dimanche 25 janvier 2015

NUIT ET BROUILLARD D' ALAIN RESNAIS (1955), mardi , le 27 janvier 2015, salle I D, H. 11,00 - 13,00, - AUSCHWITZ : 27 janvier 1945 - 27 janvier 2015





Pour mes élèves de  la filière  ESABAC, et pour ceux qui le souhaiteront,
  mardi , le 27 janvier 2015, salle I D, H. 11,00 - 13,00,   vision de ce film incontournable,
 à l'occasion du 70e anniversaire de la libération d'Auschwitz




Nuit et Brouillard de Alain Resnais, 
texte de Jean Cayrol dit par Michel Bouquet
 (documentaire camp de concentration) 
durée 32 min.






"Nous avons conçu Nuit et Brouillard 
comme un "dispositif d'alerte".  

"Ce film n'est pas un reliquaire refroidi, [...] un monument élevé à la mémoire discrète de
 nos morts. Il est surtout le témoignage vivant, incroyable, des manifestations extrémistes 
de l'oppression et de la force mises au service d'un système qui n'eut pas le respect des droits élémentaires de chacun dans son originalité et dans ses particularités. [...] 
Dans le ciel indifférent de ces sèches images, il y a, menaçantes, les nuées toujours en mouvement du racisme éternel. [...]
Le souvenir  ne demeure que  lorsque le présent l'éclaire.Si les crématoiresne sont plus
que des squelettes dérisoires, si le silence tombe comme un suairesur les terrains mangés d'herbe des anciens camps, n'oublions pas que notre propre pays n'est pas exempt du scandale raciste.

Et c'est alors que Nuit et Brouillard devient non seulement un exemple sur lequel méditer, mais un appel, un "dispositif d'alerte" contre toutes les nuits et tous les brouillards qui tombent sur une terre qui naquit pourtant dans le soleil, et pour la paix."  

Jean Cayrol, Les Lettres Françaises, 606, Février 1956
Texte de jean Cayrol  
dit par Michel Bouquet 
musique  Hans Eisler


« Toute la force du film réside dans le ton adopté par les auteurs : une douceur terrifiante ; on sort de là ravagé, confus et pas très content de soi. » En quelques phrases, François Truffaut résumait en 1975 les principales attitudes et impressions que suscite de prime abord Nuit et Brouillard, comme la difficulté critique d’en parler sans indécence. Ce film résume le dilemme fondamental face au phénomène concentrationnaire et à l’extermination des juifs d’Europe par les nazis : comment rendre compte de l’indicible en sachant que ni les mots ni les images n’y parviennent vraiment, comment continuer à en parler sans tomber dans la banalisation de l’horreur ? De ce point de vue, Nuit et Brouillard demeure une œuvre inégalée. Le croisement entre les images en couleurs tournées en 1955 et les images d’archives en noir et blanc, leur constante mise en perspective par le commentaire sobre et informatif dit par Michel Bouquet, le lent crescendo dans l’horreur des images confèrent au film une force confondante. En même temps, il marque un moment particulier dans l’histoire de la mémoire de la déportation.
Réalisé dix ans après la fin de la guerre, Nuit et Brouillard reste tributaire de la perception que l’on pouvait avoir du phénomène dans les années 1950. À cette époque, le souvenir de la déportation est véhiculé en premier lieu par les déportés politiques et leurs associations. Les rescapés juifs non seulement sont peu nombreux – pour la France, deux mille cinq cents survivants sur soixante-dix mille déportés juifs –, mais ils ne font pas entendre leur voix, comme si le silence avait été alors leur moyen de continuer à vivre après le traumatisme.
De fait, Nuit et Brouillard est d’abord un film sur le phénomène concentrationnaire tel que les déportés des camps de Dachau et de Buchenwald ont pu en rapporter l’expérience. L’auteur du commentaire, Jean Cayrol, en était lui-même un rescapé. Le film montre bien les chambres à gaz d’Auschwitz mais gomme la spécificité du génocide juif. L’œuvre d’Alain Resnais se situe dans cette première période de la mémoire de la déportation, où le choc de l’ouverture des camps est proche mais où l’on distingue encore mal l’ampleur et la diversité du phénomène. Les nombreux travaux d’historiens parus depuis et les témoignages spécifiques des rescapés du génocide ne permettraient plus aujourd’hui de rester dans cette relative confusion.
Alors faut-il continuer à montrer Nuit et Brouillard ? Oui, car en trente minutes, l’essentiel est dit : l’horreur du meurtre de masse, la survie et la mort, le temps qui passe et l’enjeu de la mémoire. Certes il demande à être complété en faisant apparaître clairement la spécificité juive du phénomène concentrationnaire. Mais la stupeur admirablement mise en images par Alain Resnais en 1956 frappe toujours et alerte, comme ces mots de Jean Cayrol sur les décombres d’un crématoire : « Qui de nous veille sur cet étrange crématoire pour nous avertir de la venue de nouveaux bourreaux... nous qui ne pensons pas à regarder autour de nous et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin. »


«Faisons en sorte que cela ne se répète jamais...


