dimanche 8 février 2015

Paul Verlaine " Il pleure dans mon coeur" ...



Il pleut doucement sur la ville.
 

(Arthur Rimbaud)



Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?







Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !









Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.






C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !


Paul Verlaine Romances sans paroles 







samedi 7 février 2015

BAC BLANC: ANALISI DI UN TESTO : Charles Baudelaire "L'Ennemi"









LICEO CLASSICO “E. CAIROLI” VARESE

SEZIONE ESABAC

BAC BLANC

Prova di  LINGUA E LETTERATURA FRANCESE


Svolga il candidato una delle seguenti prove a scelta tra:

a)    analisi di un testo


a)    analisi di un testo

Dopo avere letto il testo rispondete alle domande e elaborate una riflessione personale sul tema proposto.



L'Ennemi


 Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
 Traversé çà et là par de brillants soleils ;
 Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
 Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j'ai touché l'automne des idées,                              5
 Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
 Pour rassembler à neuf les terres inondées,
 Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

 Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève                     10
 Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

 - Ô douleur ! ô douleur ! Le temps mange la vie,
 Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le cour
 Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

Charles Baudelaire, L’Ennemi, in « Spleen et Idéal »,
 Les Fleurs du mal (1957)
 



COMPREHENSION
  1. Quelles sont les deux périodes de la vie que le poète évoque?
  2. Qui est l’Ennemi ? Sous quelle forme allégorique est-il personnifié ? Relevez et commentez les expressions qui mettent en place cette évocation dans les quatrains.


INTERPRETATION
  1. Montrez que le premier tercet reprend la métaphore de la première strophe et en réoriente le sens. Quel est l’espoir ici exprimé ?
  2. Quel est le sentiment éprouvé  à la fin du poème ? Par quels procédés d’écriture est-il exprimé ?
  3. Quel lien le poète semble-t-il établir entre les souffrances de la vie  et la création poétique?  En quoi cela renvoie-t-il au titre même du recueil ?



REFLEXION PERSONNELLE

La création poétique permet-elle d’échapper à l’angoisse de la fuite du temps et de la mort ? Développez ce thème en vous appuyant aussi sur d’autres œuvres  que vous avez lues. 
(300 mots environ).









vendredi 6 février 2015

Gérard Lenorman "Les matins d'hiver" - "Sur le chemin de la vie"




De souvenir ... en souvenir






Je me souviens de ces matins d´hiver
Dans la nuit sombre et glacée
Quand je marchais à côté de mon frère
Sur le chemin des écoliers
Quand nos membres, encore tout engourdis
De sommeil, grelottaient sous les assauts du vent
Nous nous battions à grands coups de boules de neige
En riant

Nous arrivions dans la salle de classe
Où le maître nous séparait
Nous retrouvions chaque jour notre place
Et l´on ne pouvait plus se parler
Puis bercés par les vagues d´une douce chaleur
Que nous prodiguait le vieux poêle
Nos esprits s´évadaient pour se rejoindre ailleurs
Vers des plages

(Refrain x2)
Où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds 
Où l´on passe sa vie à jouer 

Sans songer à l´école, en pleine liberté,
Pour rêver

Je me souviens de l´odeur fade et chaude
De notre classe calfeutrée
Des premières lueurs pâles de l´aube
A travers les vitres givrées
Je revois les yeux tendres et les visages tristes
Qui autour de moi écoutaient
Et pendant les leçons dans mon coin je rêvais
A des îles

(refrain x2)
Où il fait toujours beau, où tous les jours sont chauds
Où l´on passe sa vie à jouer
Sans songer à l´école, en pleine liberté,
Pour rêver

La la la la la la...








Sur le chemin de l'école,
Nous avions douze ou treize ans,
Cheveux blonds et têtes folles,
Nous parlions comme des grands.
Nous avions la tête pleine
De jolis projets
Moi j'avais pour Madeleine
Un tendre secret.

Dites-moi ce qui m'entraîne,
Dites-moi d'où vient le vent
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend,
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend.

