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lundi 18 février 2019

Agnès Warda : Jacquot de Nantes




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« Je préfère idéaliser le réel, sinon pourquoi aller au cinéma ? »

Jacques Demy


SYNOPSIS


Il était une fois un garçon, élevé dans un garage où tout le monde aimait chanter. C'était en 1939, il avait 8 ans, il aimait les marionnettes et les opérettes. Puis il a voulu faire du cinéma
mais son père lui a fait étudier la mécanique. C'est de Jacques DEMY qu'il s' agit et de ses souvenirs. C'est une enfance heureuse qui nous est contée, malgré les évènements de la guerre et de l'après-guerre.













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Jacquot de Nantes de Agnès Varda France, 1991, 2 h,

 noir et blanc et couleurs



« Il était une fois un petit garçon élevé à Nantes dans un garage où tout le monde aimait chanter. C’était en 1939. Il avait huit ans, il aimait les marionnettes et les opérettes. Puis il a voulu faire du cinéma, mais son père lui a fait étudier la mécanique. » Agnès Varda, la réalisatrice, fait la chronique des jeunes années du cinéaste Jacques Demy et de son petit frère. La maman est coiffeuse, le papa, garagiste. Reine la petite voisine sait faire le grand écart. Jacquot n’a qu’une idée : le cinéma. En voir et en faire. Agnès Varda nous conte ainsi le temps qui passe jusqu’à l’adolescence : la guerre, l’arrivée fracassante de la « tante de Rio », le séjour chez le sabotier, la descente aux abris, les jeux, les premières amours, la première pellicule trouvée dans une décharge. Puis la première caméra, et le premier film. L’histoire d’une vocation : être un cinéaste. Tels les cailloux du petit Poucet, les extraits des films que Jacques Demy a tournés par la suite, jalonnent les souvenirs du Jacquot qu’il a été, au temps de Nantes, le temps de l’enfance.



agnes-portrait




dimanche 20 janvier 2019

"La Douleur" de Finkiel d'après le roman de Marguerite Duras




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Marguerite  Duras

filmstudio90

 La douleur 

dimanche  20 janvier  17h. 30 et  20 h. 

lundi 21 janvier  21 h. 





Emmanuel Finkiel adapte le livre de l'écrivain, qui évoquait l'absence de son mari arrêté par les Allemands.


Marguerite Duras commence à écrire ses Cahiers de la guerre alors que son mari, Robert Antelme, résistant, a été arrêté en juin 1944. Après le retour de déportation de ce dernier, en avril 1945, elle poursuit ce Journal qui relate « sa douleur » au moment de cette disparition. C'est à partir de ce Journal que, en 1980, Marguerite Duras, désormais célèbre, écrit La Douleur, publié en 1985 (Hachette-POL), se nourrissant de ses notes et des faits historiques qu'elle a vécus à la fin de l'Occupation et lors de la Libération de Paris.






Emmanuel Finkiel s’était signalé en 1995 par un court métrage bouleversant de finesse et de sensibilité, Madame Jacques sur la croisette. On y découvrait la façon de filmer très personnelle d’un jeune réalisateur qui fut l’assistant des plus grands, Kieslowski, Tavernier, Godard. Et sa prédilection pour les portraits de comédiens âgés, tels que Shulamit Adar et Nathan Cogan, qui sont également des protagonistes du film suivant, Voyages.

Ce film était consacré à ces vieillards étonnants qui peuplent encore les cafés de Tel Aviv, rescapés des camps, naufragés de la diaspora, orphelins de l’histoire. Le cinéaste y met en scène trois femmes en quête de souvenirs dans trois récits différents situés sur la route d’Auschwitz, à Paris et à Tel Aviv. Chacune d’elles essaie de reconstituer le puzzle d’une mémoire lacunaire. Chacune d’elles est liée aux deux autres.

