature d’un même œil. Expliquez.
- Que symbolisent le Chêne et le Roseau
dans cette fable ? Essayez de trouver une explication psychologique
et une explication sociale.
REFLEXION PERSONNELLE
« La raison du plus fort n'est pas
toujours la meilleure »
Développez ce thème en vous appuyant aussi sur
d’autres œuvres que vous avez lues
(150 mots environ).
b)
saggio breve
Dopo avere analizzato l’insieme dei documenti,
formulate un saggio breve in riferimento al tema posto (circa 400 parole).
Cigales et
fourmis de toutes les époques :
De cigale à fourmi ou de fourmi à cigale.
Extrait 1 : La fourmi et le hanneton (ESOPE)
Par un jour d'été, une
fourmi errant dans la campagne glanait (1) du blé et de l'orge qu'elle mettait
de côté pour s'en nourrir à la mauvaise saison. La voyant faire, un hanneton
s'étonna de la trouver si dure à la tâche, elle qui travaillait à l'époque même
où les autres animaux oublient leurs labeurs pour jouir de la vie. Sur le
moment, la fourmi ne dit rien. Mais plus tard, l'hiver venu, quand la pluie eut
détrempé les bouses (2), le hanneton affamé vint la trouver pour lui quémander
(3) quelques vivres : " O hanneton ! ", lui répondit alors
la fourmi, " si tu avais travaillé au temps où je trimais (4) et où
tu me le reprochais, tu ne manquerais pas de provisions aujourd'hui. De même,
quiconque en période d'abondance ne pourvoit (5) pas au lendemain
connaît un dénuement (6) extrême lorsque les temps viennent à changer.
1 -
Glaner : ramasser dans les champs les produits du sol abandonnés par le
propriétaire. 2- Excrément
des bovins. 3 - Quémander : demander humblement et avec
insistance. 4 – peiner, travailler , fatiguer 5- ourvoir : faire des
provisions. 6 - Dénuement : manque du nécessaire.
Extrait 2 : La cigale et la fourmi , (Jean de La Fontaine)
La cigale , ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau 5
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau 5
De mouche ou de vermisseau
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister 10
Jusqu'à la saison nouvelle
«Je vous paierai, lui dit-elle,
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister 10
Jusqu'à la saison nouvelle
«Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août, foi d'animal,
Intérêt et principal.»
La fourmi n'est pas prêteuse ; 15
C'est là son moindre défaut.
«Que faisiez-vous au temps chaud ? »
Dit-elle à cette emprunteuse.
« Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise. » 20
« - Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien : dansez maintenant.»
Intérêt et principal.»
La fourmi n'est pas prêteuse ; 15
C'est là son moindre défaut.
«Que faisiez-vous au temps chaud ? »
Dit-elle à cette emprunteuse.
« Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise. » 20
« - Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien : dansez maintenant.»
Extrait 3 : La fourmi et la cigale (Françoise Sagan)
La Fourmi,
ayant stocké
Tout l'hiver
Se trouva fort
encombrée
Quand le soleil
fut venu :
Qui lui
prendrait ces morceaux
5
De mouches ou
de vermisseaux ?
Elle tenta de
démarcher
Chez la Cigale
sa voisine,
La poussant à
s'acheter
Quelque grain
pour subsister
10
Jusqu'à la
saison prochaine.
" Vous
me paierez, lui dit-elle,
Après l'août,
foi d'animal,
Intérêt et
principal. "
La Cigale n'est
pas gourmande :
15
C'est là son
moindre défaut.
" Que
faisiez-vous au temps froid ?
Dit-elle à
cette amasseuse.
- Nuit et jour
à tout venant
Je stockais, ne
vous déplaise.
20
- Vous stockiez
? j'en suis fort aise ;
Eh bien ! soldez maintenant. "
Extrait 4 : Alla Formica (Gianni Rodari)
Chiedo scusa alla favola antica
se non mi piace l'avara formica.