Sur le chemin de la vie
Nous nous sommes séparés,
Chacun son jeu, sa partie,
J'ai dépensé sans compter
Les amis, l'argent, les filles
Et puis mes vingt ans, 
Je n'ai pour toute famille
Qu'un petit enfant. 

Dites-moi ce qui m'entraîne,
Dites-moi d'où vient le vent
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend,
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend.

Sur le chemin de l'école,
Quand j'irai t'accompagner,
Je t'en donne ma parole,
Je saurai te protéger,
Je t'offrirai des voyages,
Une jolie maison,
Je t'apprendrai le langage
Des quatre saisons.

Dites-moi ce qui m'entraîne,
Dites-moi d'où vient le vent
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend,
Où s'en vont ceux que l'on aime,
Dites-moi ce qui m'attend.









jeudi 5 février 2015

Arthur Rimbaud "Vagabonds" avec une chanson de Barbara "L'absinthe"







Vagabonds

     Pitoyable frère ! Que d'atroces veillées je lui dus ! "Je ne me saisissais pas fervemment de cette entreprise. Je m'étais joué de son infirmité. Par ma faute nous retournerions en exil, en esclavage." Il me supposait un guignon et une innocence très-bizarres, et il ajoutait des raisons inquiétantes.
     Je répondais en ricanant à ce satanique docteur, et finissais par gagner la fenêtre. Je créais, par delà la campagne traversée par des bandes de musique rare, les fantômes du futur luxe nocturne.
     Après cette distraction vaguement hygiénique, je m'étendais sur une paillasse. Et, presque chaque nuit, aussitôt endormi, le pauvre frère se levait, la bouche pourrie, les yeux arrachés, — tel qu'il se rêvait — et me tirait dans la salle en hurlant son songe de chagrin idiot.
     J'avais en effet, en toute sincérité d'esprit, pris l'engagement de le rendre à son état primitif de fils du soleil, — et nous errions, nourris du vin des cavernes et du biscuit de la route, moi pressé de trouver le lieu et la formule.


Et ne manquez pas cet excellent commentaire:


Vagabonds

    Le titre dégage d'emblée une certaine poésie, dont il n'est pas facile de déterminer l'origine. Titre sans déterminant, comme beaucoup d'autres titres des Illuminations. Mais il n'est pas certain que de cette absence découle l'allure un peu mystérieuse de ce titre, qui doit plutôt son indétermination à l'absence de référent signalé. Qui sont ces vagabonds ? Il faudra attendre la dernière phrase du poème pour le comprendre. Indécision aussi sur le sens d'un mot aux connotations opposées. Nuance dépréciative, en général, qui sera partiellement confirmée à la fin du poème par l'impression d'errance sans but et sans espoir que recèle le quatrième verset ("Et nous errions, etc."). Mais connotation positive aussi chez Rimbaud, dont le lecteur connaît peut-être déjà des textes comme Ma BohèmeMauvais sangEnfance. Le vagabondage rimbaldien est généralement quête de liberté, aventure spirituelle, pauvreté choisie et assumée. On retrouvera ces valeurs dans l'image sublimée de lui-même que Rimbaud oppose, tout au long du texte, à l'image de poète déchu représentée par Verlaine.

abardel.free




Voici ce que disait Paul Verlaine:

« Ce n'était ni le diable, ni le bon Dieu, c'était Arthur Rimbaud, c'est-à-dire un très grand poète, absolument original, d'une saveur unique, prodigieux linguiste, un garçon pas comme tout le monde, non certes! De qui la vie est tout en avant, dans la lumière et dans la force, belle de logique et d'unité comme son œuvre. » 