ecoledeslettres




Marguerite Duras 




 Avril.
Face à la cheminée, le téléphone, il est à côté de moi. A droite, la porte du salon et le couloir. Au fond du couloir, la porte d'entrée. Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d'entrée : " Qui est là. - C'est moi. " Il pourrait également téléphoner dès son arrivée dans un centre de transit : " Je suis revenu, je suis à l'hôtel Lutetia pour les formalités." Il n'y aurait pas de signes avant-coureurs. Il téléphonerait. Il arriverait. Ce sont des choses qui sont possibles. Il en revient tout de même. Il n'est pas un cas particulier. Il n'y a pas de raison particulière pour qu'il ne revienne pas. Il n'y a pas de raison pour qu'il revienne. Il est possible qu'il revienne. Il sonnerait : " Qui est là. - C'est moi." Il y a bien d'autres choses qui arrivent dans ce même domaine. Ils ont fini par franchir le Rhin. La charnière d'Avranches a fini par sauter. Ils ont fini par reculer. J'ai fini par vivre jusqu'à la fin de la guerre. Il faut que je fasse attention : ça ne serait pas extraordinaire s'il revenait. Ce serait normal. Il faut prendre bien garde de ne pas en faire un événement qui relève de l'extraordinaire. L'extraordinaire est inattendu. Il faut que je sois raisonnable : j'attends Robert L. qui doit revenir. "



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L'œuvre de Duras est intimement liée à sa vie, à son histoire et à notre « Histoire » aussi, parfois. Certaines de ses œuvres constituent une réécriture de soi. Les trois romans qui témoignent le mieux de cela sont Un barrage contre le Pacifique, L'Amant et L'Amant de la Chine du Nord mais aussi La Douleur, un recueil de nouvelles paru pour la première fois en 1985 chez P.O.L. Ce recueil compte six nouvelles : « La douleur », « Monsieur X dit Pierre Rabier », « Albert des Capitales », « Ter le milicien », « L'ortie brisée » et « Aurélia Paris ».





Ce livre est un recueil de textes écrits pendant les années de la Deuxième Guerre Mondiale. Dans la deuxième partie de l'ouvrage, cinq récits que l'auteur présente, situe dans leur contexte d'écriture par rapport à leur publication tardive; dans la première partie, le journal, ce journal de La douleur.
Avril 1945, les nouvelles de fin de guerre affluent, l'avancée des armées américaines et russes, les villes allemandes prises, Berlin bombardé, les rumeurs d'armistice, les camps libérés, Paris qui s'installe dans la paix, dans l'avenir... Et Marguerite Duras attend le retour de son mari Robert Antelme, épousé en 1939, déporté. 

lundi 14 janvier 2019

Ratatouille



Rendez-vous  en salle PRINA 

jeudi le 17 janvier 

pour les élèves de IV et V D (biennio ESABAC)


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Une recette éprouvée, des personnages à croquer, des gags délicieux et une réflexion légèrement piquante font de ce plat du chef un mets raffiné.
L’argument : Rémy est un jeune rat qui rêve de devenir un grand chef français. Ni l’opposition de sa famille, ni le fait d’être un rongeur dans une profession qui les déteste ne le démotivent. Rémy est prêt à tout pour vivre sa passion de la cuisine... et le fait d’habiter dans les égouts du restaurant ultra coté de la star des fourneaux, Auguste Gusteau, va lui en donner l’occasion ! Malgré le danger et les pièges, la tentation est grande de s’aventurer dans cet univers interdit. Ecartelé entre son rêve et sa condition, Rémy va découvrir le vrai sens de l’aventure, de l’amitié, de la famille... et comprendre qu’il doit trouver le courage d’être ce qu’il est : un rat qui veut être un grand chef...














mercredi 9 janvier 2019

Au revoir là-haut, le film d' Albert Dupontel, d'après le roman "Au revoir là-haut" de Pierre Le Maitre, pix Goncourt 2013



Lundi, le  14 janvier 2019 

salle "PRINA" liceo classico "E. Cairoli" Varese


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Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire








