mardi 13 mars 2018

Agnès Warda : "Visages villages"


Rendez-vous au 

Cinema Nuovo  à Varese

jeudi,  le 15 mars à 16H 00

pour ce magnifique  film documentaire 












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Agnès Varda e JR: Il nostro collage di anime è da Oscar


dimanche 11 mars 2018

Léon Gontran Damas : "Nous les gueux"


On va débuter cette semaine une séquence sur la poésie  qui me   fascine et qui m'intrigue aussi  avec la V D  dans le but de lire, d'étudier et ... ,  j'espère, de créer de petits poèmes. 

Je suis certain que mes élèves apprécieront beaucoup.

Voici ma première proposition un poète de la négritude 




J'ai repris cette photo du site poussiere-virtuelle 
que je vous invite à visiter 


Nous les gueux


Nous les peu
nous les rien
nous les chiens
nous les maigres
nous les Nègres

Nous à qui n’appartient
guère plus même
cette odeur blême
des tristes jours anciens

Nous les gueux
nous les peu
nous les riens
nous les chiens
nous les maigres
nous les Nègres

Qu’attendons-nous
les gueux
les peu
les rien
les chiens
les maigres
les nègres
pour jouer aux fous
pisser un coup
tout à l’envi
contre la vie
stupide et bête
qui nous est faite
à nous les gueux
à nous les peu
à nous les rien
à nous les chiens
à nous les maigres
à nous les nègres

 

Léon Gontran Damas (1912-1978), 
Black-Label,  Ed. Gallimard, 1956








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samedi 10 mars 2018

Juliette : À carreaux







Parmi mes signes distinctifs
Ronde du cul, frisée du tif
Il en est un qu'on n'peut rater
J'ai des lunettes sur le nez
Chez les chanteuses c'est assez rare
Et pour porter cet étendard
En vérité je vous le dis
Y'a qu'moi et Nana Mouskouri

Depuis qu'j'suis p'tite, j'suis à carreaux
J’écris le roman des miros
Des quatre yeux des intellos
Des petit têtards à hublot
Mais peu importe qu'on se gausse
Moi mes lunettes je les chausse
Comme on chausserait ses chaussures
Pour s'en aller à l'aventure
Comme on chausserait ses chaussures
Pour s'en aller à l'aventure

J'entends d'ici les rigolos
Prédestinant ma libido
Quand dans une rime assez bébête
On prête aux femmes à lunettes
Les miennes je ne les ai ôtées
Que pour dormir et pour aimer
C'est ainsi que j'ai vu le loup
Dans le brouillard de l'amour  flou

Depuis qu'j'suis p'tite, j'suis à carreaux
J’écris le roman des miros
Des quatre yeux des intellos
Des petit têtards à hublot
Ceux qui ricanent sont des jaloux
Moi mes lunette figurez-vous
  
Pour voir le monde comme dans un rêve
Il suffit que je les enlève
Pour voir le monde comme dans un rêve
Il suffit que je les enlève

J'nai pas cédé à la faiblesse
D'aller brader moi droit d'ainesse
Contre une paire de lentilles
Et quelques bains de camomille
Déjà très myope maintenant presbyte
Pas étonnant qu'en prosélyte
Des douces liqueurs  de la treille
Mes verres soient en cul de bouteille

Depuis qu'j'suis p'tite, j'suis à carreaux
J’écris le roman des miros
Des quatre yeux des intellos
Des petit têtards à hublot
Dès qu'on se moque, peu importe
Moi mes lunettes je les porte
Comme un bijou sans joaillerie
Nécessité fait coquetterie
Comme un bijou sans joaillerie
Nécessité fait coquetterie

La mécréante que je suis
S'fait pas d'idées sur l'paradis
Quand à ma tombe je m'en fous
Qu'on m'enterre un peu n'importe où
Mais s'il vous plait par précaution
Même si j'repose au Panthéon
Ou mieux sous la plage de Sète
Laissez moi garder mes lunettes
Ou mieux sous la plage de Sète
Laissez moi garder mes lunettes











vendredi 9 mars 2018

François Rabelais : Lettre de Gargantua à Pantagruel - Pantagruel ( 1532)



Photo_Rabelais-Francois_002

Ce passage  est un extrait de Pantagruel écrit par Rabelais, un humaniste du XVIème siècle. Après  avoir été moine et médecin, il transpose les réalités de son temps dans une œuvre qui retrace les aventures de géants. Pantagruel est le premier livre de cette fresque qui sert à caricaturer les travers de l’époque de l’auteur et de proposer un idéal de justice et d’éducation. Dans le chapitre 8, Rabelais reproduit une lettre que Gargantua envoie à son fils Pantagruel : après lui avoir rappelé combien les choses se sont améliorées, il incite son fils à développer ses connaissances.


