mardi 16 janvier 2018

Niska - Oh Bella Ciao (feat) Sidiki Diabaté



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Un soir en Afrique, on s'est rencontrés
Avant ce voyage, je ne savais pas encore où j'allais
Depuis que je sais où t'es j'ai l'impression d'être soulagé
Oui tu es mon frère, le coeur nous lie plus que les gènes
Ousmane, tu es mon re-frè
Ousmane, tu es mon re-frè
Malgré que tu souffres tout les jours tu affrontes la vie tu es souriant

Mon frère, les gens sont mauvais
Mon frère, pourquoi toi tu es aussi bon?

J'ai pas choisi ma vie, mais je sais ou je vais
On ne choisit pas sa famille, mais je t'ai bien trouvé
Malgré mes conneries, je me suis construit
Mais sans toi mon plan reste inachevé

Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Je reviendrai)
Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Tu es mon grand frère)
Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Mon amitié)
Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Inachevée)

Tu es mon frère, et mon ami
Tu es mon frère, et je suis prêt pour toi

J'ai pas choisi ma vie, mais je sais où je vais
On ne choisit pas ses amis, mais je t'ai bien trouvé
Malgré mes conneries, je me suis construit
Mais sans toi mon plan reste inachevé

Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Je reviendrai)
Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Tu es mon grand frère)
Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Mon amitié)
Bella Ciao, Bella Ciao, Bella Ciao (Inachevée)



Avec « Oh Bella Ciao » extrait de son nouvel album Zifukoro, Niska nous livre des paroles poignantes accompagnées d’un clip touchant tourné au Mali.
Avec Zifukoro, Niska frappe fort, et le morceau « Oh Bella Ciao » y est certainement pour quelque chose…

Le clip met en scène deux frères inséparables qui se font enlever par les forces armées du Mali. Alors qu’ils tentent de s’échapper, l’un d’eux se fait enrôler et est obligé de prendre les armes pour combattre aux côtés de ces groupes qui terrorisent la population. Avec cette chanson, Niska soulève des problèmes actuels et malheureusement trop souvent oubliés, et pour cela, on lui dit chapeau... 






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lundi 15 janvier 2018

Philippe Claudel : "Tous les soleils "







Liceo classico "Cairoli" Varese

Salle de Géo


mercredi 17 janvier 2018






Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir. 
Parfois, Alessandro a l'impression d'avoir deux adolescents à élever, alors qu'il ne se rend même pas compte qu'il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d'autant plus qu'il est entouré d'une bande de copains dont la fantaisie burlesque l'empêche de se sentir seul. 
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…







"Tous les soleils à l'aube dorment encore un peu
Engourdis, nonchalants,
Ils se moquent bien du feu du jour qui les attend,
Ils chassent les ombres des hommes et des guerres,
Tous les soleils à l'aube sont comme de grands enfants
Qui n'ont que faire du temps

                     Silenziu d'Amuri - Alfio Antico


























samedi 13 janvier 2018

Ce que le jour doit à la nuit d'Alexandre Arcady d'après le roman de Yasmina Khadra



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De Alexandre Arcady 2012 (2h. 39 minutes)



Genres Drame, Historique, Romance


Nationalité Français


Liceo classico "Cairoli" Varese
Salle de Géo 
lundi le 15 janvier 2018




Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu'il est confié à son oncle pharmacien à Oran. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado dont il devient l'ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d'amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays.





dossier   




« À Oran comme ailleurs, faute de temps et de réflexion,

 on est bien obligé de s’aimer sans le savoir. »

 Albert Camus, La Peste.


 « J’aime l’Algérie, car je l’ai bien ressentie. » 