Roman-feuilleton palpitant

Depuis Bernie, Dupontel fait le portrait de marginaux auxquels la société refuse obstinément de faire une place. On ne veut pas d’eux ? Qu’à cela ne tienne, ils vont imposer leur loi. C’est précisément l’objet d’Au revoir là-haut qui traite de la question du retour à la vie civile des soldats de la Grande Guerre. Mutilés, un peu dérangés, plus tout à fait les mêmes, ces pauvres bougres ne reçurent pas un accueil à la hauteur de leurs sacrifices. Pour le prolo intrépide Albert et l’aristo défiguré Edouard, liés à jamais (le second a perdu son visage en sauvant le premier), la survie passe par la “mode” florissante de l’arnaque à la mémoire : les deux larrons vont vendre sur catalogue des faux monuments aux morts. En parallèle, l’instrument de leur déchéance, l’ignoble ex-capitaine Pradelle, capitalise, avec l’aval de l’état, sur le commerce de cercueils vides censés contenir les dépouilles de soldats disparus rendues à leurs familles… Du pur Dupontel, un peu voyou, politiquement incorrect, grotesque, édifiant. L’acteur-réalisateur, impeccable dans le rôle d’Albert, s’empare de ce sujet en or -hélas authentique- qu’il passe à la moulinette de son mauvais esprit avec ce sens viscéral de la justice sociale qui l’anime. Zorro meets Tex Avery comme d’habitude, mais aussi, cette fois, Eugène Sue. Car Au revoir là-haut est avant tout un grand film feuilletonesque, qui fait revivre un Paris interlope où rôde le masque de la Mort que symbolise Edouard, l’homme sans visage, paré de masques extravagants, au passé mystérieux et à la voix d’outre-tombe. Une sorte de Belphégor bienveillant, traversé de zones d’ombres, que Dupontel couve de sa caméra, conscient de tenir là le personnage le plus romanesque de sa filmo.




L’auteur de Bernie fait le pari d’adapter le Goncourt 2013. Entre burlesque et mélo, une fresque insolente sur le destin de deux poilus devenus escrocs.
Pour Albert Dupontel, l’adaptation d’Au revoir là-haut constituait un pari risqué. Question de budget, d’abord : la reconstitution de la Première Guerre mondiale puis des Années folles est, en terme de logistique, sans commune mesure avec les comédies contemporaines réalisées jusqu’alors par l’auteur de Bernie. Question de sujet, ensuite : comment l’acteur-réalisateur, créateur de scénarios originaux, allait-il se débrouiller avec les mots, l’imagination foisonnante d’un autre ?
Paris risqué mais gagné. Il n’y a qu’une scène de combat, mais c’est l’une des plus impressionnantes jamais vues sur les tranchées. La richesse et la beauté des décors et des costumes ne figent jamais le film. Et Dupontel réussit à être fidèle à l’esprit — et souvent à la lettre — du livre de Pierre Lemaître, tout en l’incorporant à son propre univers.
Samuel Douhaire





dimanche 11 novembre 2018

"Vatel" de Roland Joffé





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En 1671, Francois Vatel est l'intendant fidèle et dévoué d'un prince de Condé fier mais vieillissant et ruiné qui cherche a regagner les faveurs du roi Louis XIV, et à se voir confier le commandement d'une campagne militaire contre les Hollandais. Pour l'occasion, Condé, qui ne se soumet jamais a personne sinon à son roi, remet la destinée de sa maison dans les mains de Vatel, lui intimant la lourde tâche de recevoir toute la cour de Versailles en son château de Chantilly. Les festivités durent trois jours et trois nuits, mais le troisième jour, la marée n'arrive pas...











dimanche 13 mai 2018

Garçons de Cannes Ier jour - Gilles Jacob : Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes


Devant vous  "voyageurs ..... est ouvert
L'empire familier des ténèbres futures."
 Charles Baudelaire


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"Quand on est au Festival, on ne pense à rien d'autre. Une fièvre monte en vous jusqu'à épuisement total, elle ne cesse que pendant les rares moments de sommeil pour ressurgir dès qu'on met le pied hors du lit"

Gilles Jacob publie le "Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes" (Plon)


Gilles Jacob raconte son premier jour

 au Festival  de Cannes 











samedi 12 mai 2018

Garçons de Cannes au Festival de Cannes du 13 au 18 mai


Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir; cœurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours: Allons!
Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu'un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l'esprit humain n'a jamais su le nom!
...
Etonnants voyageurs! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers!