C'est pourquoi, mon fils, je t'engage à employer ta jeunesse à bien progresser en savoir et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Epistémon : l'un par un enseignement vivant et oral, l'autre par de louables exemples peuvent te former. J'entends et je veux que tu apprennes parfaitement les langues : premièrement le grec, comme le veut 0uintilien, deuxièmement le latin, puis l'hébreu pour l'Écriture sainte, le chaldéen et l'arabe pour la même raison, et que tu formes ton style sur celui de Platon pour le grec, sur celui de Cicéron pour le latin.
    Qu'il n'y ait pas d'étude scientifique que tu ne gardes présente en ta mémoire et pour cela tu t'aideras de l'Encyclopédie universelle des auteurs qui s'en sont occupés.
    Des arts libéraux : géométrie, arithmétique et musique, je t'en ai donné le goût quand tu étais encore jeune, à cinq ou six ans, continue.
    De l'astronomie, apprends toutes les règles, mais laisse-moi l'astrologie et l'art de Lullius comme autant d'abus et de futilités.
    Du droit civil, je veux que tu saches par cœur les beaux textes, et que tu me les mettes en parallèle avec la philosophie. Et quant à la connaissance de la nature, je veux que tu t'y donnes avec soin : qu il n'y ait mer, rivière, ni source dont tu ignores les poissons ; tous les oiseaux du ciel, tous les arbres, arbustes, et les buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tous les pays de l'Orient et du midi, que rien ne te soit inconnu.
    Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les Talmudistes et les Cabalistes, et, par de fréquentes dissections, acquiers une connaissance parfaite de l'autre monde qu'est l'homme.
    Et quelques heures par jour commence à lire l'Écriture sainte : d'abord le Nouveau Testament et les Épîtres des apôtres, écrits en grec, puis l'Ancien Testament, écrit en hébreu.
    En somme, que je voie en toi un abîme de science car, maintenant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra quitter la tranquillité et le repos de l'étude pour apprendre la chevalerie et les armes afin de défendre ma maison, et de secourir nos amis dans toutes leurs difficultés causées par les assauts des malfaiteurs. Et je veux que, bientôt, tu mesures tes progrès ; cela, tu ne pourras pas mieux le faire qu'en soutenant des discussions publiques, sur tous les sujets, envers et contre tous, et qu'en fréquentant les gens lettrés tant à Paris qu'ailleurs.
    Mais – parce que, selon le sage Salomon, Sagesse n'entre pas en âme malveillante et que Science sans Conscience n'est que ruine de l'âme – tu dois servir, aimer et craindre Dieu, et mettre en lui toutes tes pensées et tout ton espoir ; et par une foi nourrie de charité, tu dois être uni à lui, en sorte que tu n'en sois jamais séparé par le péché.
    Méfie-toi des abus du monde ; ne prends pas à coeur les futilités, car cette vie est transitoire, mais la parole de Dieu demeure éternellement. Sois serviable pour tes prochains, et aime-les comme toi-même. Révère tes précepteurs. Fuis la compagnie de ceux à qui tu ne veux pas ressembler, et ne reçois pas en vain les grâces que Dieu t'a données. Et, quand tu t'apercevras que tu as acquis tout le savoir humain, reviens vers moi, afin que je te voie et que je te donne ma bénédiction avant de mourir.

    Mon fils, que la paix et la grâce de Notre Seigneur soient avec toi. Amen.
    D'Utopie, ce dix-sept mars,
    Ton père, Gargantua.

Rabelais - Pantagruel chapitre 8.













jeudi 8 mars 2018

Beatrice Falcone : Commentaire dirigé "La courbe de tes yeux " de Paul Éluard







Épreuve ESABAC 2012

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul Éluard, Capitale de la douleur, (1926)


COMPRÉHENSION

1)   Sur quelle figure géométrique se construit ce poème?