 Faisons en sorte que ce ne soit jamais de l’histoire ancienne » 

 Simon Weil

Au revoir les enfants de Louis Malle (1987), mardi , le 27 janvier 2015, salle V D, H. 9,00 - 11,00 - AUSCHWITZ : 27 janvier 1945 - 27 janvier 2015


Pour mes élèves de  la filière  ESABAC, et pour ceux 

qui le souhaiteront,   mardi , le 27 janvier 2015, 

salle V D, H. 9,00 - 11,00,  vision de ce film magnifique, 

à l'occasion du 70e anniversaire de la 

libération d'Auschwitz







1944, Julien est pensionnaire dans un college catholique. Il decouvre Jean nouveau venu, fier et secret. Julien et Jean se prennent peu a peu en amitié. Cependant ce lien ne pourra jamais s'épanouir. La Gestapo débarque un jour au college et arrête le Père Jean et les trois enfants juifs qu'il avait cachés parmi ses petits catholiques. Pour Louis Malle, cette histoire autobiographique "a peut-être décidée de ma vocation de cineaste. C'est ma fidelité, ma référence. J'aurais dû en faire le sujet de mon premier film, mais j'hésitais, j'attendais."














Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres:
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés.
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre,
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps,
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir.
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel,
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou,
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel,
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux.

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage;
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenus si bleues.
Les Allemands guettaient du haut des miradors,
La lune se taisait comme vous vous taisiez,
En regardant au loin, en regardant dehors,
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers.

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours,
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour,
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire,
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare.
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été,
Je twisterais les mots s'il fallait les twister,
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants,
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent.









samedi 24 janvier 2015

AUSCHWITZ : 27 janvier 1945 - 27 janvier 2015 : Il y a 70 ans le camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau était libéré










La Shoah désigne le massacre de près de 6 millions de juifs par les nazis. Cet atelier interactif propose des représentations cartographiques de la Shoah ainsi qu'une activité de reconstitution chronologique des différentes étapes de la politique antisémite nazie. Il présente également les trois camps d'Auschwitz-Birkenau : le camp de concentration, le camp d'extermination et le camp de travail.


Camp de concentration :  système de détention destiné à emprisonner, à moindre coût, un très grand nombre de personnes. Les premiers camps de concentration furent conçus par les Britanniques lors de la guerre des Boers, en Afrique du Sud (1899-1902). Parmi les camps de concentration nazis, il y avait Buchenwald, Bergen-Belsen et Dachau, en Allemagne, Auschwitz et Pologne. On trouve d'autres camps dans certains pays.


Holocauste : dans l'Ancien Testament, "sacrifice par le feu". Ce mot désigne aujourd'hui l'extermination de six millions de juifs et plusieurs millions d'autres personnes. Elles furent victimes de la volonté des nazis d'éliminer, de façon planifiée, tous ceux qui ne correspondaient pas à leurs critères de la "race supérieure". Le mot "holocauste" est uniquement utilisé pour le massacre systématique des juifs.






















jeudi 22 janvier 2015

Sara La Rosa, II D ESABAC : saggio breve "L’Amitié : Qu’un ami véritable ami est une douce chose !"





saggio breve

Dopo avere analizzato l’insieme dei documenti, formulate un saggio breve in riferimento al tema posto (circa 300 parole ).

L’Amitié : Qu’un ami véritable ami est une douce chose !

  ( Les deux amis  La Fontaine )







‘’L’amitié est une âme seule qui vit dans deux corps ‘’. Je veux commencer cet essai bref par cette phrase d’Aristote qui, selon moi, explique parfaitement le vrai sens de l’amitié.

Mais comment  peut-on trouver un ami ? Comment peut-on  le reconnaître ?
Personne ne peut nous aider, tout dépend de nous, nous seuls, nous pouvons  le comprendre. Il n’y pas de raison pour laquelle deux personnes sont amis, mais seulement parce qu’ils sont faits comme ça et, comme affirme Montaigne, ‘’parce que c’était lui, parce que c’était moi’’.
Et oui, ce sont bien vraies les affirmations de François de la Rochefoucauld selon lesquels l’amitié est ‘’une force inexplicable et fatale’’ qui conduit tous les hommes à chercher quelqu’un avec qui partager sa propre vie. Tous ont besoin d’avoir un ami et cela parce que l’amitié est ‘’un échange de bons offices’’, dans lequel nous nous préoccupons l’un de l’autre sans attendre rien en échange, mais au contraire en apprenant qu’il y a toujours quelque chose à ‘’gagner’’, grâce à ce rapport, même s’il ne s’agit pas d’ une chose matérielle.