Io sto dalla parte della cicala
che il più bel canto non vende, regala.
lundi 2 mars 2015
dimanche 1 mars 2015
ALICE PRESTINT I D ESABAC : commentaire "Chanson de trouvère"
CHANSON DE TROUVÈRE
Le
poème en question est une chanson, forme de composition très utilisée dans le
Moyen Âge français, surtout dans les XII et XIII siècles. Cette chanson a été
composée par un trouvère, terme qui provient du verbe "trouver", qui
dans le contexte du Moyen Âge désignait une recherche poétique et qui, par
conséquent, signifiait "composer un poème". Les trouvères chantaient
leurs chansons, composées en langue D'OIL, dans le Nord de la France, alors que
dans le Sud, en particulier au sud de la Loire, il y avait les troubadours, qui
composaient leurs œuvres en langue D'OC.
Les
chansons s'adressaient souvent à une dame, celle aimée par l'auteur et, à côté
du sujet amoureux, il y avait un trait religieux: la "tornada", une
invocation à Jésus ou à Dieu, qui occupait presque toujours une demie-strophe
finale.
Au
niveau de la structure, assez flexible, les chansons étaient souvent composées
de sept ou huit strophes de cinq ou six vers chacune.
On
peut enfin remarquer la forte présence de l'auteur, surtout dans la première
strophe, où il se présente et explique le sujet de sa composition.
On
peut bien retrouver dans ce poème presque tous ces éléments caractérisants les
chansons du Moyen Âge.
D'abord,
dans les premiers deux vers, il y a le verbe "chanter" et le mot
"chant", donc c'est l'auteur même qui nous présente son poème comme
une chanson.
Il
y a beaucoup de mots qui appartiennent tous à un même champ sémantique: celui
du printemps. En effet, dans ce poème, il y a une sorte d'allégorie entre la
dame aimée et le printemps, la saison de l'amour, riche de fleurs, d'arbres,
d'animaux et de parfums. La dame, comme le printemps qui, après l'hiver,
apporte une nouvelle beauté, apporte l'amour et aussi de la fraîcheur juvénile,
en excitant ainsi les esprits des chevaliers, qui, tout de suite, tombent
amoureux. Cette forme de chanson, qui parle du printemps et d'amour, est
appelée "reverdie".
La
présence de l'auteur est ici remarquable surtout dans la première strophe. En
effet, le trouvère se présente à nous comme l'auteur de ce poème plutôt
orgueilleusement, en soulignant la classe sociale à laquelle il appartient
("Vilain ne le fit mie/mais le fit un chevalier"). Mais l'auteur
n'est pas le seul à faire partie de l'aristocratie. En effet, les personnages
qui sont mis en scène dans cette chanson appartiennent tous à une sorte
d'élite. La dame à laquelle s'adresse le poème est noble ("De France suis
la louée,/du plus haut parage").
À
la fin du poème, comme d'habitude, il y a l'invocation à Dieu ("Plût à
Dieu notre père/que vous me fussiez donnée/a femme épousée!").
Mais
ce qui l'auteur nous a voulu réellement dire est assez subtil et est caché
parmi les vers. En effet, on peut remarquer que l'auteur de cette chanson a un
peu de mépris envers ceux qui ne font pas partie de sa classe sociale: les
vilains. En effet, il y a une sorte d'identification de la noblesse avec la
beauté du corps et du cœur (les chevaliers sont caractérisés comme des gens
très bien habillées et belles, mais aussi capables d'éprouver des sentiments
aussi nobles qu'eux). Au contraire, les paysans sont pauvres de conditions,
mais aussi de sentiments (le mot "vilain", utilisé par l'auteur, peut
signifier "paysan", mais aussi "méprisable").
Donc,
pour conclure, seulement les nobles sont capables d'aimer et d'éprouver de
vrais sentiments.
ALICE PRESTINT I D ESABAC
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