dimanche 25 janvier 2015

Au revoir les enfants de Louis Malle (1987), mardi , le 27 janvier 2015, salle V D, H. 9,00 - 11,00 - AUSCHWITZ : 27 janvier 1945 - 27 janvier 2015


Pour mes élèves de  la filière  ESABAC, et pour ceux 

qui le souhaiteront,   mardi , le 27 janvier 2015, 

salle V D, H. 9,00 - 11,00,  vision de ce film magnifique, 

à l'occasion du 70e anniversaire de la 

libération d'Auschwitz







1944, Julien est pensionnaire dans un college catholique. Il decouvre Jean nouveau venu, fier et secret. Julien et Jean se prennent peu a peu en amitié. Cependant ce lien ne pourra jamais s'épanouir. La Gestapo débarque un jour au college et arrête le Père Jean et les trois enfants juifs qu'il avait cachés parmi ses petits catholiques. Pour Louis Malle, cette histoire autobiographique "a peut-être décidée de ma vocation de cineaste. C'est ma fidelité, ma référence. J'aurais dû en faire le sujet de mon premier film, mais j'hésitais, j'attendais."














Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres:
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés.
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre,
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps,
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir.
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel,
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou,
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel,
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux.

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage;
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux?
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenus si bleues.
Les Allemands guettaient du haut des miradors,
La lune se taisait comme vous vous taisiez,
En regardant au loin, en regardant dehors,
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers.

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours,
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour,
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire,
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare.
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été,
Je twisterais les mots s'il fallait les twister,
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers,
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants,
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent.









1 commentaire:

  1. Je l'ai vu dans la Journée de la Mémoire en français (prof. quand vous étiez malade!) mais je l'avais déjà vu en italien ave mes parents. Je pense que c'est un film intéressant parce qu'il montre le Nazisme par les yeux des enfants. Même s' il est simple, il est bien fait!
    Michele

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