Gabriel García Márquez


Yasmina-Khadra











Le titre du film est une métaphore dont la compréhension nécessiterait une compétence interprétative et un sens critique. Il est en quelque sorte un condensé de sens enveloppé de mystères pour celles et ceux qui s’interrogent sur son lien avec l’histoire racontée, car qu’est-ce que le jour pourrait bien devoir à la nuit ? On n’en sait rien, dès lors qu’ils n’ont pas de langage à nous livrer. Cela dit, les romanciers, les poètes et les cinéastes, à l’instar des persuasives paraboles bibliques et coraniques, attribuent au jour et à la nuit des caractéristiques humaines. Il semble que l’écrivain, Yasmina Khadra, recourt, en suivant le modèle d’écriture des livres classiques, à ce style imagé pour inscrire son roman dans la durée, afin qu’il soit gravé dans les mémoires collectives et individuelles des lecteurs et spectateurs amoureux de la langue française. Par ailleurs, si l’on mettait à la place de la dichotomie « Jour/Nuit », celle qui rime avec « Jonas/Émilie », le titre paraîtrait sans doute moins ambigu, Ce que Jonas doit à Émilie, mais le sens reste cependant moins dénoté que l’on pourrait le croire. En d’autres termes, dire que Jonas représente le « jour » et Émilie la « nuit » ne résout pas le problème, parce que les deux protagonistes incarnent dans le roman et le film les irréductibles liens passionnels entre l’Algérie et la France, depuis au moins l’année 1830. Le titre Ce que l’Algérie doit à la France, dans ce cas, aurait été plus explicite et plus significatif. Il appartient désormais à un lecteur/spectateur idéal de parcourir tous ces détours sémantiques, de réunir toutes les isotopies idoines, pour rendre compte des liens d’amour et de fraternité, mis en scène, reliant les deux patries respectives. À défaut d’être un critique littéraire, analyste quelconque ou sémioticien, une simple comparaison suffit de symboliser Ce que le jour doit à la nuit cette nécessaire relation cyclique : comme les amoureux, le jour et la nuit ne se croisent que pour se séparer et ne se séparent que pour se retrouver. À proprement parler, même si le jour et la nuit expriment, dans leur course, le temps qui passe et qui ne revient pas, le titre de ce long métrage suggère éloquemment une autre réalité ; il nous fait comprendre que le jour, c’est-à-dire le présent, doit quelque chose à la nuit qui le précède, le passé, pour la construction d’un avenir meilleur. Dans d’autres langues que le français, le titre serait probablement terne et plat. La culture française en Algérie à l’époque

Atmane Seghir 




jeudi 11 janvier 2018

Naissance de l'État d'Israël : 1948



Israël et les territoires occupés

Discours de Ben Gourion en 1948










David Ben Gourion et la fondation d'Israël 



David Ben Gourion et la fondation d'Israël 





Palestine Israël pour les nuls - 

Qu'est ce que le sionisme ? (1)




Palestine Israël pour les nuls - 

Qui attaque qui ? (2)




Israël-Palestine : 

comprendre le conflit par les cartes








lundi 8 janvier 2018

Grand Corps Malade : Au feu rouge




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Heureusement, j'n'ai pas d'enfant se dit Yadna très souvent
Ce serait encore plus dur, encore plus humiliant

Et puis comment elle aurait fait avec un bébé comme paquetage ?
Est-ce qu'il aurait survécu après tout c'voyage ?
Yadna a fui les bombes, la guerre dans son pays
Elle sait qu'elle avait peur mais ne sait plus de quels ennemis
Entre les tirs de son président, des rebelles, de l'occident
De Daesh et des Kurdes, elle ne sait plus d'où vient l'vent
Elle ne sait plus d'où vient la poudre qui a rasé son village
Elle ne sait plus qui tire les balles qui ont éteint tous ces visages
Elle sait juste que l'Homme est fou et qu'c'est là-bas, en Syrie
Que s'est formé petit à p'tit l'épicentre de sa folie
Yadna pense à tout ça en s'approchant d'ma vitre
Moi, j'lui : "Non" avec la main et j'redémarre bien vite
J'avais p't-être un peu d'monnaie mais j'suis pressé, faut qu'je bouge
J'me rappelle de son regard, j'ai croisé Yadna au feu rouge

Après trois mois d'périple dans toutes sortes d'embarcations
Elle a souvent cru qu'la mort serait la seule destination
Comme lors de cette nuit noire au milieu d'la mer Égée
Dépassée par les vagues sur un bateau bien trop léger
Entre les centres de rétention et les passeurs les plus cruels
Yadna a perdu d'vue tous ceux qui avaient fui avec elle
Elle s'est retrouvée seule avec la peur, le ventre vide
Et des inconnus aussi perdus qu'elle comme seuls guides
Marchant pendant des semaines puis payant à des vautours
Le droit d'se cacher à l'arrière des camions sans voir le jour
Après ces mois d'enfer, elle passe ses nuits sur un carton
Son Eldorado se situe Porte de la Chapelle, sous un pont
Yana pense à tout ça en s'approchant d'ma vitre
Moi, j'lui : "Non" avec la main et j'redémarre bien vite
J'avais p't-être un peu d'monnaie mais j'suis pressé, faut qu'je bouge
J'me rappelle de son regard, j'ai croisé Yadna au feu rouge