Alchimie du verbe :
"Ah ! cette vie de mon enfance, la grande route par tous les temps, sobre surnaturellement, plus désintéressé que le meilleur des mendiants, fier de n'avoir ni pays, ni amis, quelle sottise c'était.  Et je m'en aperçois seulement !"
     Quant à la sobriété, s'il est certain que Rimbaud a écrit dans Vagabonds "vin des cavernes", et a voulu qu'on comprenne "eau des fontaines", il est non moins certain qu'il a souhaité qu'on entende "vin des tavernes" et qu'on en déduise l'écart entre la réalité biographique et la fiction littéraire. Verlaine, sur ce sujet, s'est d'ailleurs chargé de rétablir la vérité historique humoristiquement masquée par le mythe, dans Laeti et errabundi 

Entre autres blâmables excès
Je crois que nous bûmes de tout,
Depuis les plus grands vins français
Jusqu'à ce faro, jusqu'au stout,

En passant par les eaux-de-vie
Qu'on cite comme redoutables.
L'âme au septième ciel ravie,
Le corps, plus humble, sous les tables.











Ils buvaient de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
L' un s' appelait Verlaine,
L' autre, c' était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l' eau,
Toi, tu n' es pas Verlaine,
Toi, tu n' est pas Rimbaud,
Mais quand tu dis "je t' aime",
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud,

Pourtant que j' aime entendre,
Encore et puis encore,
La chanson des amours,
Quand il pleut sur la ville,
La chanson des amours,
Quand il pleut dans mon cœur,
Et qu' on a l' âme grise,
Et que les violons pleurent,
Pourtant, je veux l' entendre,
Encore et puis encore,
Tu sais qu' elle m' enivre,
La chanson de ceux-là,
Qui s' aiment et qui en meurent,
Et si j' ai l' âme grise,
Tu sécheras mes pleurs,

Car je voudrais connaître,
Ces alcools dorés, qui leur grisaient le cœur,
Et qui saoulaient leur peine,
Oh, fais-les-moi connaître,
Ces alcools d' or, qui nous grisent le cœur,
Et coulent dans nos veines,
Et verse-m' en à boire,
Encore et puis encore,
Voilà que je m' enivre,
Je suis ton bateau ivre,
Avec toi, je dérive,

Et j' aime et j' en meurs,
Les vapeurs de l' absinthe,
M' embrument,
Je vois des fleurs qui grimpent,
Au velours des rideaux,
Quelle est donc cette plainte,
Lourde comme un sanglot,
Ce sont eux qui reviennent,
Encore et puis encore,
Au vent glacé d' hiver,
Entends-les qui se traînent,
Les pendus de Verlaine,
Les noyés de Rimbaud,
Que la mort a figés,
Aux eaux noires de la Seine,
J' ai mal de les entendre,
Encore et puis encore,
Oh, que ce bateau ivre,
Nous mène à la dérive,
Qu' il sombre au fond des eaux,
Et qu' avec toi, je meurs,

On a bu de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
Et je t' aime, je t' aime,
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud...




Paul Verlaine "Le ciel est par-dessus le toit" Sagesse (1881)





A' partir  d'aujourd'hui tous les élèves de III D ESABAC

sont obligés de suivre les billets concernant l'examen 

et doivent impérativement  savoir discuter  lors des  

 vérifications écrites et /ou orales leur contenu

Bonne Chance !!!




Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine, Sagesse, 1881








Lilian Thuram: Qu'est-ce que le racisme ? (Cavilam / Canal Académie)









A. −
1. Ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre 
les races, entre les ethnies.
2. Attitude d'hostilité pouvant aller jusqu'à la violence, et de mépris envers 
des individus appartenant à une race, à une ethnie différente généralement ressentie comme inférieure.

B. − P. anal.
1. Attitude d'hostilité de principe et de rejet envers une catégorie de personnes.
   





7 questions sur ce que c'est que le racisme à Lilian Thuram:

Exercices de compréhension orale/écrite de

CAVILAM   Les fiches de l'espace apprendre










Meilleure exposition 2011 

aux Globes de cristal art et culture













Tahar Ben Jelloun :

  Le racisme expliqué à ma fille









mercredi 4 février 2015

Pierre Bachelet : "En l'an 2001" , "L'Homme en blanc", "Les corons"





Mes élèves de V D ont bien apprécié  "Emmanuelle"

 de Pierre Bachelet,  sa première chanson enregistrée

 en 1974 en français et en anglais.