Ce poème a une structure circulaire (Ringkomposition) car il s’ouvre et se conclut avec le sens de la vue. Dans le premier vers le poète affirme que les yeux de la personne à qui il s’adresse font «le tourde [son] coeur». De la même façon, à la fin du poème les yeux sont nommés au v. 14 et représentés au v. 15 par les regards, tandis que le coeur est évoqué par le sang qui coule

2 ) À qui le poète s’adresse-t-il? Repérez et analysez les marques de l’énonciation

Le poète s’adresse à son être aimé. Il souligne ce lien en disant que les yeux de la femme aimée sont imprimés dans son coeur (v.1) et donnent une signification à sa vie (v.5). Son attachement est exalté par l’utilisation des adjectives possessives (tes yeux) en anaphore. En plus on comprend mieux que le profond sentiment qui lie Eluard à celle à qui il parle est l’amour quand au vers 14-15 il déclare son dépendance de ses yeux: le « moi »  du poète et le «  toi » se fondent enfin dans le «leurs» du v. 15.

3) Repérez et étudiez les mots et expressions appartenant au champ lexical de la lumière

Dans ce poème les yeux de la femme aimée sont souvent comparés à la lumière. On commence en les appelant « auréole du temps » (v.3) et puis, dans la strophe suivante, « feuilles de jour » (v. 6), « bateaux chargés du ciel » (v.9). Ils sont même la source des couleurs (v.10). La comparaison la plus incisive est celle du v.8, qui inclut un vers entier: ils sont rapprochés à des ailes qui couvrent le « monde de lumière ». dans la dernière strophe, enfin, en climax, le poète crée un parallélisme avec la lumière produite par les « aurores » (v.11) et les « astres » (v.12)


 INTERPRÉTATION

1) Comment le poète relie-t-il le regard de la femme à la nature et au cosmos?

1)Le poète relie le regard de la femme  à la nature et au cosmos par la juxtaposition de mots appartenant à   ce champ lexical: il crée donc des phrases nominales. Dans la deuxième strophe en particulier tous les sens sont nommés: la vue et le toucher des « feuilles », l’ ouïe du vent et des bruits, l’odorat des parfums. Les yeux sont comparés ainsi aux éléments naturels d’un locus amœnus.

2) En quoi peut-on parler d’un éloge amoureux ? Démontrez que la forme et le contenu de ce poème se font écho à cette fin.

Le poème peut être considéré un éloge amoureux. Eluard ouvre at conclut sa composition avec la femme aimée, mais le personnage qu’on trouve n’est pas le même qu’au début, car il est agrandie de toutes ses qualités. La parenthèse de la deuxième strophe fait imaginer au lecteur les lieux plus beaux possibles: la tranquillité domine, tout est en harmonie et la lumière rejoint chaque coin. Ainsi quad au v.14 l’être aimé retourne, on est fascinés par lui et on comprend la dépendance du poète et du monde entier de cette femme pure et innocente. La composition circulaire donc, exalte l’aimée et crée une ambiance de suspension onirique.


RÉFLEXION PERSONELLE

En évoquant l’être aimé, souvent les poètes s’adressent en  même temps à l’humanité. Développez ce thème en vous appuyant aussi sur d’autres œuvres poétiques que vous avez lues (300 mots environ)