Charles Baudelaire « Le voyage »




Liceo classico Cairoli  « Alternanza scuola / lavoro « (1)
 2017-2018

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les “envoyés spéciaux” de la filière ESABAC retournent 
au Festival de Cannes

Du 13 au 18 mai les élèves de la classe II D, de la filière ESABAC  du Lycée classique “E. Cairoli” de Varese, accompagnés des enseignants Stefania Galli et Angela Todisco, participeront au Festival de Cannes 2018 en qualité d'“envoyés spéciaux” du magazine de cinéma “Cinequanonline” (www.cinequanon.it). Chaque jour les jeunes critiques de cinéma, qui constitueront la rédaction  auprès du  Lycée international de Valbonne (www.civfrance.com), enverront au magazine “Cinequanonline”, sur le site du lycée (www.liceoclassicovarese.gov.it), sur le compte Twitter du lycée (@liceocairoli) et sur le blog du prof. Zerba (http://memoiresdeprof.blogspot.it/) des critiques des films, des photos, des vidéos aussi  bien que des  interviews et des  reportages.
Il s'agit d'un stage qui conclut le projet d'Alternanza Scuola-Lavoro / entreprise de simulation “Garçons de Cannes”, que l'école a réalisé avec l'Association Filmstudio '90 / Magazine “Cinequanon on line” (tuteur d'entreprise Alessandro Leone). Au cours de l'année scolaire les élèves ont suivi un cours de  cinéma pendant lequel la formation a concerné après la vision  de films en langue française (Une vie de Stéphane Brizé, Fatima de Ph. Faucon, Un profil pour deux de Stéphane Robelin, Visages, villages d'Agnès Varda et JR)  tout au long de l’année des activités d'analyse de l'image cinématographique, d'écriture de critiques  et d’une stage d’un jour auprès des  laboratoires tenus dans le Musée National du Cinéma de Turin.
À Cannes les élèves auront la chance de collaborer  avec le critique de cinéma Nicola Falcinella, qui s’est entretenu avec les Garçons de Cannes  pour raconter  sa profession et il  a aussi accompagné les étudiants dans une “promenade” à Milan sur  les lieux du cinéma, de la Stazione Centrale à Porta Garibaldi.
Pour les élèves de la filière ESABAC du Lycée classique de Varese la participation au Festival de Cannes a été longtemps l’une des plus importantes activités extrascolaires et depuis deux ans elle est devenue un atout majeur du projet d'Alternanza Scuola-Lavoro. L'expérience, unique en son genre parmi les lycées italiens, pourra être partagée encore une fois grâce à cette  rédaction d’exception   des jeunes critiques de cinéma qui nous tiendront au courant jour après jour directement de la Croisette.
1)Stage prévu par le MIUR pour les élèves du lycée italien

II D ESABAC 2017-2018


I cairolini al Festiva dl Cannes








mardi 3 avril 2018

Focales - Festival du court métrage de Clermont Ferrand



Voici un site incontournable  pour mes élèves  
prêts à partir (13 - 18 mai) pour le 
Festival de Cannes 8 - 19 mai 2018

Il y a plein de critiques, d'affiches, d'analyses 
pour mener à bien leur travail 


Festival du court métrage de 
Clermont-Ferrand 

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Pôle régional de l'éducation à l'image


mardi 13 mars 2018

Agnès Warda : "Visages villages"