Dans ses nuits, les cauchemars d'expulsion sont réguliers
Elle attend d'obtenir le statut d'réfugiée
Elle mendie au feu rouge avec la détresse comme baîllon
Elle se renseigne sur ses droits, petite princesse en rayon
Elle imagine parfois sa vie d'étudiante dans son pays
Si la justice avait des yeux, si la paix régnait en Syrie
Elle sourit même parfois, quand elle trouve la force d'y penser
Elle rêve en syrien mais, là, elle pleure en français
J'aperçois Yadna rapidement lorsque l'feu passe au vert
J'ai un p'tit pincement au cœur, mais j'suis en retard et j'accélère
Les plus grands drames sont sous nos yeux mais on est pressé, faut qu'on bouge
Y'a des humains derrière les regards ; j'ai croisé Yadna au feu rouge



dimanche 31 décembre 2017

BONNE ANNÉE 2018 avec Fréhel : La java bleue" - Lucienne Delyle : "Mon amant de Saint-Jean"


Que la Curiositas  puisse 
Vous accompagner 
pour toute l'Année !


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Ce soir pour fêter la Nouvelle Année je publie  2 chansons, avec un petit peu de paisible   nostalgie ,  pour moi celles-ci me  rappellent le bon vieux  temps du "liscio" à  Varzi (Combien de carnavals ai-je passé dans cette salle ???) Casteggio,  Ponte Nizza, Montegioco et une foule de petits villages qui nous accueillaient le vendredi ou bien le dimanche soir pour aller danser la valse (à Oramala la petite piste  côtoyait un précipice !).
Parfois en rentrant de Chambéry, mon père m'attendait à la gare de Tortona et  me reconduisait à la maison, à Castagnola, embrasser ma mère ... et repartir danser. Il  rigolait en se souvenant qu'à son époque personne ne pouvait aller le chercher en voiture, il avait ses chaussures pour marcher,  il lui fallait se promener pour une heure ou plus,  et celles pour danser ... 






C'est la java bleue
La java la plus belle
Celle qui ensorcelle
Quand on la danse les yeux dans les yeux
Au rythme joyeux
Quand les corps se confondent
Comme elle au monde
Il n'y en a pas deux
C'est la java bleue

Il est au bal musette
Un air rempli de douceur
Qui fait tourner les têtes
Qui fait chavirer les cœurs
Quand on la danse á  petits pas
Serrant celle qu'on aime dans ses bras
On lui murmure dans un frisson
En écoutant chanter l'accordéon.


C'est la java bleue
La java la plus belle
Celle qui ensorcelle
Quand on la danse les yeux dans les yeux
Au rythme joyeux
Quand les corps se confondent
Comme elle au monde
Il n'y en a pas deux
C'est la java bleue

" Chérie, sous mon étreinte,
Je veux te serrer plus fort
Pour mieux garder l'empreinte
Et la chaleur de ton corps ".
Que de promesses, que de serments
On se fait dans la folie d'un moment.
Car sous serment, remplis d'amour,
On sait que çâ ne durera pas toujours.

Mais, c'est la java bleue
La java la plus belle
Celle qui ensorcelle
Quand on la danse les yeux dans les yeux.
Au rythme joyeux
Quand deux cœurs se confondent
Comme elle au monde
Il n'y en a pas deux
C'est la java bleue.

Comme elle au monde
Il n'y en a pas deux,
C'est la java bleue.





Je ne sais pourquoi j'allais danser
A Saint-Jean, au musette,
Mais il m'a suffi d'un seul baiser
Pour que mon cœur soit prisonnier.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.

Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être,
Beau parleur, chaque fois qu'il mentait,
Je le savais, mais, je l'aimais.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.

Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs,
Un serment n'est qu'un leurre,
J'étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son cœur.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux,
Car l'on croit toujours aux doux mots d'amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi, qui l'aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m'aime plus, c'est du passé, n'en parlons plus.