Dans l’amitié il n’y a pas un amant ou une personne aimée, mais les deux sont sur le même plan: l’un veut seulement le mieux pour l’autre. Donc un ami est essentiel dans notre existence: c’est celui qui est toujours avec nous, dans les moments heureux mais surtout dans les plus difficiles qui, comme exprime La Fontaine, cherche à "nous découvrir’’ dans l’intérieur, à comprendre ‘’les besoins au fond de notre cœur’’, qui ne nous abandonnent jamais. Oui, une véritable amitié est à jamais: j’aime beaucoup cette expression en français, ‘’à jamais’’, c’est-à-dire toujours jusqu’à la fin, comme dans la chanson de Antonello Venditti, ‘’sempre al tuo fianco’’ parce qu’avec un ami ‘’posso dimenticare il male in questo gioco duro’’, qui est la vie.

Et enfin l’amitié, comme dans le tableau de Matisse, signifie se tenir par la main en faisant une ronde, dans laquelle personne ne doit se perdre, mais en fatiguant ensemble pour rester unis et créer une danse, la plus belle de l’univers, celle de l’amitié qui implique tous sans distinctions: femmes, hommes, enfants, adultes, jeunes, vieux.



Voilà pourquoi  on pourrait définir l’amitié comme une fleure précieuse qu’on doit cultiver avec attention parce que les amis sont les frères que l’on choisit.

Sara La Rosa       II D ESABAC




Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer, qu'en répondant : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. »
Il y a, au-delà de tout mon discours, et de ce que j'en puis dire particulièrement, ne sais quelle force inexplicable et fatale, médiatrice de cette union. Nous nous cherchions avant que de nous être vus, et par des rapports que nous oyions l'un de l'autre, qui faisaient en notre affection plus d'effort que ne porte la raison des rapports, je crois par quelque ordonnance du ciel ; nous nous embrassions par nos noms. Et à notre première rencontre, qui fut par hasard en une grande fête et compagnie de ville, nous nous trouvâmes si pris, si connus, si obligés entre nous, que rien dès lors ne nous fut si proche que l'un à l'autre. Il écrivit une satire latine excellente, qui est publiée, par laquelle il excuse et explique la précipitation de notre intelligence, si promptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé, car nous étions tous deux hommes faits, et lui plus de quelques années, elle n'avait point à perdre de temps et à se régler au patron des amitiés molles et régulières, auxquelles il faut tant de précautions de longue et préalable conversation. Celle-ci n'a point d'autre idée que d'elle-même, et ne se peut rapporter qu'à soi. Ce n'est pas une spéciale considération, ni deux, ni trois, ni quatre, ni mille : c'est je ne sais quelle quintessence de tout ce mélange, qui ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et se perdre dans la sienne ; qui, ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne, d'une faim, d'une concurrence pareille. Je dis perdre, à la vérité, ne nous réservant rien qui nous fût propre, ni qui fût ou sien, ou mien.

Les Essais, livre Ier, chapitre XXVIII - Montaigne









Nous nous plaignons quelques fois de nos amis pour justifier par avance de notre légèreté.
L’amitié la plus désintéressée n’est qu’un trafic où notre amour propre se propose toujours quelque chose à gagner.
Ce que les hommes ont nommé amitié n’est qu’une société, qu’un ménagement réciproque d’intérêts, et qu’un échange de bons offices ; ce n’est enfin qu’un commerce où l’amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.

François de La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions diverses.






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Deux vrais amis vivaient au Monomotapa
L’un ne possédait rien qui n’appartînt à l’autre.
Les amis de ce pays-là
Valent bien, dit-on, ceux du nôtre.
Une nuit que chacun s’occupait au sommeil,
Et mettait à profit l’absence du soleil,
Un de nos deux amis sort du lit en alarme ;
Il court chez son intime, éveille les valets
Morphée avait touché le seuil de ce palais.
L’ami couché s’étonne, il prend sa bourse, il s’arme ;
Vient trouver l’autre, et dit : « Il vous arrive peu
De courir quand on dort ; vous me paraissez homme
A mieux user du temps destiné pour le somme.
N’auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu,
En voici. S’il vous est venu quelque querelle,
J’ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point
De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle
Etait à mes côtés : voulez-vous qu’on l’appelle ?
- Non ; dit l’ami, ce n’est ni l’un ni l’autre point
Je vous rends grâce de ce zèle.
Vous m’êtes en dormant un peu triste apparu ;
J’ai craint qu’il ne fût vrai, je suis vite accouru.
Ce maudit songe en est la cause. »
Qui d’eux aimait le mieux ? que t’en semble, lecteur ?
Cette difficulté vaut bien qu’on la propose.
Qu’un ami véritable est une douce chose !
II cherche vos besoins au fond de votre cœur ;
II vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même.
Un songe, un rien, tout lui fait peur
Quand il s’agit de ce qu’il aime.