Voici 3 chansons qui ont fait le  succès 

de ce chanteur d'histoires simples 

d'un temps révolu.



 Sur les photographies de ce vieux caillou
Trois millards de fourmis qui courent après nous
C'est sympa, c'est marrant mais on sera combien
Quand on aura vingt ans en l'an 2001

On posera nos valises, nos cantines en fer
Sur un bout de banquise, un coin de désert
Et on se lavera les dents avec des refrains
Quand on aura vingt ans en l'an 2001

Moi j'aurai les cheveux blancs
Je s'rai vieux demain
Quand t'auras tes vingt ans
En l'an 2001

Petit bonhomme
Tu viens d'éclore comme un ange humain
Tout petit bout d'homme
Qui tend la main
Pour faire se premiers pas
Petit bonhomme
Traverser le salon
C'est un peu comme
Atteindre l'horizon
Petit bonhomme
Faut jamais baisser les bras

Et on posera nos pelles à l'heure des repas
On chauffera nos gamelles sur des feux de bois
On fera des cerfs volants pour aller plus loin
Quand on aura vingt ans en l'an 2001

Moi j'aurai bien des tourments
Tu n'en sauras rien
Quand t'auras tes vingt ans
En l'an 2001

Petit bonhomme
Tu veux tout faire comme t'en as envie
Vivre au maximum
Brûler ta vie
Sans savoir où tu vas
Petit bonhomme
Partir sans rien savoir
C'est un peu comme
Marcher dans la nuit noire
Petit bonhomme
Et dire que j'ai fait comme toi

On se fera des igloos, on mangera du phoque
Et on plantera des clous en plein dans le roc
On aura plus de gants, on aura nos poings
Quand on aura vingt ans en l'an 2001

Sur les photographies de ce vieux caillou
Trois millards de fourmis qui courent après nous
C'est sympa, c'est marrant mais on sera combien
Quand on aura vingt ans en l'an 2001

On posera nos valises, nos cantines en fer
Sur un bout de banquise, un coin de désert
Et on se lavera les dents avec des refrains
Quand on aura vingt ans en l'an 2001


Un souvenir des voyages sudaméricains de Jean-Paul II


... on dirait que le futur Francesco l'attendait là-bas,




Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion
Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion

Il descend de l'avion il embrasse la terre
A genoux sur le sol comme on fait sa prière
Et même les officiels ne savent plus quoi faire
Avec leurs vieux discours, leurs tenues militaires
Il arrive il descend il est là l'homme en blanc
Il embrasse les enfants que la foule lui tend
Dieu que la terre est rouge quand on le voit si blanc
Comme un bateau qui bouge sur la marée des gens

Et les mots qu'il prononce dans les haut parleurs
Sont des coups de semonce qui leur vont droit au cœur
Il arrive il descend il est là l'homme en blanc
Devant chaque visage il s'arrete un instant
Et les grands des écoles chantent pour l'homme en blanc
Ces vieux chants espagnols où s'engouffrent le vent

Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion
Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion

Et même le plexiglas ,à l'épreuve des balles
Ne le sépare pas des foules qui dévalent
Il arrive il descend il est là l'homme en blanc
Son parcours est rempli par des millions de gens
Dieu que la place est noire quand on le voit si blanc
Comme une voile d'espoir où s'accrochent les gens

Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion
Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion

Et la vie qu'il annonce aux peuples à genoux
C'est comme une réponse qui les remet debout
Il arrive il descend l'homme en blanc
Il poursuit son voyage infatigablement
Dieu que le ciel est bleu quand on le voit si blanc
Comme une voile qui bouge sur la marée des gens

Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion
Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion
Senor Jesus ten piedad de nosotros
Senor Jesus ten piedad compassion
Senor Jesus ten piedad de nosotros 

Senor Jesus ten piedad compassion




Et une histoire sur le travail et la vie des  mineurs




Au nord, c'étaient les corons
La terre c'était le charbon
Le ciel c'était l'horizon
Les hommes des mineurs de fond