Des mots doux, des promesses d’amour éternel, depuis la naissance de la littérature les poètes ont souvent voulu exprimer leur intense amour en éternisant le souvenir d’eux-mêmes ainsi que de l’être aimé. Mais la relation entre les deux amants peut influencer aussi la vie d’autres hommes, ou bien de l’humanité entière. Dans la littérature latine Catulle, en parlant à sa Lesbia, lui déclare son amour sans bornes. Cependant ce sentiment si grand crée le désir chez  les vieux qui souhaiteraient éprouver une telle émotion, mais ils ne peuvent plus  à cause de leur âge et de leur caractère. Comme des antagonistes donc, ils chuchotent de la relation entre Catulle et Lesbia (« rumoresque senum severiorum » ) et ils la maudissent ( «  ne quis malus invidere possit » ). Mais le poète n’a pas encore déclaré sa totale dépendance de  l’être aimé. Ce passage est bien visible dans la poésie courtoise et surtout chez les poètes du Stilnovo, en Italie. La femme aimée est complètement idéalisée: pure, innocente et belle, elle répand son  bonheur à quiconque la voit quand elle marche par la ville. On parle en effet de « donna angelo » (femme angélique). Chez Dante, elle devient même la personnification de la Théologie qui donne la salut à tous les hommes. Les hommes ainsi comme les anges, sont fascinés par elle et ils sont sous l’autorité de ses paroles. Virgile aussi, âme infernale, ne réussit pas à résister à ses yeux qui resplendissent comme des rayons. Le thème de l’assujettissement complet du poète de la femme aimée retourne aussi dans la littérature anglaise du XIXe siècle. Dans La belle dame sans merci  Keats représente l’aimée comme une figure aimable avec des caractéristiques féeriques. Elle vit en harmonie dan un locus amœnus, chante des chansons d’amour at aide les chevaliers blessés. Mais,  d’emblée,  on se retrouve sur une colline grise, parmi des cadavres. On découvre que tous les autres hommes qui comme nous ont été persuadés par ses paroles maintenant sont tombés dans le désespoir. c’est la dangereuse femme fatale.


Beatrice Falcone




Palerme, panorama depuis la coupole de Monreale 

vendredi 2 mars 2018

Pierre-Paul Carotenuto "A. Camus: de "Le Mythe de Sisyphe" à "Le Premier Homme"







Pierre-Paul Carotenuto
  
"Abert Camus :
 de "Le Mythe de Sisyphe"
 à "Le Premier Homme"
  
Conférence au Liceo Classico Cairoli de Varese
  
Aula Prina  - lundi, le 5 mars 2018




PIERRE-PAUL CAROTENUTO porta già nel suo nome e cognome inscritte le sue due grandi passioni e le sue due origini: Pierre-Paul, in omaggio a Pier Paolo Pasolini, lo scrittore italiano amato dalla madre francese; Carotenuto, per le origini italiane del padre.

La sua vita e i suoi studi si dividono tra l’Italia e la Francia.

Dopo la laurea in Lettere Classiche presso all’Università degli Studi di Milano, si trasferisce a Parigi, dove continua i suoi studi (Master in Lingue, Letterature e Civiltà Straniere all’Università della Sorbona (Paris IV); Dottorato di ricerca nell’ambito del prestigioso programma di italianistica condiviso dalle Università di Firenze, Bonn et Paris Sorbonne) e si avvia alla carriera dell’insegnamento (docente presso l’Università INSEEC e Advancia-Negocia della Camera di Commercio e dell’Industria di Parigi (CCIP); responsabile dei programmi di scambio europei Leonardo e Comenius presso l’Ecole de Paris des Métiers de la table, de l’hôtellerie et du tourisme di Parigi).

Rientrato in Italia nel 2009, diviene docente di lingua francese presso l’Università Luigi Bocconi di Milano, presso l’Università Statale di Milano e presso l’Institut français de Milan.

Alla docenza affianca la sua attività di ricerca, partecipando in qualità di relatore a importanti convegni internazionali. I suoi interessi di studio sono rivolti soprattutto verso l’opera di Pasolini, con cui condivide non solo il nome proprio, ma anche la passione per la poesia e la letteratura.
Ha da poco pubblicato una raccolta di poesie e racconti, La collina di martiri e di sogni (ed. Giuliano Ladolfi), che presto vedrà un’edizione anche in lingua francese.

 Prof. Angela Todisco




PIERRE-PAUL CAROTENUTO 
On peut bien  retrouver dans son nom ses deux grandes passions et ses origines : Pierre-Paul, pour rendre hommage à la mémoire de  Pier Paolo Pasolini, l’écrivain italien aimé de sa mère française ; Carotenuto indique clairement les racines italiennes de son père.

Il partage sa vie et ses études entre l’Italie et la France.