La Fontaine, « Les deux amis », Fables, livre VIII.




Stare insieme a te è stata una partita,
va bene hai vinto tu, e tutto il resto è vita.
Ma se penso che l'amore è darsi tutto dal profondo
in questa nostra storia sono io che vado a fondo.

Ci vorrebbe un amico
per poterti dimenticare,
ci vorrebbe un amico
per dimenticare il male,
ci vorrebbe un amico
qui per sempre al mio fianco,
ci vorrebbe un amico
nel dolore e nel rimpianto.

Amore, amore illogico, amore disperato,
lo vedi sto piangendo? ma io ti ho perdonato.
E se amor che a nullo ho amato,
amore, amore mio perdona
in questa notte fredda mi basta una parola.

Ci vorrebbe un amico
per poterti dimenticare,
ci vorrebbe un amico
per dimenticare il male,
ci vorrebbe un amico
qui per sempre al mio fianco,
ci vorrebbe un amico
nel dolore e nel rimpianto.

Ci vorrebbe un amico
per poterti dimenticare,
ci vorrebbe un amico
per dimenticare tutto il male,
ci vorrebbe un amico
qui per sempre al mio fianco,
ci vorrebbe un amico
nel dolore e nel rimpianto.

vivere con te è stata una partita
il gioco è stato duro, comunque sia finita
ma sarà la notte magica o forse l'emozione
io mi ritrovo solo davanti al tuo portone.

Ci vorrebbe un amico
per poterti dimenticare,
ci vorrebbe un amico
per dimenticare il male,
ci vorrebbe un amico
qui per sempre al mio fianco,
ci vorrebbe un amico
nel dolore e nel rimpianto. Ci vorrebbe un amico....


Antonello Venditti Ci vorrebbe un amico »






La Danse est un tableau d’Henri Matisse réalisé en 1909. Ce tableau est une commande du collectionneur russe Chtchoukine, grand amateur de l’art français du début du XXe siècle et qui permettra à la Russie de découvrir très tôt les avant-gardes françaises.


















Paris .... LA NUIT avec une chanson de Yves Montand "A Paris"
















Il nous faut tout simplement 


........


regarder












A Paris
Quand un amour fleurit
Ça fait pendant des semaines
Deux cœurs qui se sourient
Tout ça parce qu'ils s'aiment
A Paris

Au printemps
Sur les toits les girouettes
Tournent et font les coquettes
Avec le premier vent
Qui passe indifférent
Nonchalant

Car le vent
Quand il vient à Paris
N'a plus qu'un seul souci
C'est d'aller musarder
Dans tous les beaux quartiers
De Paris

Le soleil
Qui est son vieux copain
Est aussi de la fête
Et comme deux collégiens
Ils s'en vont en goguette
Dans Paris

Et la main dans la main
Ils vont sans se frapper
Regardant en chemin
Si Paris a changé

Y a toujours
Des taxis en maraude
Qui vous chargent en fraude
Avant le stationnement
Où y a encore l'agent
Des taxis

Au café
On voit n'importe qui
Qui boit n'importe quoi
Qui parle avec ses mains
Qu'est là depuis le matin
Au café

Y a la Seine
A n'importe quelle heure
Elle a ses visiteurs
Qui la regardent dans les yeux
Ce sont ses amoureux
A la Seine

Et y a ceux
Ceux qui ont fait leur nid
Près du lit de la Seine
Et qui se lavent à midi
Tous les jours de la semaine
Dans la Seine

Et les autres
Ceux qui en ont assez
Parce qu'ils en ont vu de trop
Et qui veulent oublier
Alors y se jettent à l'eau
Mais la Seine

Elle préfère
Voir les jolis bateaux
Se promener sur elle
Et au fil de son eau
Jouer aux caravelles
Sur la Seine

Les ennuis
Y'en a pas qu'à Paris
Y'en a dans le monde entier
Oui mais dans le monde entier
Y a pas partout Paris
V'là l'ennui

A Paris
Au quatorze juillet
A la lueur des lampions
On danse sans arrêt
Au son de l'accordéon
Dans les rues

Depuis qu'à Paris
On a pris la Bastille
Dans tous les faubourgs
Et à chaque carrefour
Il y a des gars
Et il y a des filles
Qui sur les pavés
Sans arrêt nuit et jour
Font des tours et des tours
A Paris