samedi 15 octobre 2016

Bob Dylan : "Blowin in The Wind "







Comment ne pas proposer l'immense

BOB DYLAN 

compagnon de tant de voyages imaginaires

qui vient d'être couronné 

PRIX NOBEL DE LITTÉRATURE 




Blowin' In The Wind 
(Soufflé Dans Le Vent)

How many roads must a man walk down
Combien de routes un homme doit-il parcourir

Before you call him a man ?
Avant que vous ne l'appeliez un homme ?

Yes, 'n' how many seas must a white dove sail
Oui, et combien de mers la colombe doit-elle traverser

Before she sleeps in the sand ?
Avant de s'endormir sur le sable ?

Yes, 'n' how many times must the cannon balls fly
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons

Before they're forever banned ?
Avant d'être interdits pour toujours ?

The answer, my friend, is blowin' in the wind,
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,

The answer is blowin' in the wind.
La réponse est soufflée dans le vent.

How many years can a mountain exist
Combien d'années une montagne peut-elle exister

Before it's washed to the sea ?
Avant d'être engloutie par la mer ?

Yes, 'n' how many years can some people exist
Oui, et combien d'années doivent exister certains peuples

Before they're allowed to be free ?
Avant qu'il leur soit permis d'être libres ?

Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête

Pretending he just doesn't see ?
En prétendant qu'il ne voit rien ?

The answer, my friend, is blowin' in the wind,
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,

The answer is blowin' in the wind.
La réponse est soufflée dans le vent.

How many times must a man look up
Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air

Before he can see the sky ?
Avant de voir le ciel ?

Yes, 'n' how many ears must one man have
Oui, et combien d'oreilles doit avoir un seul homme

Before he can hear people cry ?
Avant de pouvoir entendre pleurer les gens ?

Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
Oui, et combien faut-il de morts pour qu'il comprenne

That too many people have died ?
Que beaucoup trop de gens sont morts ?

The answer, my friend, is blowin' in the wind,
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,

The answer is blowin' in the wind.
La réponse est soufflée dans le vent.




dimanche 9 octobre 2016

Georges Moustaki :"Le métèque" ... "En Méditerranée"








Dans ce bassin où jouent

Des enfants aux yeux noirs,

Il y a trois continents

Et des siècles d'histoire,

Des prophètes des dieux,

Le Messie en personne.

Il y a un bel été

Qui ne craint pas l'automne,

En Méditerranée. 

Il y a l'odeur du sang

Qui flotte sur ses rives

Et des pays meurtris

Comme autant de plaies vives,

Des îles barbelées,

Des murs qui emprisonnent.

Il y a un bel été

Qui ne craint pas l'automne,

En Méditerranée. 

Il y a des oliviers

Qui meurent sous les bombes

Là où est apparue

La première colombe,

Des peuples oubliés

Que la guerre moissonne.

Il y a un bel été

Qui ne craint pas l'automne,

En Méditerranée.

 Dans ce bassin, je jouais

Lorsque j'étais enfant.

J'avais les pieds dans l'eau.

Je respirais le vent.

Mes compagnons de jeux

Sont devenus des hommes,

Les frères de ceux-là

Que le monde abandonne,

En Méditerranée. 

Le ciel est endeuillé, 

Par-dessus l'Acropole

Et liberté ne se dit plus

En espagnol.

On peut toujours rêver,

D'Athènes et Barcelone.

Il reste un bel été

Qui ne craint pas l'automne,

En Méditerranée.