Nos fenêtres donnaient sur des f'nêtres semblables
Et la pluie mouillait mon cartable
Et mon père en rentrant avait les yeux si bleus
Que je croyais voir le ciel bleu
J'apprenais mes leçons, la joue contre son bras
Je crois qu'il était fier de moi
Il était généreux comme ceux du pays
Et je lui dois ce que je suis

(Refrain)

Et c'était mon enfance, et elle était heureuse
Dans la buée des lessiveuses
Et j'avais des terrils à défaut de montagnes
D'en haut je voyais la campagne
Mon père était "gueule noire" comme l'étaient ses parents
Ma mère avait les cheveux blancs
Ils étaient de la fosse, comme on est d'un pays
Grâce à eux je sais qui je suis

(Refrain)

Y avait à la mairie le jour de la kermesse
Une photo de Jean Jaures
Et chaque verre de vin était un diamant rose
Posé sur fond de silicose
Ils parlaient de 36 et des coups de grisou
Des accidents du fond du trou
Ils aimaient leur métier comme on aime un pays
C'est avec eux que j'ai compris 



mardi 3 février 2015

ESSAI BREF IL FAUT VIVRE : HÉROS, ANTI-HÉROS OU HUMAINS ?









ESSAI BREF de Isabel Vischia III D ESABAC

IL FAUT VIVRE : HÉROS, ANTI-HÉROS OU HUMAINS ?


Héros, anti-héros ou humains ? Comment faut-il vivre ?

Céline, dans le premier document, nous propose la vie de l’anti-héros, celui qui choisit de ne pas combattre, de ne pas lutter, celui qui est considéré fou ou lâche. Mais en réalité il montre que ceux qui décident d’être soldats, de mourir pour la patrie, vont être oubliés, ou bien ils sont morts pour rien. « Il n’y a que la vie qui compte » : leur actions en vie se tournaient vers la mort.
Corneille, à travers le personnage de Don Rodrigue, nous présente son  héros : il doit être jeune, plein d’ardeur, il doit prouver son courage contre les arrogants, venger son père, avoir conscience que les liens de sang sont plus forts que l’amour. Don Diègue dit à son fils : « Meurs ou tue », en reprenant un thème typiquement grec et classique : le héros doit être valeureux, il doit se battre et il doit chercher la « mors bella » (mourir en bataille) pour obtenir le κλέος, la gloire. Le héros grec doit retourner en patrie « ἤ τάν ἤ ἐπί τάς », avec son bouclier ou sous son bouclier.
Vigny, avec « la mort du loup », nous montre un outre alternative : il faut vivre comme humains. Il nous explique que l’homme doit être capable de accepter sa propre destinée  : il observe nos actions sur terre et ce qu’on laisse : « Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse ». On doit suivre son sort et puis souffrir et mourir sans parler.
Foscolo n’est pas d’accord avec Vigny : il faut être héros, il faut être valeureux. Dans « I Sepolcri » le poète nous montre que « a egregie cose il forte animo accendono l’urne dei forti » : les tombeaux des héros nous inspirent et rendent nos âmes pleines d’ardeur. Les héros non seulement sauvent la patrie, mais aussi deviennent immortels : il ne seront jamais oubliés et ils continueront à vivre dans les mémoires des vivants. En mourant, ils s’éternisent.
Le dernier document représente Achille, le héros par antonomase : sa mère, Thétis, lui donne la lance et le bouclier, les armes forgées par Héphaistos. Achille devient l’emblème des héros : il choisit sa destinée, il décide d’avoir un vie brève, mais glorieuse, plutôt que une vie longue, mais sans honneurs.

Mais enfin, chaque homme peut être un héros dans la quotidienneté, dans le rapport avec les autres, dans les bonnes actions : on ne doit pas obligatoirement chercher à imiter quelqu’un ou être meilleur de quelqu’un. Il suffit d’être toujours meilleur que la personne qu’on était le jour précédent.