Rendez-vous au 

Cinema Nuovo  à Varese

jeudi,  le 15 mars à 16H 00

pour ce magnifique  film documentaire 












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Agnès Varda e JR: Il nostro collage di anime è da Oscar


lundi 15 janvier 2018

Philippe Claudel : "Tous les soleils "







Liceo classico "Cairoli" Varese

Salle de Géo


mercredi 17 janvier 2018






Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. 
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul. 
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…







"Tous les soleils à l'aube dorment encore un peu
Engourdis, nonchalants,
Ils se moquent bien du feu du jour qui les attend,
Ils chassent les ombres des hommes et des guerres,
Tous les soleils à l'aube sont comme de grands enfants
Qui n'ont que faire du temps

                     Silenziu d'Amuri - Alfio Antico


























samedi 13 janvier 2018

Ce que le jour doit à la nuit d'Alexandre Arcady d'après le roman de Yasmina Khadra



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De Alexandre Arcady 2012 (2h. 39 minutes)



Genres Drame, Historique, Romance


Nationalité Français


Liceo classico "Cairoli" Varese
Salle de Géo 
lundi le 15 janvier 2018




Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu'il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l'ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d'amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays.





dossier   




« À Oran comme ailleurs, faute de temps et de réflexion,

 on est bien obligé de s’aimer sans le savoir. »

 Albert Camus, La Peste.


 « J’aime l’Algérie, car je l’ai bien ressentie. » 

Gabriel García Márquez


Yasmina-Khadra











Le titre du film est une métaphore dont la compréhension nécessiterait une compétence interprétative et un sens critique. Il est en quelque sorte un condensé de sens enveloppé de mystères pour celles et ceux qui s’interrogent sur son lien avec l’histoire racontée, car qu’est-ce que le jour pourrait bien devoir à la nuit ? On n’en sait rien, dès lors qu’ils n’ont pas de langage à nous livrer. Cela dit, les romanciers, les poètes et les cinéastes, à l’instar des persuasives paraboles bibliques et coraniques, attribuent au jour et à la nuit des caractéristiques humaines. Il semble que l’écrivain, Yasmina Khadra, recourt, en suivant le modèle d’écriture des livres classiques, à ce style imagé pour inscrire son roman dans la durée, afin qu’il soit gravé dans les mémoires collectives et individuelles des lecteurs et spectateurs amoureux de la langue française. Par ailleurs, si l’on mettait à la place de la dichotomie « Jour/Nuit », celle qui rime avec « Jonas/Émilie », le titre paraîtrait sans doute moins ambigu, Ce que Jonas doit à Émilie, mais le sens reste cependant moins dénoté que l’on pourrait le croire. En d’autres termes, dire que Jonas représente le « jour » et Émilie la « nuit » ne résout pas le problème, parce que les deux protagonistes incarnent dans le roman et le film les irréductibles liens passionnels entre l’Algérie et la France, depuis au moins l’année 1830. Le titre Ce que l’Algérie doit à la France, dans ce cas, aurait été plus explicite et plus significatif. Il appartient désormais à un lecteur/spectateur idéal de parcourir tous ces détours sémantiques, de réunir toutes les isotopies idoines, pour rendre compte des liens d’amour et de fraternité, mis en scène, reliant les deux patries respectives. À défaut d’être un critique littéraire, analyste quelconque ou sémioticien, une simple comparaison suffit de symboliser Ce que le jour doit à la nuit cette nécessaire relation cyclique : comme les amoureux, le jour et la nuit ne se croisent que pour se séparer et ne se séparent que pour se retrouver. À proprement parler, même si le jour et la nuit expriment, dans leur course, le temps qui passe et qui ne revient pas, le titre de ce long métrage suggère éloquemment une autre réalité ; il nous fait comprendre que le jour, c’est-à-dire le présent, doit quelque chose à la nuit qui le précède, le passé, pour la construction d’un avenir meilleur. Dans d’autres langues que le français, le titre serait probablement terne et plat. La culture française en Algérie à l’époque

Atmane Seghir