vendredi 18 août 2017

Yasmina Khadra "L'Attentat" ED. JUILLIARD / POCKET 2005



J'ai lu la semaine dernière ce superbe roman,  que ma collègue Angela m'avait offert il y a longtemps, et je ne sais pas pourquoi j'ai attendu à publier ces quelques lignes … je ressens une grande tristesse,  aujourd’hui après ce nouvel attentat meurtrier à Barcelone,  pour les innocents qui en sont victimes et  une immense horreur ...

Comment peut-on délibérément foncé dans la foule sur une avenue pleine de touristes ? 


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"D’une secousse, tout s’effondre. Je ne trouve nulle part la femme que j’ai épousée pour le meilleur et pour toujours, qui a bercé mes plus tendres années, paré mes projets de guirlandes étincelantes, comblé mon âme de douces présences. Je ne retrouve plus rien d’elle, ni sur moi ni dans mes souvenirs. Le cadre qui la retient captive d’un instant résolu, irrémédiablement résilié, me tourne le dos, incapable d’assumer l’image qu’il donne de ce que je croyais être la plus belle chose qui me soit arrivée. Je suis comme catapulté par-dessus une falaise, aspiré par un abime. Je fais non de la tête, non des mains, non de tout mon être… Je vais me réveiller… Je suis réveillé. Je ne rêve pas."  p. 74




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A travers L’attentat, Yasmina Khadra nous offre un roman puissant comme une bombe, entre drame et thriller à l’ambiance suffocante servie par une plume nerveuse. Amine, son personnage principal évolue entre racisme, terreur, explosions et sirènes. Si son cheminement, sa quête nous amène à percevoir la détresse du peuple palestinien, Yasmina Khadra ne prend pas parti pour autant. Bien au contraire, ce livre nous permet d’avoir un regard plus objectif sur ce conflit. Aux cruautés que subissent les Palestiniens - à travers la spoliation de leurs terres et les sévices commis par l’armée israélienne -, l’auteur confronte le quotidien israélien - l’atrocité des attentas suicides et le sentiment de terreur qu’ils suscitent -. Perpétuelles violences à l’origine de toutes les horreurs, des montées extrémistes, du racisme et de la terreur ambiante. Entre haine et compassion, incompréhension et indulgence,  l´auteur nous dépeint un monde et sa dualité où la complexité du conflit est toujours mise en exergue.





Mon père me disait : « Celui qui te raconte qu’il existe symphonie plus grande que le souffle qui t’anime te ment. Il en veut à ce que tu as de plus beau : la chance de profiter de chaque instant de ta vie. Si tu pars du principe que ton pire ennemi est celui-là même qui tente de semer la haine dans ton cœur, tu auras connu la moitié du bonheur. Le reste, tu n’auras qu’à tendre la main pour le cueillir. Et rappelle-toi ceci : il n’y a rien, absolument rien au dessus de ta vie… Et ta vie n’est pas au-dessus de celle des autres.» p. 102



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