Humour le chat de Geluck: Le médecin et la vérité


Ne vous en faites pas j’ai 
ma musique et mes chansons !




vendredi 29 décembre 2017

La guerre des boutons de Yann Samuel (2011), d'après l'oeuvre de Louis Pergaud





SYNOPSIS 


1960, un village dans le sud de la France. Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l’intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l’honneur et la fidélité et, pour gagner, tous les moyens sont bons. Même, s’il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l’aide de Lanterne - une fille ! - la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d’ingéniosité. Mais il n’est pas facile d’être une armée de petits hommes sans se faire attraper par Papa et Maman ! Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret…








zerodeconduite


Le roman, écrit en 1912, a été repris de nombreuses fois, ce qui le
rend un élément fort du patrimoine culturel français.
L’action du film se place dans les années 60 avec pour fond 
historique la guerre d’Algérie (1954 – 1962). Ceci permet
d’aborder la situation sociale et politique de cette époque.
La façon dont Yann Samuell aborde les rapports entre enfants
permet d'autre part d’échanger en classe sur les relations entre
pairs :
• le respect des autres,
• les principes de l’égalité des filles et des garçons,

• l’entraide









Résumé du roman

L'histoire se situe quelque part en France, entre les pauvres villages de Longeverne et de Velrans. Sans raison, deux frères de Longeverne se font traiter de "couilles molles" par un groupe d'écoliers de l'autre village. Dans le préau, les Longeverne s'entendent alors pour riposter à cet affront, dont tous ne connaissent pas l'exacte signification, et organisent des représailles guerrières le soir même. Emmenés par leur chef Lebrac, les Longeverne gagnent une première bataille à coups de pierres et d'épées de bois et capturent un ennemi à qui Lebrac fait sauter tous les boutons de ses habits. Ce déshonneur provoque la riposte des Velrans qui, le lendemain, capturent Lebrac et lui font subir le même affront. Lebrac s'en rentre chez lui honteux et dépenaillé, ce qui lui vaut de bonnes raclées de ses parents. Ainsi germe chez lui l'idée de se battre tout nu. Ce stratagème permet aux Longeverne de remporter à nouveau une bataille. En dépit de ses médiocres performances scolaires, Lebrac parvient même à solidariser ses camarades autour d'une caisse commune de prévoyance. Mais les Velrans n'ont pas dit leur dernier mot…








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dimanche 24 décembre 2017

EVA "Oui nous referons un monde"








Oui
nous referons

un monde !!!



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Oui nous referons un monde
Plein de fleurs et de colombes
Un immense champ de blé
Où il fera bon s'aimer

Oui nous referons un monde
Sur cette terre blonde
Les enfants pourront danser
Dans un éternel été

Nous ouvrirons nos maisons
Pour faire entrer la lumière
Et nous ferons les moissons
Au long des quatre saisons

Oui nous referons un monde
Plein de fleurs et de colombes
Un immense champ de blé
Où il fera bon s'aimer



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vendredi 15 décembre 2017

Varese le 16 décembre: PROMENADE ANTIFASCISTE - Michel Fugain : La bête immonde



Sabato c’è la passeggiata antifascista

"La liberté est comme l'air"






Elle est vivante, elle a encore
La haine au ventre, la rage au corps
La bête immonde 

Qu'elle tourne au loin comme un vautour
Ou Rampe et ronge tout autour
La bête immonde 

Depuis le temps qu'elle fait le trou
De sa tanière grise
Là-bas, ici, partout 

Au coeur de chacun de nous
Elle est l'enfant que la bêtise
A conçu avec l'ombre
La bête immonde 


Depuis le temps qu'on laisse faire
Tous les suppôts de son enfer
La bête immonde 




Qu'elle a vomi des Gestapo
Dans toutes les guerres, tous les ghettos
La bête immonde 


Que les salauds dans les salons
Lui trouvent des excuses
Lui trouvent des raisons
Plébiscitées par les cons
Elle est la fille de la ruse
Qui naît des décombres
La bête immonde 


O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan

Sur les chants qui montent des wagons
Les camps, les tortionnaires
Les frères qui clouent leurs frères
Au poteau des religions 


O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde 

Mais qui va lui planter un  pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?

Elle qui étrangle les ethnies
massacre les poètes
Étouffe les hommes honnêtes
Au bâillon des calomnies
Il lui faut faire sauter la tête
Avec sa propre bombe
La bête immonde 


Depuis qu'elle nous pollue l'histoire
A coup de glaive, à coup de gloire
La bête immonde 


Que son crachat sur ton drapeau
Dépend de la couleur de peau
La bête immonde

Depuis qu'elle rôde avec sa faux
Emblème de son règne
Depuis qu'elle dit Je t'aime
Aux cagoules, aux échafauds
Il faut cribler de chrysanthèmes
Jusqu'à ce qu'elle succombe
La bête immonde 


O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan

Sur les bouquins, dans les bûchers
Les cris des ratonnades
Sur les croix des croisades
Et les continents barbelés 


O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

Mais qui va lui planter le pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde.
 



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