Après une maîtrise ès lettres classiques à l’Università degli Studi de Milan, il continue ses études à Paris (Master en Langues, Littératures et Civilisations Étrangères à la Sorbonne (Paris IV) ; Doctorat de recherche à l’intérieur du prestigieux programme de Italianistica mis en commun par les Universités de Florence, Bonn et Paris Sorbonne, il débute son enseignement universitaire auprès de l’INSEEC et Advancia-Negocia de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Paris (CCIP), responsables des programmes  d’échange Léonard et Comenius auprès de l’École  de Paris des Métiers de table, de l’hôtellerie et du tourisme.

Il rentre en Italie en 2009, il est chargé de l’enseignement de la Langue Française  à  l’Università  Bocconi  et à  l’Università Statale de Milan et auprès de l’ IFM ; il dirige   en même temps  des travaux de recherche et il participe à d’importants colloques internationaux.

Il s’intéresse à travers ses  études  tout particulièrement à l’œuvre de Pasolini dont il partage le  prénom et la passion pour la poésie et la littérature.


Il a publié un recueil de poésie et de récits, La collina di martiri e di sogni (La colline de martyrs et de rêves) ed. Giuliano Ladolfi, qui va bientôt paraître  en langue française.










jeudi 1 mars 2018

Juliette : Procrastination





Palerme Monreale


Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ? ton regard infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime

(Baudelaire Hymne à la beauté)



Juliette a trouvé pour cette chanson  un  sujet universel 


(Tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l'exécution de quelque chose / Action de différer, retarder; hésitation, tergiversation )

Parmi mes élèves … j'en  suis sûr  il y en aura

qui vont adorer ce refrain  







J'ai encore le temps pour écrire ma lettre
Je m'y mets bientôt dès ce soir peut être
Une lettre d'amour c'est très important
C'est toujours du coeur dont la vie dépend

J'ai encore le temps pour trouver les mots
Pour en dire assez sans en dire trop
Car avant que nos sentiments ne changent
J'ai encore le temps pour l'appeler "Mon ange"

Comment ces aveux seront ils reçus ?
Je vais y penser et dormir dessus
J'ai encore le tempos avant de les mettre
Dans le grand néant de la boite aux lettres

J'attendrai donc demain qu'aujourd'hui soit hier
C'est le meilleur moyen d'exhausser les prières
De jouer les devins et de passer l'hiver
Cette désinvolture c'est ma consolation
Mes lendemains qui durent, mes voeux sans condition
J'avoue qu'elle me rassure la procrastination
J'avoue qu'elle me rassure la procrastination

J'ai encore le temps pour faire ma chanson
Je m'y mets demain de toutes façons
Le temps qu'il faudra pour qu'elle vous parvienne
Son propos sera de l'histoire ancienne

Parler d'aujourd'hui demande prudence
Faut déprogrammer les obsolescences
Futur antérieur, passé dépasse
J'ai encore le temps de recommencer

En dormant dessus je vais y songer
J'ai encore le temps pour changer d’idée
Et que cette chanson prenne sépulture
Dans le grand néant de mon disque dur

J'attendrai donc demain qu'aujourd'hui soit hier
C'est le meilleur moyen d'exhausser les prières
De jouer les devins et de passer l'hiver
Cette désinvolture c'est ma consolation
Mes lendemains qui durent, mes voeux sans condition
J'avoue qu'elle me rassure la procrastination
J'avoue qu'elle me rassure la procrastination

j'ai encore le temps pour mon testament
Je m'y mets bientôt, tôt ou tard surement
Comme je suis du genre à faire mes devoirs
Dès lundi matin pour dimanche soir

J'ai encore le temps pour me mettre en route
Le temps qui musarde et le temps qui doute
Demain je ferai les trucs emmerdants
J'ai encore le temps de perdre mon temps

Comment aux enfers serais-je reçue ?
Je vais y penser et dormir dessus
J'ai encore le temps avant de chanter
Dans le grand néant de l'éternité

J'attendrai donc demain qu'aujourd'hui soit hier
C'est le meilleur moyen d'exhausser les prières
De jouer les devins et de passer l'hiver
Cette désinvolture c'est ma consolation
Mes lendemains qui durent, mes voeux sans condition
J'avoue que me rassure la procrastination
J'avoue que me rassure la procrastination

pour finir la chanson j'ai eu une idée formidable
Mais on verra demain
Ou mardi






Palerme Chapelle Palatine