Avec ma gueule de métèque

De Juif errant, de pâtre grec

Et mes cheveux aux quatre vents

Avec mes yeux tout délavés

Qui me donnent l'air de rêver

Moi qui ne rêve plus souvent

Avec mes mains de maraudeur

De musicien et de rôdeur

Qui ont pillé tant de jardins

Avec ma bouche qui a bu

Qui a embrassé et mordu

Sans jamais assouvir sa faim 

Avec ma gueule de métèque

De Juif errant, de pâtre grec

De voleur et de vagabond

Avec ma peau qui s'est frottée

Au soleil de tous les étés

Et tout ce qui portait jupon

Avec mon cœur qui a su faire

Souffrir autant qu'il a souffert

Sans pour cela faire d'histoires

Avec mon âme qui n'a plus

La moindre chance de salut

Pour éviter le purgatoire 

Avec ma gueule de métèque

De Juif errant, de pâtre grec

Et mes cheveux aux quatre vents

Je viendrai, ma douce captive

Mon âme sœur, ma source vive

Je viendrai boire tes vingt ans

Et je serai prince de sang

Rêveur ou bien adolescent

Comme il te plaira de choisir

Et nous ferons de chaque jour

Toute une éternité d'amour

Que nous vivrons à en mourir 

Et nous ferons de chaque jourT

oute une éternité d'amour

Que nous vivrons à en mourir


mardi 4 octobre 2016

Charles Baudelaire: " XLVIII Any where out of the world Any where out of the world - N’importe où hors du monde" Le Spleen de Paris (1869)


Encore du Baudelaire ... 

 Cette année pour les élèves ESABAC 

du Lycée Cairoli est bien l'année de 

Charles Baudelaire  :

Le Spleen de Paris (I D ESABAC)

Les Fleurs du Mal (III D ESABAC)


Voici un poème avec pas mal de références personnelles ...

XLVIII

Any where out of the world Any where out of the world

N’importe où hors du monde





 Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.


 Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.


 « Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud, et tu t'y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l'eau; on dit qu'elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu'il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir ! » 

Mon âme ne répond pas.


 « Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l'image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? »


 Mon âme reste muette.


 « Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d'ailleurs l'esprit de l'Europe marié à la beauté tropicale. » Pas un mot. -- Mon âme serait-elle morte ?


 « En es-tu donc venue à ce point d'engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal? S'il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. -- Je tiens notre affaire, pauvre âme ! Nous ferons nos malles pour Bornéo. Allons plus loin encore, à l'extrême bout de la Baltique; encore plus loin de la vie, si c'est possible; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu'obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d'un feu d'artifice de l'Enfer!»  


 Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie :

 « N'importe où ! n'importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde!»




"Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de  changer de lit" : formule frappante, vision pessimiste de l'existence." Baudelaire n'a pas écrit "comme un hôpital" (comparaison) mais "est un hôpital" (métaphore) ; la métaphore établit un lien entre le comparé et le comparant  (identité), plus fort que la comparaison (analogie) ; la métaphore se poursuit sur plusieurs lignes (malade, lit, poêle, fenêtre), on parle de "métaphore filée".

lechatsurmonepaule


20sur20.wifeo


dimanche 2 octobre 2016

Antoine de saint-Exupéry "Le Petit Prince"


Je sais que mes chers élèves de V D 

sont en train d'apprendre par coeur 

un morceau de ce magnigique conte.

Dans l'attente de recommencer ...

ensemble ...

quelques suggestions de travail 

et un questionnaire à compléter 

dans  le cahier



Résultat de recherche d'images pour "le petit prince"



A LÉON WERTH

Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse: cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse: cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse: cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a bien besoin d’être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace:


A LÉON WERTH

QUAND IL ÉTAIT PETIT GARÇON

lepetitprince.com/genese/














QUESTIONNAIRE
1-      Recherchez les dates de naissance et de mort de Saint-Exupéry.
2-      Etait-il marié ? Avait-il des enfants ?
3-      Quels étaient les métiers de cet homme ?
4-      Comment et où est-il mort ?
5-      Citez ses quatre romans.
6-      Dans quel pays a été écrit Le Petit Prince ?
7-      En quelle année paraît-il dans ce pays ?
8-      Pourquoi ce livre a-t-il été écrit dans ce pays ?
9-      Qui est Léon Werth ?







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samedi 1 octobre 2016

Francis Cabrel "Il faudra leur dire"



Tout particulièrement pour




  les "Cairolini " de  IV D ....







Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à  faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire
 Puisqu'on vit dans la même lumière
Même s'il y a des couleurs qu'ils préfèrent
Nous on voudrait leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à  faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire
 Juste un peu plus d'amour encore
Pour moins de larmes
Pour moins de vide
Pour moins d'hiver
 Puisqu'on vit dans les creux d'un rêve
Avant que l’amour ne touche nos lèvres
Nous on voudrait leur dire
Les mots qu'on reçoit
C'est comme des parfums qu'on respire
Il faudra leur dire
Facile à  faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire
 Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors... il faudra leur dire
Les mots qu'on reçoit
C'est comme des parfums qu'on respire
Il faudra leur dire
Facile à  faire




dimanche 25 septembre 2016

Maxime Le Forestier "Amis"





Merci à Clara pour cette photo de Paris

Petit exercice de compréhension orale

 avec  une chanson ...



Amis 


Les mêmes matins d' _________,

Les mêmes yeux entr'ouverts,

Les mêmes détresses, (1)

Les mêmes genoux griffés (2)

Pour trouver à l'___________

La même maîtresse,

On se répétait sans cesse
Amis,Amis,Contre tous les coups du _________

De la journée,On sera ___________Amis,Amis,

A la vie comme à la mort,Plus emmêlés (3)

Que nos ____________

Quand, trop vite, on a grandi,

On se retrouve transi. (4)

Loin des jeux de billes,

Sous nos boutons de malheur

A se torturer le _________

Pour la même fille,

Est-ce assez pour qu'on oublie ?
Amis,Amis,

On a le sens de l'humour

Quand sont trop lourdsCes chagrins-là. (5)

Amis,Amis,

A la vie comme à l'_______

Chacun son tourLes portera.

Tant d'histoires partagées,

De coups de cœur échangés,

D'amour et d'insultes

Pour ne pas s'apercevoir

Qu'on est dix ans sans _________

Dans tout ce tumulte

Pour se retrouver adulte.
Amis,Amis,

On n'a plus rien à se dire.

On a _________

Par arriver,

Amis,Amis,

Doucement à devenir

Deux abrutis, (6)

Deux ___________.


1)          Angoisse, grande peine d'esprit, de cœur, causée par la pression excessive de                    difficultés, de circonstances douloureuses, dramatiques
2)    Qui porte des griffures, marqué, comme par un coup de griffes # B [En parlant de vêtements, d'articles de luxe] Qui porte la marque d'un créateur ou d'un diffuseur
3)       Mêler ensemble. Emmêler des fils, des ficelles # Au fig. Embrouiller. Emmêler une affaire
4)       Au fig. Pénétré par un sentiment, une émotion paralysants. Transi de peur / Amoureux, amant transi. Amoureux, amant que ses sentiments rendent timide, paralysent # Saisi, engourdi par le froid
5)       Souffrance morale, déplaisir dont la cause est un événement précis.
6)       Dont les qualités typiquement humaines (physiques, morales et surtout intellectuelles) ont été gravement diminuées / Personne tout à fait stupide


 Et si vous avez des difficultés il suffit de lire la chanson en entier



Amis



Les mêmes matins d'hiver,
Les mêmes yeux entr'ouverts,
Les mêmes détresses, (1)
Les mêmes genoux griffés (2)
Pour trouver à l'arrivée
La même maîtresse,
On se répétait sans cesse

Amis,
Amis,
Contre tous les coups du sort
De la journée,
On sera deux.
Amis,
Amis,
A la vie comme à la mort,
Plus emmêlés (3)
Que nos cheveux.

Quand, trop vite, on a grandi,
On se retrouve transi. (4)
Loin des jeux de billes,
Sous nos boutons de malheur
A se torturer le coeur
Pour la même fille,
Est-ce assez pour qu'on oublie ?

Amis,
Amis,
On a le sens de l'humour
Quand sont trop lourds
Ces chagrins-là. (5)
Amis,
Amis,
A la vie comme à l'amour.
Chacun son tour
Les portera.

Tant d'histoires partagées,
De coups de cœur échangés,
D'amour et d'insultes
Pour ne pas s'apercevoir
Qu'on est dix ans sans se voir
Dans tout ce tumulte
Pour se retrouver adulte.

Amis,
Amis,
On n'a plus rien à se dire.
On a fini
Par arriver,
Amis,
Amis,
Doucement à devenir
Deux abrutis, (6)
Deux étrangers.