mardi 26 septembre 2017

Goliarda Sapienza « L'arte della gioia », ED Einaudi 2008




“I colori sortono dal cuore, 
i pensieri dal ricordo, 
le parole dalla passione” (p.408)



Résultat de recherche d'images

« Bisogna periodicamente allontanarsi 
 da qualsiasi luogo dove la consuetudine 
ha ucciso l’obiettività” (p.160)



J’ai rencontré Goliarda Sapienza grâce à Marta Morotti   lors de la présentation de son dernier livre  Le due metà del mondo   à mes élèves.  Marta les avait invités à lire "L’arte della gioia" ;  voilà que ces jours de remise en forme m’ont offert la lecture de ce roman :  éblouissant.

On pourrait dire avec André Clavel « L’Art de la joie est la joie de l’art » (Lire 2005).

Après les nombreux refus des éditeurs italiens,  une petite maison allemande sur conseil de Waltraud Scharze et tout de suite après  Viviane Hamy à Paris le publient,  le succès est immédiat : en France le  roman sort à la rentrée 2005,  le 9 septembre,   et à Noël il à déjà vendu 76.224  copies !!!

Voyage initiatique de Modesta « carrusa tosta », la narratrice de « L’arte della gioia », mère affectueuse, compagne sensuel, fringante, femme libre et libertaire, puissamment immorale pour les années ’60, parcourt le XXe siècle avec une foule de personnages emblématiques de l’Italie de l'époque, entre socialisme, anarchisme et fascisme.

Mais Mody trace aussi un tableau de la Sicile qui est  une invitation au voyage « la mia isola, il suo possente corpo fisico et segreto  il suo caldo fiato notturno che congiunge pietra su pietra fino a saldare in un blocco unico l’anima dei muri a secco, il respiro mistico che tiene in vita le colonne dei templi e le fa palpitare nei tramonti … le correnti eterne di mari che intorno all’isola s’incontrano e ora la serrono, ora la liberano, mutando sempre d’intensità e colore” (p.510)


 Comment, enfin, ne pas partager son voeu ?


“ Voglio fare una libreria che sia anche un posto di ritrovo ...  Pochi libri scelti e qualcuno al quale puoi chiedere consiglio, almeno le mie letture serviranno a qualcosa” (p.478)